La (en occitan : plaça Montoliu) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description La place Montoulieu est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier Saint-Étienne, dans le secteur 1 - Centre.

La chaussée compte une seule voie de circulation automobile en sens unique faisant le tour de la place autour d'un petit rond-point. Elle est définie comme une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées La place Montoulieu rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :

Rue Ninau Rue Montoulieu-Saint-Jacques Rue du Huit-Mai-1945 Rue Escoussières-Montgaillard Rue Montoulieu-Vélane

Odonymie vignette|gauche|Plaque de rue en français. Le nom de la place Montoulieu est ancien, puisqu'il apparaît déjà au début du , dans la Chanson de la croisade albigeoise, écrite entre 1208 et 1219. Elle tient ce nom de la porte Montoulieu, établie au sud de la place. Il est peu probable, comme l'a soutenu l'historien Guillaume Catel, que ce nom de Montoulieu venait de ce que la route qui passait par la porte conduisait à l'abbaye de Montoulieu. Il semble que ce nom soit plutôt relié à un oratoire, désigné comme l'oratoire du Crucifix, placé sur un tertre entouré d'oliviers, qu'on appelait le « mont des Oliviers » et qui se trouvait près de la porte de la villeChalande 1925, .Salies 1989, vol. 2, ..

Le texte de la Chanson de la croisade albigeoise mentionne en occitan « el camp de Montoliu », établi par les croisés face à la porte du même nom. Les plus anciens actes en latin et en occitan, à partir du , évoquent également la platea montis olivi (1380), loco dicto als oliveri (1388), loco vocato als olivies (1446). Au milieu du , la place était également désignée comme la place du Puits-Vert ou du Puits-Verdet, parce qu'un puits, peint de cette couleur, se trouvait au carrefour de cette place et de la rue NinauSalies 1989, vol. 2, .. En 1794, pendant la Révolution française, ce fut la place Sans-Culottide, comme la rue Ninau était devenue la rue Sans-Culottide, mais cette appellation ne dura pasChalande 1925, .Salies 1989, vol. 2, ..

Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, la place Montoulieu appartient au capitoulat de Saint-Étienne. Ce n'est qu'un carrefour entre les rues Ninau et Montoulieu (actuelles rues Montoulieu-Vélane et Montoulieu-Saint-Jacques) au nord, et le chemin des Escoussières (actuelle rue Escoussières-Montgaillard et ancienne rue Escoussières-Montoulieu, dans son prolongement à l'est). Le sud de la place actuelle est largement occupé par des maisons et de petits immeubles et est fermé par le rempart et la porte Montoulieu. Cette porte, qui existait déjà au commencement du et sans doute à l'époque romaine, est reconstruite vers 1346. Ce n'est qu'une haute tour carrée, construite en briques et percée d'une large et haute porte, ogivale du côté de la ville, en plein cintre du côté de la campagne. Elle est régulièrement entretenue et plusieurs fois embellie. En 1536, une demi-lune est édifiée au-devant de la porte. En 1572, à cause des événements des guerres de Religion, la porte est fermée, pour n'être ouverte de nouveau qu'une fois la paix revenue, en 1601. En 1650, les capitouls font placer leurs huit blasons sur un pan de rempart joignant la porte, et en 1729 le sculpteur Pierre Lucas place les armoiries de la Ville sur une badorgne nouvellement faite à côté de la porteChalande 1925, ..

Au centre de la place, face à l'entrée de la rue Ninau, un puits, connu comme le Puits-Vert ou le Puits-Verdet, dessert le quartier. Les maisons et les immeubles qui bordent la place restent modestes, peuplés de petites gens, et il n'y a pas de vaste hôtel particulier construit entre le et le . En revanche, signe du passage des voyageurs qui entrent dans Toulouse par la porte Montoulieu, on trouve, au au moins, un auberge, l'hôtellerie de la Ville-de-Rodez (actuel ). C'est à la même époque que sont d'ailleurs construits la plupart des immeubles qui bordent la place à l'ouestChalande 1925, ..

Époque contemporaine vignette|Démolition de la porte Montoulieu, par Félix Saurine (1826, musée des Augustins. Les transformations les plus notables interviennent cependant dans la première moitié du , lorsque les derniers morceaux de rempart sont abattus. En 1827, la porte Montoulieu est démolie à son tour, permettant de dégager la place, qui prend sa forme actuelleSalies 1989, vol. 2, .. En 1859 est décidée la construction d'un palais pour le commandement du d'armée (actuel palais Niel). Toutes les maisons du côté est sont abattues en 1862 et laissent la place aux constructions des dépendances du Palais – écuries, remises, magasins à fourrage –, élevées entre 1863 et 1868 par le capitaine du génie BonnalChalande 1925, .Salies 1989, vol. 2, ..

Dans l'entre-deux-guerres, la place Montoulieu est encore une place vivante, animée par un bar, Le Carillon (actuel )Salies 1989, vol. 1, . et un garage, le Grand Garage International (actuel rue Montoulieu-Saint-Jacques)Salies 1989, vol. 1, ..

Patrimoine et lieux d'intérêt Palais Niel Le palais Niel est construit pour installer l'état major du commandement militaire et son chef, le maréchal Adolphe Niel. Les bâtiments sont élèves entre 1863 et 1868 sur les plans de Félix Bonnal, capitaine du corps du Génie, sur une vaste parcelle entre la rue Montoulieu-Saint-Jacques, les allées Forain-Francois-Verdier, le Boulingrin et la rue du Huit-Mai-1945. C'est l'une des réalisations architecturales majeures du Second Empire à Toulouse.

Plusieurs dépendances s'élèvent le long de la place Montoulieu. Elles réunissent les écuries, le magasin à fourrage, ainsi que des remises..

Immeubles 1 : immeuble.L'immeuble est élevé au début du selon le plan d'alignement de l'architecte de la ville Urbain Vitry..

2-4 : immeuble.Un immeuble est élevé, à la fin du ou au début du siècle suivant, contre le rempart, près de la porte Moutoulieu, et à l'angle de la rue Escoussières-Montgaillard (actuel ). Il se compose de deux corps de bâtiment. Le premier (actuel ), à l'angle de la rue Escoussières-Montgaillard, présente une façade de style classique d'une grande simplicité qui s'élève sur trois étages décroissants. Le rez-de-chaussée est ouvert par une grande arcade de boutique voûtée en plein cintre. L'élévation est couronnée par une large corniche moulurée. Le deuxième corps de bâtiment (actuel ) est en légère saillie sur la place. Il ne compte que deux travées, mais s'élève sur quatre étages. Au rez-de-chaussée, la porte, surmontée d'une imposte en fer forgé, a conservé sa menuiserie du . Le dernier niveau correspond à une terrasse mise en valeur par un décor de faux mâchicoulis et de créneaux, probablement mis en place au , rappelant les tours capitulaires des hôtels particuliers du gothique et de la Renaissance toulousaine..

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Jules Chalande, « Histoire des rues de Toulouse », Mémoires de l'Académie des Sciences et Belles-Lettres de Toulouse, , tome III, Toulouse, 1925, . Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Jordi Chairat, « Place Montoulieu : et au milieu, un rond-point », La Dépêche du Midi, .

Article connexe Liste des voies de Toulouse

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

Montoulieu Catégorie:Quartier Saint-Étienne