Saint-Benin-d'Azy (Saint-Mnin-d'Azy en nivernais) est une commune française, située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté. Elle porta le nom d'Azy-sur-Ixeure puis Azy-aux-Amognes.

Géographie Géologie

Hydrographie Trois rivières ou ruisseaux arrosent la commune, l'Ixeure, le Barathon et le Rio. Au , l'eau n'était pas abondante en Nivernais et les habitants possédaient des sources, citernes, puits creusés peu profond, à sec les étés chauds et devant aller chercher l'eau à plusieurs centaines de mètres. Ainsi à Saint-Benin-d'Azy « Il est notoire que de temps immémorial on a fait aucune réparations publiques à frais communs dans la commune, malgré les sommes considérables qui ont été levées. De douze fontaines servant aux usages journaliers et des onze villages, une seule, celle de Montgoublin est en règle et bien entretenue aux frais du citoyen Saint-Phalle ; parmi les onze autres, les une sont creusées en façon de puits carré, d'autres en bassin, toutes sont sans margelles et sans aucune espèce de garants, les égouts, les ravines s'y embouchent et corrompent l'eau »<ref>Guy Thuillier, Pour une histoire régionale de l'eau: en Nivernais au , dans ; Les Annales Économies, Sociétés, Civilisations, , N.1., 1968, .</ref>

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Le Bourg, Bellevue, la Buissonnerie, Chaume Temponette, Chérault, Deux-Villes, la Cave, la Chaume, la Filature, la Guesne, la Guienne, la Haute-Cour, la Mouille, Moulin de Valotte, la Petite-Forge, Lavault, le Fourneau, les Blozats, les Blouzards, les Gamards, les Grandes Chaumes, Le Vieil-Azy, Magereuil, Maison Blanche, Maison Rouge, Montgoublin, Montsavault, Mousseaux (ancienne commune et paroisse rattachée), le Petit Moulin, Paillot, Rongefer, Rosange, Sauvry bas, Sauvry haut, Segoule, Trailles, Valotte et Vannay.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Benin-d'Azy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nevers, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (68,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,6 %), forêts (30,4 %), terres arables (20,9 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), zones urbanisées (2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus-Benignus (1287) ; Sanctus-Begninus (1417) ; Cura de Sancto-Begnino de Asiaco (1478) ; Paroisse de Sainct-Xpofer et Sainct-Begnin-d’Aisy (1518) ; Azy (1611) ; Aazy (1618)..

Saint-Benin est un hagiotoponyme qui fait référence à Bénigne de Dijon, évangélisateur de la Bourgogne, bien connu à Dijon où sous l'empereur Marc Aurèle, un certain Térence lui fit infliger de bien mauvais traitements..

Azy semble être le nom primitif du site, c'est probablement au siècle que la paroisse fut créée et reçut ce nom qui effaça jusqu'à la fin du siècle le nom d'origine, il réapparaît, en second élément, en 1478 ; le nom est encore celui du château alors que le nom moderne officiel était celui de la paroisse..

Azy possède une forme ancienne Asiacum → Asiaco (datif) identique à celle des nombreux Aisey, , Aizy, , etc. . Ce sont est des formations toponymiques gauloises (celtiques) en -(i)acum, suffixe désignant un lieu ou une propriété, précédées du nom de personne gaulois Asus (de *Asos). Cet anthroponyme Asus, attesté, contient un élément assu- de signification obscure, mais bien identifié dans l'onomastique personnelle gauloise : Assu-talus, Assu-le, Ati-assuXavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. .. Albert Dauzat qualifie ce nom de personne de « latin » et hésite avec une autre interprétation par le nom de personne Attius.

Histoire Ce site gallo-romain, ancien lieu de passage des bouviers et des bûcherons.

Dans les premiers siècles, les lieux comportent quatre paroisses : Mousseaux - Saint-Bénigme - Saint-Christophe - Saint-Étienne. C'est probablement au que la paroisse fut créée et reçut ce nom qui effaça jusqu'à la fin du le nom d'origine.

Azy proviendrait d'un général romain Azyus, qui commandait le camp retranché de la région.

Au , les sires d'Asnois firent construire la forteresse de Rongefer à Sauvry. De cette seigneurie dépendaient la plupart des fiefs de Montgoublin, Azy, Mousseaux, Segoule et Valotte (tous lieux situés dans la commune).

La terre d'Azy fut érigée en marquisat par lettres patentes du Roy Louis XV pour Louis-Henri de Las, frère de Jean-Baptiste-Bernard de Las, comte de Prye (Michel de Las, le fils de ce dernier, est dit en l'héritier de son père et de son oncle, sous la tutelle de sa mère Marie-Jeanne Du Bourg.) ; il englobait la plupart des fiefs du territoire de Saint-Benin : Cherault, Trailles, Azy, Mousseaux et Valotte.

