Suilly-la-Tour est une commune rurale française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Ses habitants sont les Suillyzois.
Géographie Localisation Suilly-la-Tour est situé en région Bourgogne-Franche-Comté. La superficie de la commune est de , dont de bois. Son altitude varie entre 158 et Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes.. Elle compte 597 habitants en 2018.
La commune est implantée dans le quart nord-ouest de la Nièvre, à environ de Nevers (par la route). Elle est située à de Donzy et à au sud-est de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement. La forêt de Donzy se trouve distante d'environ .
Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.
Hydrographie Le principal cours d'eau de la commune est la rivière le Nohain.
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts Outre le bourg, Suilly-la-Tour compte plusieurs hameaux et habitations isolés : Buffière (la), Cabets (les), Cassons (les), Chailloux (le), Chailloy, Champcelée, Champfleury, Château de Verger, Château des Granges, Coulerette (la), Domaine de Cassons, Ferme de Verger, Fillouse (la), Fontaines (les), Fontenoy, Gare (la), Garenne (la), Garenne de Vergers (la), Giolins (les), Granges (les), Gué de Félin, Guillauminerie (la), Magny (le), Manoir de Chailloy, Milloterie (la), Moussets (les), Pavillon de Verger, Ronchonnière (la), Roux (les), Rue du Puits (la), Seigne, Suillizeau, Taffards (les), Vaux, Vergers et Villa du Challoy« Guide de recherche de lieu-dit et de hameau de la Nièvre », GenNièvre..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Léré à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Suilly-la-Tour est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (86,5 %), prairies (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), forêts (2,7 %), zones urbanisées (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie On relève les formes suivantes du nom de la commune : Soliacus (), Suilly (1353), Seuilly (1377), Seully (1531), Sulliacum (1535) et Seuilly (1665)Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, Paris, 1865.. Au , le nom de la commune était Suilly-VergersMinutes du notaire Jean-François Dagot, Donzy, actif de 1704 à 1741 ; Archives départementales de la Nièvre..
Le nom de la commune viendrait du nom d'homme gaulois Sollius et du suffixe -acumAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, 1963.. On peut penser aussi à un dérivé de l'appellatif germanique passé en roman solium « marécage » ; ce serait alors « un lieu humide » ; nombreux homonymes comme Sully-sur-Loire (Loiret) ou Sully (Saône-et-Loire).
Une partie du nom de la commune vient de sa haute tour construite au , qui forme le clocher de l'église.
Histoire Des traces d'occupation humaine datant de l'âge du fer ont été retrouvées aux Minières. Plus tard, une voie romaine passait par le village, comme en témoigne l'existence d'un petit sanctuaire.
Seigneurs Famille de Chabannes, famille de Pernay, François de Lespinasse (1707)Minutes du notaire Jean-François Dagot (Donzy), Archives départementales de la Nièvre, 3 E 8 / 297., chartreuse de Bellary, prieuré Notre-Dame du Pré de Donzy
Armorial
Politique et administration
Démographie
Économie Suilly-la-Tour est une commune agricole qui compte une vingtaine d'exploitations céréalières et des élevages bovins, ovins et caprins. La commune compte également une activité de taille de la pierre de Vergers et de Malvaux à la carrière de Champcelée dans laquelle travaillent dix-sept salariés.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments droite|vignette|L'église Saint-Symphorien de Suilly-la-Tour. droite|vignette droite|vignette|Le monument aux morts. Religieux L'église Saint-Symphorien , classée monument historique en , de style gothique flamboyant (), fortifiée, est construite contre la tour de guet qui date de la Renaissance, chœur à hautes baies, tour-porche qui a donné son nom au village ; la paroisse dépendait du prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire ; à l'entrée de l'église se dresse un groupe de cinq personnages en plâtre représentant la comparution de Jésus devant Pilate, œuvre du sculpteur Armand Martial (1884-1960). Cette église avait précédemment été refaite à la fin du sur les restes d'une église romane du . Elle a également été remaniée en 1870 avec la construction de deux travées de nefs. Ouverture et visite sur demandeDépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013..
Civils Le château des Granges (édifice Renaissance, reconstruit sous le règne de Henri IV). Classé monument historique en ., propriété privée, il comprend également une chapelle avec des peintures murales. Le château de Vergers (fin et remanié début du ), propriété de Céline Raimbault, épouse de Henri Parent (peintre) qui le fait reconstruire dans un style néo-gothique et Renaissance, vers 1890. Ce château a comme particularité d'avoir une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. L'architecte Charles Garnier (connu pour l'Opéra de Paris) a réalisé une partie de la décoration des salons. Une chapelle du , en l’honneur de saint Germain, fait également partie de la propriété. Forges de Vergers, propriétaire au , Pellerin Joseph Loizeau, juge de paix à Donzy, ainsi que du château du même lieu. Il était le grand-père de Céline Raimbault. Le château de Chailloy, manoir du , avait été acquis par le maître de forges Hugues Cyr de Chambrun de l'Éminence en 1767, puis vendu en tant que bien national à la Révolution et racheté par la famille Chambrun. Le château a été conservé dans la même famille jusqu'en 1929Suilly-la-Tour, Actuacity.. La carrière de Champcelée, exploitée par une même famille depuis huit générations« Carrière de pierre à Champcelée : une longue histoire de famille et de passion », Le Journal du Centre, 22 mars 2020..
Le village compte huit lavoirs« Huit lavoirs dans le village de Suilly-la-Tour, un patrimoine d’exception », Le Journal du Centre, 27 décembre 2018..
On y trouve aussi des moulins, ainsi que les forges de Moulin-neuf, Ronchonnière, Chailloy (des XVII et XIX siècles, classées monuments historiques), Suillyzeau et Presle.
Personnalités liées à la commune La famille de Ferdinand de Lesseps (1805-1894) était propriétaire du château des Granges. L'homme politique Charles Ferdinand Gambon (1820-1887) fut élevé par sa grand-mère à Suilly-la-Tour. Jules Heller (1888-1964) : professeur agrégé d'anglais, préfet de la Marne en 1944, inspecteur général de l'Éducation nationale de 1949 à sa retraite, cet enfant du pays s'est consacré à des études de dialectologie qu'il a publiées dans la presse locale en deux séries d'articles : Le parler de Champcelée (Notes de patois), paru dans Le Courrier de Cosne du au ; Le parler de Champcelée vers 1900, paru dans le Journal du Centre du au .
Manifestations et festivités En dehors des cérémonies des et ont lieu également une retraite aux flambeaux le , suivie d'un feu d'artifice et d'un bal, ainsi qu'une saucissonnade le , une kermesse paroissiale tous les deux ans qui se tient au château des Granges vers la mi-août et une brocante avec exposition des œuvres des artistes locaux autour du .
Appellation d'origine contrôlée La commune compte le fromage le Chavignol comme AOC.
Héraldique
Notes et références Notes
Cartes
Références
Voir aussi
Bibliographie Kovarcik Nathalie, Poilus de Suilly-la-Tour, Le Décaèdre, 2008, 182 . Griffon Jean-Louis, Passé simple, histoire illustrée de Suilly-la-Tour, nombreuses cartes postales, chez l'auteur 12 bis boulevard Bazin, Chamalières, et aux archives départementales de la Nièvre à Nevers.
Article connexe Liste des communes de la Nièvre
Liens externes
Suilly-la-Tour, sur le site de l'IGN . Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Catégorie:Commune dans la Nièvre Catégorie:Aire d'attraction de Cosne-Cours-sur-Loire