Ernest-Eugène Nicol (Saint-Pierre-Quilbignon, -Toulon, ), est un officier de marine français.

Biographie

Il entre à l'École navale en et en sort aspirant de classe en . Il sert alors à la division du Levant comme aspirant de majorité sur la .

Enseigne de vaisseau (), il embarque sur l'aviso au Levant et passe en 1881 sur le Navarin à la division du Pacifique puis sur le D'Estrées dans une mission d'hydrographie en Nouvelle-Calédonie.

En , il sert en escadre d'évolutions sur le . Lieutenant de vaisseau (), il est sur l' à la division d'expérience des torpilleurs () puis entre à l’École de canonnage à Toulon sur la dont il est breveté (1886). Il travaille alors comme instructeur d'artillerie sur le croiseur-école (1888-1889) puis commande une compagnie de canonniers à Toulon (1891) avant de suivre les cours de l’École des torpilles sur l'Algésiras (1892) et en sort breveté. En , il est envoyé à la défense mobile en Corse et y commande le torpilleur 134. En , il reçoit un témoignage de satisfaction pour les levés hydrographiques qu'il a effectués dans le détroit de Bonifacio.

Il sert ensuite sur le à la division de l'océan Indien () et participe activement en 1895 aux opérations de Madagascar comme chef d'état-major de la division.

Capitaine de frégate (), second des cuirassés , et en escadre de Méditerranée, il devient en premier aide de camp du vice-amiral aux commandes de l'escadre du Nord. Chef d'état-major de l'amiral Bienaimé () sur l', il y est chargé des conférences d'artillerie.

En , il reçoit le commandement du croiseur en escadre d'Extrême-Orient et participe aux opérations de Chine. Il doit aussi faire face à une épidémie de choléra qu'il éradique. De retour en France, il commande le croiseur en Méditerranée (1903) et est nommé capitaine de vaisseau en .

Commandant du garde-côtes (1904), du cuirassé (1905) puis du croiseur porte-torpilleurs , il effectue avec ce dernier une mission de transport et de convoi de sous-marins et de petits torpilleurs de Toulon à Saigon pour laquelle il obtient en un témoignage de satisfaction.

En , il commande le cuirassé en escadre de Méditerranée et gagne en 1908 les prix de tir de l'escadre. Chef d'état-major de l'amiral de Jonquières, commandant en chef l'escadre de Méditerranée (), il est promu contre-amiral en et est alors nommé au commandement d'une division de croiseurs de l'escadre de Méditerranée avec pavillon sur le puis sur le .

Chef d'état-major de Boué de Lapeyrère (), il commande en chef l'armée navale sur le puis sur le ().

Préfet maritime de Bizerte (), vice-amiral (), il remplace Émile Guépratte au commandement de l'escadre des Dardanelles avec pavillon sur la mais tombe brusquement gravement malade et doit renoncer à ses fonctions ().

Préfet maritime de Rochefort (), il prend sa retraite en et meurt deux mois plus tard à Toulon.

Publication Traité d'artillerie à l'usage des officiers de marine, 1892

Récompenses et distinctions

Chevalier (), Officier () puis Commandeur de la Légion d'honneur (). Croix de guerre avec citation à l'Ordre de l'Armée navale. Officier de l'instruction publique. Une rue de Brest a été nommée en son honneur.

Bibliographie

Liens externes Ernest-Eugène Nicol sur le site de l’École navale (avec photographies)

Catégorie:Vice-amiral français Catégorie:Élève de l'École navale Catégorie:Naissance en février 1858 Catégorie:Naissance à Saint-Pierre-Quilbignon Catégorie:Décès en novembre 1917 Catégorie:Décès à Toulon Catégorie:Préfet maritime de Bizerte Catégorie:Préfet maritime de Rochefort Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1914 Catégorie:Décès à 59 ans