Villapourçon est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie Localisation Villapourçon est située au cœur du massif du Morvan dans une zone de basse montagne, à proximité des sommets les plus élevés de ce massif granitique et couvert de forêts aux essences diverses.
Elle fait partie du Parc naturel régional du Morvan.
Le bourg de Villapourçon se situe à environ de Château-Chinon (Ville), principal commune de cette partie du massif par la route départementale 27Google maps, distance entre Villapourçon et Château-Chinon (Ville).
La commune se situe également (par la route) à de Dijon, préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté, de Paris, de Lyon, et de Marseille..
Elle se trouve dans la zone d'emploi d'Autun et dans le bassin de vie de Château-Chinon (Ville).
Communes limitrophes
Relief et géologie vignette|250px|Carte géologique du massif du Morvan. La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Le village est situé dans une cuvette ouverte vers l'ouest, dominée par les bois de la Gravelle, la forêt de Châtillon et le mont Préneley, sommet du massif du Morvan, petit ensemble montagneux détaché du Massif central. Ce massif représente le morceau de ce socle cristallin le plus avancé vers le nord à la limite de la bordure sédimentaire du Bassin parisienAtlas des Paysages du Parc Naturel du Morvan, page sur la géologie du Morvan.
Cette montagne est formée de roches métamorphiques (gneiss, micaschistes) mêlées à des roches magmatiques (granites, porphyres). Les roches de la commune sont essentiellement de nature basaltique et rhyolithique (voir carte).
Villapourçon est situé non loin des plus hauts sommets du massif du Morvan tels que le mont Préneley, le mont Beuvray, le Haut-Folin et le mont Genièvre, ce dernier étant situé aux limites du territoire communal
Hydrographie vignette|redresse=1.4|Carte hydrographique de la commune. La commune est sillonnée par de nombreux cours d'eau, souvent de petits rus prenant leurs sources sur son territoire : la Dragne, rivière d'une longueur de . prend sa source dans la commune. Il s'agit d'un affluent de l'Aron et un sous-affluent de la Loire ; le ruisseau d'Avaux ; la Bié ; le ruisseau de la Maria ; le ruisseau de Mourille.
La commune héberge également un étang sur son territoire : l'étang de Rangère.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Chinon (Ville) à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Paysages La commune offre de nombreux sites naturels, tous situés dans le parc naturel régional du Morvan. : les cascades de la Dragne, au lieu-dit Dragne, sur le ruisseau du même nom qui prend sa source un peu plus en amont, non loin du hameau de Rangère. Agrémenté de courtes gorges, il s'agit d'un site typique des eaux sauvages du Morvan ; le Mont Genièvre d'une altitude de , offre un panorama sur le Nivernais à l'ouest et sur les hauts sommets du Morvan vers l'est ; La Pierre Aiguë, qui est un filon de quartz dentelé ; la forêt de la Gravelle, représentative des montagnes boisées du Morvan ; le site du barrage, de l’étang et des moulins de Rangère.
Urbanisme Typologie Au , Villapourçon est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,5 %), prairies (45,5 %), zones agricoles hétérogènes (1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Morphologie urbaine La commune comprend un bourg central de taille modeste mais qui reste entouré par une multitude de petits hameaux. Il s'agit d'un territoire à dominante rurale qui compte de nombreuses fermes ou l'élevage bovin (notamment des vaches charollaises) reste prépondérantSite "Sud morvan, page de présentation de Villapourçon.
Lieux-dits et écarts Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Villapourçon, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national.. Les hameaux les plus importants sont indiqués en caractères gras. les Rougets les Rates Cussy le Champ du Ruisseau les Ouzelots Champvé Derrière la Croix Gerbault le Champ Creux Cheintre Carré la Rose les Marceaux le Fond les Regevaux Sur Lavaux Velle la Courbasse les Ravelles Champ des Mouillas la Bie Haut du Chêne Rangère le Moulin du Bourg Mouille Champvé le Gouet Fragny la Velle les Champs de la Place le Moulin du Mousseau le Pont Planchaufaux les Bourbas Sous les Pierres Sous la Brulotte Dragne Bellefontaine Sous la Brulotte le Puits Vévé le Bouchet Changy le Mousseau la Ruchette Montserin la Vouavre Sanglier Avaux la Bazolle Certiaux les Foissats Le Niret Neuilly les Cendrés le Creux Foudon Pétiton
Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 597, alors qu'il était de 598 en 2016 et de 603 en 2011..
