Joseph Paul André Vervoort, dit André Vervoort né à Paris le et mort à Saint-Aubin-du-Thenney le , est un journaliste et homme politique nationaliste français.
Biographie Famille André Vervoort, né le au du quai de Béthune ( arrondissement de Paris)Dossier LH/2694/35 de la base Léonore (cf. Liens externes)., est le fils d'Alfred Vervoort (1832-1882), sous-chef de bureau à la mairie du arrondissement (puis à la préfecture de la Seine), et d'Estelle-Adélaïde-Palmyre Guérin (1828-1912)Comœdia, 9 février 1912, ..
Le grand-père paternel d'André Vervoort est Amédée Vervoort, membre du conseil de l'ordre des avocats de Paris.
Les grands-parents maternels d'André Vervoort sont Gabriel-Christophe Guérin, artiste peintre strasbourgeois, et Marie-Adrienne Morel, tante maternelle du célèbre polémiste Henri Rochefort. Ce dernier est donc le cousin germain éloigné au degré d'André Vervoort et de sa sœur Marie-Marguerite Vervoort (1869-1950). Celle-ci devient vers 1889 la compagne de RochefortLe Radical, 20 avril 1889, ., qu'elle épouse le à la mairie du arrondissementLe Figaro, 23 septembre 1897, ..
Le , André Vervoort épouse à la mairie du arrondissement Alexandrine-Marguerite Nicolaïdès (1876-1959), fille d'Alexandre Nicolaïdès. Le couple a une fille, Hélène Vervoort.
André Vervoort meurt le à Saint-Aubin-du-ThenneyLe Petit Parisien, 3 avril 1943, ., où il est inhumé.
Formation et carrière
Élève des lycées Saint-Louis et Henri-IV, André Vervoort fait paraître un texte dans la Revue critique dès 1884L'Intransigeant, 21 juillet 1884, .. La même année, il commence sa carrière de journaliste à La France libre d'Adolphe MaujanL'Écho de Paris, 30 novembre 1884, .. Il collabore également à L'Événement d'Edmond Magnier, à L'Écho de Paris, au National., à La Presse. et à L'Intransigeant de son parent Rochefort, qui publie en feuilleton ses premiers romans (Le Procès de l'abbé en 1887L'Intransigeant, 20 septembre 1887, ., Nini saltimbanque en 1888L'Intransigeant, 5 octobre 1888, .). En 1889, il devient le correspondant parisien du Courrier de l'Est de Maurice Barrès. puis le rédacteur en chef de l'éphémère Justice du peuple de Draguignan, organe de la campagne législative d'Achille Ballière contre ClemenceauLa Justice du peuple, 11 septembre 1889, ..
Vervoort devient en 1895 le rédacteur en chef du Jour., journal fondé par Charles Laurent, dont il prend bientôt la direction. De 1902 à 1905, il est le directeur et rédacteur en chef du Soir. En 1906, il entre au Gil Blas, où il signe certains articles « Verneuil » et dont il devient chef des informations puis secrétaire de la rédaction en 1909. En 1912, il devient le directeur et rédacteur en chef du Paris-Journal.
Il s'est également adonné à l'art dramatique, le plus souvent sous le nom de plume de « Paul Andry » et en collaboration avec Max MaureyL'Avenir artistique, septembre 1897, ..
Parcours politique À l'instar de Rochefort, André Vervoort a évolué du radical-socialisme au nationalisme antidreyfusard en passant par le boulangisme.
Lors des élections municipales de 1892, Vervoort, président du Comité républicain national révisionniste localL'Intransigeant, 25 juillet et 9 octobre 1891, ., mène une liste de « républicains indépendants » (boulangistes) à Neuilly-sur-Seine, qui n'obtient que 500 voix au premier tour, loin derrière celles du maire Henrion-Berthier (conservateur) et de l'ancien maire Victor Daix (républicain).. L'année suivante, Vervoort se présente comme socialiste révisionniste aux élections législatives. Il est d'abord annoncé dans la circonscription de Saint-Denis, à CourbevoieLa Presse, 23 juin 1893, ., avec le soutien de la Ligue intransigeante socialiste de RochefortL'Intransigeant, 27 juillet 1893, .. Concurrencé par un autre boulangiste, A. FéronL'Intransigeant, 2 août 1893, ., il retire cette candidatureL'Intransigeant, 7 août 1893, . et opte finalement pour la première circonscription de la Haute-Vienne, à Limoges, dont le député boulangiste sortant, Georges Le Veillé, vient de mourirL'Intransigeant, 17 août 1893, .. Arrivé en troisième position, avec , derrière le républicain modéré Félix Roussel () et le radical-socialiste Émile Labussière ()L'Intransigeant, 23 août 1893, ., Vervoort se désiste en faveur de ce dernierLa Lanterne, 27 août 1893, ..
Au cours de l'Affaire Dreyfus, Vervoort change de position : après avoir fait paraître dans Le Jour du un article d'Adolphe Possien remettant en doute la culpabilité d'Alfred Dreyfus, il demande vainement au grand rabbin une forte somme pour continuer dans ce sens puis finit par appuyer la campagne antidreyfusardeJoly, ..
Il est brièvement directeur du journal Le National entre et .
À l'occasion des élections législatives de 1898, Vervoort est soutenu par des radicaux, socialistes et nationalistes antidreyfusards dans la première circonscription du arrondissement (Grandes-Carrières)L'Intransigeant, 22 mars et 22 avril 1898, .. Nettement devancé par le sortant socialiste Marcel Sembat (par contre ), il se désiste avant le second tourL'Intransigeant, 10 et 20 mai 1898, .. Pendant la campagne, il a été très vivement attaqué par les journaux dreyfusards tels que Le Sifflet, Les Droits de l'homme et L'AuroreLe Journal, 25 mai 1898, ., et notamment par les journalistes Laurent Tailhade et Philippe Dubois, qui l'ont traité abondamment de « poisson bleu » (maquereau)L'Aurore, 24 mai 1898, ..
Après être devenu un fervent partisan de Raymond Poincaré dès 1913, Vervoort publie plusieurs brochures patriotiques pendant la Première Guerre mondiale.
Après la guerre, il est pendant quelques années le maire de la commune de Colleville-sur-Orne, dans le Calvados (1919-1929).
Accusations vignette|Les vautours au pays de l'aigle, caricature parue à l'époque de l'affaire. En 1903, Joseph Besson, du Petit Dauphinois, insinue sans preuve que Vervoort aurait joué un rôle d'intermédiaire pour Edgard Combes dans l'affaire de présomption de chantage dite du « million des chartreux » de FourvoirieL'Aurore, 15 avril 1903, ..
Une décennie plus tard, lors de l'affaire Caillaux, Vervoort est mentionné car, en 1911, peu de temps avant le remariage de Joseph Caillaux, il aurait été approché en vain par la première épouse du ministre, Berthe Gueydan, dans le but de diffuser des documents compromettantsL'Aurore, 2 avril 1914, ..
Distinctions ()
sans_cadre|50x50px Chevalier de l'Ordre de Charles III d'Espagne
Références
Voir aussi Bibliographie C.-E. Curinier (dir.), Dictionnaire national des contemporains, t. 4, Paris, Office général d'édition, s.d., . Bertrand Joly, Dictionnaire biographique et géographique du nationalisme français (1880-1900), Paris, Honoré Champion, 2005, .
Liens externes
Gilles Picq, Notice biographique sur le site Les Commérages de Tybalt (consulté le )
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