Saint-Péreuse, du latin Sanctus Petrusius, est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Pétrusiens. Au , la commune portait le nom de Saint-Péreuse-en-Morvand.

Géographie Saint-Péreuse surplombe la vallée du Veynon et se trouve à la limite du massif du Morvan et du Bazois. Sa superficie en 1860 était de , dont en bois. On y trouvait à cette époque une assez bonne qualité de vignesGuy Coquille.

Le point culminant se situe au Toureau de Remondot à . Géologie

Hydrographie Le Veynon, la Rivière de Garat, le Morion sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts La commune comporte (liste non exhaustive) : Besne, le Chemin, Cœurty, le Pilori, Niray, la Pommerée jadis Montjardin, Solière et non Saulières<ref>Et non Saulières, comme on l'écrit vulgairement dixit Jacques-François Baudiau, op.cit, p.404</ref>, Toureau de Remondot, Villars, la Chaume du Clou, la Porte, le Brûlé, la Comme Champdury.

Communes limitrophes

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Chinon (Ville) à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Péreuse est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (65 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (58,4 %), forêts (33,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,5 %), zones urbanisées (1,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Les mentions les plus anciennes de la localité sont en 887 abbatia Sancti Petrusii in MorvennoANFRAY (M.) L'architecture religieuse du Nivernais ... (1951), p. 231.Gall. Christ., XII, col. 311., et en 1161 ecclesia de Sancto Petrusio in prioratu de CommagniacoBULLIOT (J. Gabriel) Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun (1849), t. 2, p.39., 1441 Saint-PerreuseSOULTRAIT (Georges de) Dictionnaire topographique de la France (1865), p. 165., 1564 Sainct-PerraseSOU, 1577 Saint-Perruse, 1766 paroisse Saint-Pereuse en NivernoisMASSÉ (Jean) Dictionnaire portatif des eaux et forêts (1766), p., 1839 Saint-PereuseArch de la Nièvre, plan cadastral 1839.. La localité a parfois été écrite Sainte-Pereuse par les généalogistes 1713ANSELME (Père) Histoire généalogique et chronologique de la Maison Royale de France 3e ed. (1713), p. 261B., 1726ANSELME (Père) Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne 3e ed. Amsterdam (1726), t. 1, p. 560, seigneurs de Couches, 1786AUBERT de La CHESNAYE-DESBOIS Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire ... (1783), t. 15 (ou 3e supp.), p. 342..

Le toponyme serait formé du latin Sancti « saint » et du nom de personne Petrusii PetrusiusLES PETITS BOLLANDISTES vies des saints de l'Ancien et du Nouveau 7e ed. (1873), t. 13, p. 342. Selon l'abbé Baudiau, Petrusius est l'évangélisateur de la région., ce saint serait célébré le .Petrusius correspondrait à la latinisation du nom Petra « roc, pierre, rocher » et le radical -ius, mais il pourrait être aussi issu du gaulois petru « quatre, quartier », qui évolue phonétiquement en perruDELAMARRE (X.) Dictionnaire de la langue gauloise (2003), p. 250-251..

Histoire La commune de Saint-Péreuse aurait été fondée au par un moine, saint Pétrusii, venu répandre le christianisme. Le nom de Solières -Solis lucus nous dit en effet que ce lieu était un bois consacré au soleil. Des mécontents, le voyant détruire leurs idoles et faire des conversions le mirent à mort. Sa dépouille fut alors ensevelie sur les lieux de son supplice et son tombeau devint bientôt un lieu de pèlerinage. On y éleva un oratoire qui devint bientôt une abbaye que Charles le Chauve donna à l'église de Nevers au et que Charles III le Gros confirma le 15 des calendes de janvier 888. Ce monastère devint par la suite, un chapitre de chanoines. On croit que la maison abbatiale se trouvait près de l'église, au sudJacques-François Baudiau, Le Morvand, Nevers, 1965; éd. Guénégaud, Paris, 1965, 3 vol., t.I, .,

En 1161, l'évêque de Nevers, Bernard de Saint-Saulge, reconnaît dans ses lettres à l'abbé Bernard II, que l'église est bien la propriété de l'abbaye de Saint-Martin d'AutunCartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte N° XVII. et cette donation, est également confirmée par une bulle du pape Alexandre III, réfugié en France en 1164Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte N°XVIII : « In Nivernensi épiscopatu ecclesiam de S. Petrusio. »

La terre de Saint-Péreuse avait titre de baronnie et mouvait en partie du comté de Château-Chinon et en partie du duché de Nevers. Elle jouissait de la haute, moyenne et basse justice et de tous les droits féodaux du temps. Étienne et Jacques de Beaumont, chevaliers en étaient seigneurs en 1285.

Le village connu plusieurs incendies dont celui de 1847 qui en consuma une grande partie, dix ans plus tard, un nouveau sinistre détruisit le reste du village. En 1865, il était assez bien rebâti. Seigneurie de Besne Voir Château de Besne. Seigneurie de Montjardin La Maison de Chandiou fut au , propriétaire également du fief de Montjardin dit aujourd'hui La Pommerée. Elle est traversée par une voie antique.