Parmi ces logements, 38,7 % étaient des résidences principales, 53,4 % des résidences secondaires et 7,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,3 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villapourçon en 2021 en comparaison avec celle de la Nièvre et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (53,4 %) supérieure à celle du département (15 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Villapourçon en 2021. Typologie Villapourçon. Nièvre. France entière. Résidences principales (en %)38,771,182,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)53,4159,7 Logements vacants (en %)7,913,88,1
Voies de communication et transports Le territoire de la commune est traversé par trois routes départementales : la route départementale 27 (RD 27), qui relie les communes nivernaises de Luzy et de Château-Chinon e passant par les hameaux villapourçonnais du Foudon et du Puits ; la route départementale 18 (RD 18), qui traverse le territoire communal dans un axe est-ouest relie la commune de Saint-Léger-sous-Beuvray à la commune de Moulins-Engilbert ; la route départementale 227 (RD 227), qui traverse la commune de Villapourçon (hameau du Dragne) par jonction avec la RD 27, parcourt le centre du bourg (ou chef-lieu) et se termine au bourg de Chiddes.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Villare Puscionum (889), à lire peut-être *Purcionum. ; Villa Roporcono in pago Morvenno (966), à lire *Villaro *Porciono ; ecclesia de Ville es Porcos (1233) ; Feodum de Villa a Pourson (1243) ; Villa Porcorum (XIVe siècle) ; Villesaporsons (1534) ; Villapoursons (1580) ; Villespoursons (1584) ; Vilsapourson (1676) ; Villezapourson (1699) ; Villa-Pourçon (1761)..
Formation médiévale en Ville- « domaine rural » suivi du mot porc dérivé avec un suffixe -ion, c'est-à-dire « porcin ». Elle se réfère à un élevage de ce type. L'élément es de certaines formes anciennes (Villa es porcos), signifie « aux » en ancien français, d'où le singulier a « au » (Villa a Pourson) ce qui expliquerait l'actuel Villa-.
Ernest Nègre préfère y voir une formation en VILLARE → villier, viller, mot dérivé du précédent, suivi de PORTIONU → portion, c'est-à-dire « domaine partagé en portions »..
Il conviendrait d'expliquer autrement ce nom ; au lieu de segmenter Ville-Rapourson, on pourrait segmenter Villare-à-Pourson ; il existe en ancien français un terme person qui avait le sens de « prêtre » ; d'autre part, en Bourgogne, le [è] initial qui suit une consonne labiale devient [o] ou [ou] (borger pour berger, po(r)tu pour pertuis par exemple) ; ce village était simplement « le hameau de Person » ; ce Person, était-il réellement prêtre ou porteur d'un sobriquet.?
La commune est dénommée Raporçon en morvandiau.
Historique
Antiquité Une exploitation vouée à l'élevage des porcs s'y serait implantée. Cet élevage n'était pas le seul dans la région, par exemple Préporché laisse bien entendre son origine. L'élevage des porcs était une spécialité gauloise, comme le rapporte Strabon.
Située à proximité de l'oppidum de Bibracte, plusieurs chemins gaulois passaient sur son territoire, puis ce furent les voies romaines qui le traversèrent. Celle d'Autun à Saint-Honoré-les-Bains passe au nord du mont Beuvray, puis au Puits, au Foudon, au Haut de l'Arche puis s'enfonce dans la forêt de Châtillon.
Moyen Âge Cette période voit s'édifier une maison forte au lieu-dit La Courbasse, dont il reste une tour incluse dans la ferme, et des bâtiments des transformés en granges. Villapourçon appartient alors aux seigneurs de Larochemillay pour le temporel, et était liée à l'évêché d'Autun par l'intermédiaire du prieur du monastère de la Vanoise à Larochemillay pour le spirituel et les taxes ecclésiastiques.
Temps modernes Le village est en partie détruit durant les guerres de Religion, et, en particulier son église est abattue en 1574, reconstruite puis détruite en 1793 sur ordre de Joseph Fouché.
On a exploité autrefois des gisements de minerai de fer à La Ruchette, près des gisements exploités par les Gaulois de Bibracte, dite mine des Prabis ou mine des Eduens. On y exploite peut-être de l'étain, si l'on se réfère à la racine irlandaise Pras signifiant « étain ».