Vincent Marie Moulac (Lorient, -en rade de Callao, ) est un officier de marine français.
Biographie Il entre dans la marine comme volontaire en et effectue deux voyages à l'Île de France. Pilotin sur le () en escadre de Méditerranée, il participe au siège d'Oneglia et à l'attaque de Cagliari. Timonier sur l' (), il devient aspirant de classe en sur la Bellone et est fait prisonnier lors de la capture de la frégate le .
En , il embarque sur le corsaire Morgant et est de nouveau capturé le . Il n'est libéré qu'en . Il prend alors part à des escortes de convois sur des petits bâtiments et est mis en disponibilité à la paix d'Amiens. Il navigue alors au commerce dans l'océan Indien. Premier lieutenant sur le corsaire Frères-unis, il est fait prisonnier le puis, libéré, devient un des principaux lieutenant de Surcouf avec qui il embarque sur la Caroline et sur le (1805).
Enseigne de vaisseau provisoire (), il continue à servir sur le Revenant, alors réquisitionné et renommé Iéna, et est encore capturé après un vif combat . Il revient à l'Île de France où il embarque sur la de Bouvet et se fait remarquer lors de la prise du navire anglais Ceylon dans le canal de Mozambique puis aux combats du Grand-Port (18-) dans lesquels il est blessé. Enseigne de vaisseau (), le , la Minerve est capturée. Moulac ne rentre en France qu'en .
Lieutenant de vaisseau () sur la de Denis-Lagarde, il participe au combat du au cours duquel la frégate est capturée. Prisonnier pour la sixième fois, il est libéré à la paix et sert à terre à Brest. En , il embarque sur la Bayadère pour une mission d'hydrographie sur les côtes occidentales d'Afrique puis commande en 1818 l' Écureuil au Sénégal et y chasse les négriers clandestins.
Promu capitaine de frégate (), second de la Flore aux Antilles (1823), aide-major à Brest (1824), commandant de la Durance et de la station de Terre-Neuve (1825), il reçoit en le commandement de la en Méditerranée et au Levant.
Capitaine de vaisseau (), il commande en Méditerranée lArmide puis l' et participe avec ce bâtiment à l'expédition de Lisbonne et au forcement des passes du Tage (). Commandant de la et de la station du Portugal (1833), il y lutte contre une épidémie de choléra.
En , il prend le commandement de la Flore et de la station des mers du Sud et porte secours au baleinier Pierre-Louis naufragé aux îles Falkland. Le , il sauve aussi une partie de la population du Callao au Pérou, menacée par la guerre civile ravageant la région mais meurt à bord de son navire en rade du Callao le .
Gendre de François-Thomas Le Même, il est le père de Vincent-Alfred Moulac.
Récompenses et distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur ().
Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Naissance en mars 1778 Catégorie:Naissance à Lorient Catégorie:Décès en avril 1836 Catégorie:Décès à Callao Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Officier de la Marine royale (France) Catégorie:Décès à 58 ans Catégorie:Naissance dans la province de Bretagne Catégorie:Commandant français de la Marine pendant les guerres napoléoniennes Catégorie:Militaire français des guerres de la Révolution française