Seigneurie de Solière Située sur un autre plateau, au sud, elle possède un beau château bâti en 1786. À côté une chapelle de style roman construite sur les plans de messieurs Pierre-Félix Delarue et Andoche Parthiot, architectes. Elle fait de long sur de large, bénite le par monseigneur Dominique-Augustin Dufêtre. Seigneurie du Chemin Mouvant de Château-Chinon, elle était tenue en 1504 par Claude du Verne, seigneur de Cuy. Seigneurie de Niry Située dans la vallée, à l'ouest, elle était la possession de la Maison de La Cleste en 1783. Seigneurie de La Pommerée Autrefois Montjardin , cette terre appartenait au à la Maison de Chandiou. Seigneurie de Villars C'est sur cette terre que furent découverts des objets antiques. Fief de la mouvance du comté de Château-Chinon et était tenu en 1535 par Hector Berthelon, sieur de Champosserain. La Révolution

La Seconde Guerre mondiale

Les Allemands installèrent un poste d'observation au sommet du Toureau de Remondot pour surveiller la route de Nevers.

Politique et administration Ancien Régime Civile Elle dépendait de l'élection et du grenier à sel de Château-Chinon 1050 ca - de Chandiou, Maison propriétaire du fief de Montjardin, aujourd'hui La Pommerée 1285 - Étienne et Jacques de Beaumont, seigneurs de Saint-Péreuse 1293 - Hugues de Verrières, chevalier, seigneur de Solière qui testa cette année-là et choisit sa sépulture à l'abbaye Notre-Dame-et-Saint-Paul de Bellevaux. Agnès de Fontenay, sa veuve fit aveu la même année. 1323 - Jean de Saillenay, écuyer, seigneur de Saint-Péreuse par une alliance 1353 - Jeanne de Saillenay dame de Saint-Péreuse, épouse Hugues de Montaigu, baron de Couches, descendant de Hugues III de Bourgogne. Elle lui apporte également Beaumont. 1364 - Philibert de Montaigu, fils du précédent, seigneur de Saint-Péreuse 1401 - Jean de Montaigu, époux de Jeanne de Mello, sœur et héritière de Guillaume, sire d'Époisses et Odot de Montaigu, barons de Couches et de Saint-Péreuse. 1412 - Guillaume de Solière, seigneur de Solière, paraît au siège de Château-Chinon cette année-là. 1469 - Claude de Montaigu, fils de Jean et époux de Louise de La Tour, fonda cette année-là le chapitre de Couches et mourut des blessures qu'il avait reçues au combat de Bussy. Seigneur d'Époisses et de Saint-Péreuse, sans postérité, testa en faveur de son neveu : Claude de Blaizy. 1470 - Claude de Blaizy ou Blézy, neveu du précédent, qui n'aura que des filles. l'aînée, Suzanne de Blaizy, épousa Philippe de Rochechouart, qui reprit de fief en 1524. 1504 - Claude su Verne, seigneur du fief du Chemin, et de Cuy 1512 - Guillaume de Marry, seigneur de Solière, sieur de Montécot dont la sœur épousa Guyot de Courvol, sire du Tremblay. 1524. - Philippe de Rochechouart, seigneur de Saint-Péreuse. 1535 - Hector Berthelon, seigneur de Villars et de Champausserain. 1558 - Balthazar de La Tornelle, seigneur de Montjardin appelée aussi de La Pommerée, seigneur également de Poissons. Il n'eut pas de descendants. 1480 ca - Guillaume de Grandrye, écuyer, seigneur de Besne, de La Montagne, grenetier à Moulins-Engilbert. 1562 - Charles de Grandrye, fils de Guillaume, succéda à son père, il était receveur des aides et des tailles du Nivernais, et trésorier du Duc de Nevers. Il était en 1572, ambassadeur du roi de France, chez les Grisons et sans postérité, légua en 1571, Besne et ses dépendances à Pierre de Grandrye, seigneur de Chovance, son neveu qui reprit de fief en 1578. 1571 - Pierre de Grandrye reprit de fief en 1578 et donna en dot à sa fille : * 1580 ca - Élisabeth de Grandrye la seigneurie de Saint-Péreuse. Elle épousa Paul de Damas, chevalier de l'Ordre du Roi qui l'a transmis de même à : s. d. - Jacques de Mesgrigny, baron d'Aunay. Il eut plusieurs enfants dont deux filles mariées dans la Maison de La Ferté Solière et un fils qui donna dénombrement de Saint-Péreuse 1596 - Christine Chalotte de Rochechouart et Philippe II de Rochechouart descendants de Philippe reprirent cette année-là. Leurs frères et sœurs, vendirent leur part de la seigneurie de Saint-Péreuse à Guillaume de Grandrye. 1650 - Jean de Sallonnyer, seigneur de Solière, baron de Chandiou