Gaultier Bès de Berc, connu sous son nom de convenance Gaultier Bès, né en 1988, est un écrivain, enseignant et journaliste français, cofondateur des Veilleurs et de la revue Limite.
Il est avec Eugénie Bastié l'une des figures françaises de l'écologie intégrale.. et fait partie d'une génération de jeunes intellectuels catholiques souvent qualifiés de néo-réactionnaires par certains médias..
Biographie Fils d'un artisan travaillant dans le secteur du bois énergétique en Bourgogne et d'une psychomotricienne., ancien élève de l'École normale supérieure de Lyon, Gaultier Bès est agrégé de lettres modernes..
Alors qu'il est étudiant, il cofonde avec son colocataire, le philosophe Paul Colrat, l'association Les Alternatives catholiques ou « Altercathos ».., qu'il décrit comme un . Ceux-ci manifestent au milieu des syndicats le avec une banderole affirmant :
Après avoir enseigné le français dans un lycée public de la banlieue lyonnaise., il enseigne dans un lycée public à Dreux..
Il commence à s'engager contre la loi du mariage pour tous à l'occasion d'une marche solidaire organisée à Lyon le .. Militant de la première heure de La Manif pour tous en 2013, il cofonde, en mars, le mouvement satellite des Veilleurs à Lyon. avec notamment Madeleine de Jessey ; un mouvement social et intellectuel constitutif d'un « Mai 68 conservateur » selon l'expression du politologue Gaël Brustier.. Il organise notamment une marche de Bordeaux à Paris en . Lors de cette marche, les veilleurs se rendent à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec Toutefois, ils sont accueillis à Couëron par , suivant ses propres mots.
En 2015, aux côtés d'Eugénie Bastié et de Paul Piccaretta, il cofonde la revue trimestrielle d'écologie intégrale Limite, lancée le à la Cité internationale universitaire de Paris et publiée dans un premier temps aux éditions du Cerf, revue dont il devient le directeur-adjoint... Parmi les figures revendiquées par cette revue figurent Georges Bernanos, André Gorz, Naomi Klein, George Orwell, Pier Paolo Pasolini ou Simone Weil.. Mais aussi Charles Péguy, Bernard Charbonneau, Jacques Ellul, Dorothy Day, ou encore Ivan Illich.
De à , il tient une chronique hebdomadaire, , le mercredi sur Radio Espérance..
Le , il se rend à Nuit debout avec un groupe de veilleurs pour y exprimer leur point de vue, mais se voit interdit de parole ; plus tard dans la soirée, le groupe est agressé, quai de Valmy, par .
Avant le second tour de l'élection présidentielle de 2017, il fait partie des dix personnalités intellectuelles chrétiennes interrogées par La Croix. À cette occasion, il exprime sa conviction du . Cette alternative, qui passe, selon lui, , lui semble alors ..
Les 14 et , il participe au colloque sur les « nouvelles attentes écologiques »., à l'Académie pour une écologie intégrale animée par les frères de la Communauté Saint-Jean. Il y déclare :
En , après sept ans d'existence et 27 numéros, la revue Limite est finalement dissoute. Paul Piccaretta analyse que . Il ajoute , en référence à la nouvelle vague ultraconservatrice alimentée par Vincent Bolloré. .
Vie privée En 2014, il épouse Marianne Durano, qui s'est exprimée dans le même courant d'idées politiques que lui.. Le couple a deux enfants, dont un fils baptisé Félix...
Points de vue Affichant un , selon la journaliste Ornella Guyet, il se revendique conservateur et écologiste.. Il reprend le concept d', défini par le pape François dans l'encyclique Laudato si’ en , qu'il entend, avec les autres membres de l'équipe de Limite, , selon Laurent de Boissieu.
Pour Jean-Louis Schlegel, directeur de la revue Esprit, il appartient à d'un , qui
Refusant , Gaultier Bès juge qu'il faut , celle qui lui semble la plus pertinente étant . Pour ce faire, il cherche des convergences avec la Nouvelle Droite d'Alain de Benoist, mais surtout la gauche, avec des références à des auteurs comme Christopher Lasch ou Jean-Claude Michéa, même si Georges Bernanos est son auteur préféré.
Hostile au libéralisme économique et sociétal, il s'élève contre , s'oppose à la marchandisation du corps qu'il voit à l’œuvre dans la gestation pour autrui et dans l'ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples homosexuels, qui lui semblent une aliénation au et aux laboratoires pharmaceutiques.
Critiques Pour les géographes Étienne Grésillon et Bertrand Sajaloli, Bès et son entourage . Selon ces auteurs,
Pour le journaliste Martin Brésis, le discours écologique de Gaultier Bès met à l'honneur des circuits courts et reprend le concept de développé par Pierre Rabhi, allant même jusqu'à et de , qui s'exprime notamment dans sa dénonciation du transhumanisme. Toutefois, ses lui semblent , et il considère son approche écologique limitée par son . Il s'agirait, selon lui, d'un des droites conservatrices..
Selon le sociologue Jean-Louis Schlegel :
Publications Nos limites : pour une écologie intégrale (en collaboration avec Marianne Durano et Axel Nørgaard Rokvam), Paris, Éditions du Centurion, 2014, 110 p. Radicalisons-nous ! La politique par la racine, Paris, Éditions Première Partie, 2017, 128 p.
Notes et références
Voir aussi Article connexe Famille Bès de Berc
Liens externes
Catégorie:Écrivain français du XXIe siècle Catégorie:Journaliste français du XXIe siècle Catégorie:Journaliste de presse écrite Catégorie:Essayiste français du XXIe siècle Catégorie:Philosophe catholique Catégorie:Écrivain catholique français Catégorie:Élève de l'École normale supérieure de Lyon Catégorie:Agrégé de lettres modernes Catégorie:Personnalité ayant milité à la Manif pour tous Catégorie:Écologiste français Catégorie:Critique du transhumanisme Catégorie:Naissance en 1988