Le Faune dansant (parfois appelé Le Faune dansant sur une outre de vin) est une sculpture réalisée par Eugène-Louis Lequesne en 1850 qui est située dans le jardin du Luxembourg à Paris.

Sujet La sculpture représente un faune nu, dansant et jouant de la flûte. Il danse en équilibre sur une outre remplie d'air, conformément à l'usage antique, pour indiquer l'instabilité du personnage. À ses pieds se trouvent d'autres attributs des bacchanales : un tambourin, des cymbales, un thyrse et une grappe de raisin.

Réception critique Claude Vignon fait la description suivante du modèle en plâtre présenté au Salon :

Du même plâtre, Théophile Gautier fait la critique suivante :

Histoire Eugène-Louis Lequesne, pensionnaire de la Villa Médicis à Rome, profite de son séjour en Italie pour copier le Faune Barberini. Fort de son expérience, il s'inspire du Faune dansant antique, trouvé à Pompéi et qu'il a vu au musée archéologique de Naples pour sculpter son propre Faune. Il présente le plâtre du Faune dansant au Salon de 1850-51 et reçoit la première médaille de sculpture pour cette œuvreThéophile Gautier, « Salon de 1850-1851 : distribution des récompenses aux artistes », La Presse, 7 mai 1851, p.2. Lire en ligne.. C'est lors de celui de 1852 qu'il expose la version en bronzeClaude Vignon, Salon de 1852, Dentu, 1852, p.36. Lire en ligne, fondue par Eck et Durand.

L'État l'acquiert et la sculpture est montrée à l'Exposition universelle de 1855Inventaire général des richesses d'art de la France, Paris - Monuments civils, Tome 3, Plon, 1902, p.426. Lire en ligne., au cours de laquelle Lequesne reçoit le grand prix de sculpture et la Légion d'honneur. Elle est ensuite exposée au musée du Luxembourg, dit alors musée des artistes vivantsLouis Brès, Le palais de Longchamp : notice, le monument, les collections, édition, Imprimerie de Barlatier-Feissat père et fils, Marseille, 1870, p.12. Lire en ligne. et est finalement installée dans le jardin.

Le Faune dansant a fait l'objet de plusieurs éditions de réduction en bronzeVoir par exemple celui exposé au musée des beaux-arts de Tournai, celui-ci ou celui-là, signés par Lequesne.. Ces tirages destinés aux intérieurs bourgeois portent par pudeur une ceinture de lierre.

Notes et références

Catégorie:Sculpture en bronze Catégorie:Sculpture française du XIXe siècle Catégorie:Œuvre d'art dans le jardin du Luxembourg Catégorie:Mythologie gréco-romaine dans la sculpture après l'Antiquité Catégorie:Nu féminin dans la sculpture