Révolution française Au moment de la Révolution, le village de Saint-Benin d'Azy fut presque entièrement détruitPaul de Haut, Augustin Vagne, Rose de Croÿ, P.J. & H. Drouillet, Raymond Colas et Christian Mariller, Saint-Benin-d'Azy , dans : La Voix des Amognes. et son nom changé en Azy-les-Amognes.

L'ancienne église Saint-Christophe entourée de son cimetière, construite à l'emplacement de l'actuel Café des arts, subit elle aussi la Révolution ; elle fut vendue comme bien national et rasée, ses cloches étant expédiées par la Loire vers Orléans pour y être fondues.

En 1801, le canton de Saint-Benin-d'Azy est créé.

La nouvelle église, datant des années 1830 fut édifiée par Gustave de Saint-Phalle, maire du village à cette époque ; les travaux étant financés à la fois par la commune et par le comte Denys Benoist d'Azy, qui fit don du terrain.

En 1879 une épidémie d'angine couenneuse est observée par le docteur Charles Fichot installé à Neversdans : Henri Dezanteere, ensemble de thèses de médecine et diverses études médicales du concernant le nivernais 2vol in 8° vol.I..

Politique et administration Administration religieuse 1786 - Nicolas François Tirode (1740-1811), curé jusqu'au , date de son décès. 1789-1811 - Nicolas François Tirode, curé ayant prêté le serment constitutionnel 1893 - Bourdillat, curé en poste à cette date.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires Maires nommés 1800-1800 - Saint-Phalle, nommé par le préfet vers le mois de mars puis il démissionne rapidement. 1813-1832 - Pierre Louis Laroche, nommé par le préfet le , une dizaine de jours avant le décès de son père, a qui il succède dans cette charge, il sera renommé en 1821 et le 1800-1803 - Nicolas Tirode, curé, nommé par le préfet et installé le 1803-1808 - François Guérin de la Roussardière , directeur des Forges et Fourneaux de M. Brière. Nommé par le préfet le ainsi que le , mais il démissionne le juin et se retire dans son Anjou natal dont il devint conseiller général d'Indre-et-Loire. 1808-1812 - Pierre Catin, maître de forge. 1812-1813 - Pierre Laroche (père) - notaire impérial, nommé par le préfet le , à la suite du changement de domicile de Pierre Catin. Il meurt le . 1813-1832 - Pierre-Louis Laroche (fils) : Nommé par le préfet une dizaine de jours après la mort de son père. Renommé en 1821 et le . Il démissionnera en 1832. 1832-1836 - Jean Mathieu Dasville : Nommé par le préfet le . Renommé le et le . Il meurt le . 1838-1875 - Charles-Edmond de Saint-Phalle (1794-1875) : Nommé par le préfet le et installé le 20, il sera renommé le et le . Puis sera élu par suite de changement législatif, pour être à nouveau nommé par le préfet le , confirmé le , ainsi que le et . Après la chute du Second Empire il est réélu, et à nouveau nommé par décret du président de la République le . 1876 - Paul Benoist d'Azy (vicomte), propriétaire. Nommé par décret du président de la République le et ne reste que quelques mois en fonction. 1876-1879 - Paul Émile Guttron (v.1827-?), Nommé le et démissionnera une fois nommé juge de paix.

Maires élus

Ravizy, sera membre sans interruption du conseil municipal de 1892 à 1929.

Démographie

Économie La population vivait d'abord de la viticulture et de l'agriculture. À partir du un minerai de fer est exploité dans les bois d'Azy avec l'installation d'une forge qui traite une moyenne de de petit fer par an. Puis au siècle suivant se développèrent les activités métallurgiques et sidérurgiques sous l'impulsion des constructions de voies ferrées. Aujourd'hui, les activités sont de nature tertiaire et agricole (élevage du charolais et culture).

Viticulture La commune a toujours été riche en viticulteurs. En 1806, on recensait près de 80 vignerons dans les divers hameaux. L'inventaire de 1906 constatait de vignobles sur le cantonLa Voix des Amognes, op.cit. Actuellement, on recense encore de nombreux petits vignobles dans les hameaux de Segoule, Montgoublin, Sauvry et Chérault.

Le « Tacot » (sorte de petit train) était pratique pour exporter le vin dans d'immenses barriques, que l'on retrouve sur certaines cartes postales anciennes, mais il s'en "roulait" aussi en voiture à cheval et dans les premiers fourgons de l'époque.

Élevage de chevaux