Christian Ludwig Schuncke () est un pianiste et compositeur prussien, proche ami de Robert Schumann. Ses promesses artistiques ont été éclipsées par la tuberculose, qui l'emporte à l'âge de 23 ans.
Il est généralement connu sous le nom de Ludwig, mais apparaît également en tant que Louis, dans certaines références. Son nom apparaît sous les formes Schuncke ou Schunke.
Biographie Ludwig Schuncke naît à Cassel en 1810. Ses premiers professeurs sont son père (1777–1840) et son oncle Johann Michael Schuncke (1778–1821), qui étaient tous deux cornistes professionnelsRuskinCooper.com .
Ses talents sont reconnus très tôt, et encouragés. En , âgé seulement de onze ans, il interprète le Concerto pour piano en la mineur, opus 85 de Johann Nepomuk Hummel, sous la direction de Louis Spohr. Ensuite, il effectue une tournée de concerts en Allemagne. Carl Maria von Weber exprime son approbation à propos des premières compositions de Schuncke.
En 1828, il est l'un des quatre pianistes qui jouent la transcription d'Henri Bertini de la Septième Symphonie de Beethoven, pour huit mains ; les autres interprètes étant Bertini lui-même, Franz Liszt et SowinskyBeethoven's Contemporaries.
Il se rend à Paris pour étudier. Ses principaux professeurs sont Friedrich Kalkbrenner, Anton Reicha et Henri HerzNaxos et il se lie d'amitié avec d'autres musiciens tels qu'Hector Berlioz, Sigismond Thalberg et Johann Peter Pixis. À Paris, il gagne sa vie comme démonstrateur pour les pianos Duport, et il a aussi vécu avec la famille Duport. À la fin de ses études, il revient en l'Allemagne. À Stuttgart, il fait la connaissance de Frédéric Chopin, après l'avoir entendu interpréter son Concerto pour Piano en mi mineur. Schuncke dédie son Capriccio en ut mineur, op. 10, à Chopin. Il déménage ensuite à Vienne, Prague et Dresde, où il apparaît en concertGrove's Dictionary of Music and Musicians, 5th ed. 1954, , , avant de s'installer à Leipzig en Nancy B Reich, Clara Schumann: The Artist and the Woman. Il vit dans une maison de pension et sa chambre se trouve à côté de celle de Robert SchumannClassical Archives, dont il devient un ami très proche. Schuncke est l'un des cofondateurs de la Neue Zeitschrift für MusikRIPM et l'un de ses premiers contributeurs, sous le pseudonyme de « Jonathan »Marie C Miller, Eusebius and Florestan. Il a également été membre de Schumann Davidsbund.
Il se produit en tant que soliste au Gewandhaus de Leipzig, le Robert Ostermeyer Musikedition. Dans un article, Schumann compare favorablement le jeu de Franz Liszt à celui de Ludwig SchunckeDana Andrew Gooley, The virtuoso Liszt.
Schuncke dédie sa Grande Sonate en sol mineur, op. 3, à Schumann, qui avait beaucoup d'admiration pour l'œuvre, et en retour, il lui dédié sa Toccata en ut majeur, op. 7, à Schuncke lors de la publication en 1834. Dans une lettre datée du , Schumann écrit que toute sa richesse pouvait être résumé en trois noms : Henriette Voigt, Ernestine von Fricken et Ludwig SchunckeSchubertiade Music.
Le Carnaval, op. 9, de Schumann, trouve son origine dans une série de variations sur un Sehnsuchtswalzer de Franz Schubert. Le rôle de catalyseur pour les variations de Schumann, peuvent avoir été une œuvre pour piano et orchestre sur le même thème de Schuncke (son op. 14). Schumann estimait que le traitement héroïque de Schuncke était inadapté pour la réflexion et la nature tendre de la pièce de Schubert. Il a composé des variations dans une approche plus intime, pour piano seul. Il a travaillé sur la pièce en 1833 et 1834. L'œuvre n'a jamais été terminée, cependant, il a réutilisé l'ouverture de 24 mesures pour celle du CarnavalAndreas Boyde.
Ludwig Schuncke aide Schumann à traverser sa crise de 1833–1834, dans laquelle une grave maladie dépressive le conduit à une tentative de suicide, alors que son frère et sa belle-sœur sont mortsDon Michael Randel, Harvard Biographical Dictionary of Music. Schumann, à son tour, soigne Schuncke dans ses derniers jours de maladie. Ludwig Schuncke meurt le , deux semaines avant son , de la tuberculose. Il est enterré à l'ancien cimetière Saint-Jean de Leipzig. Schumann pour toujours gardé le portrait de Schuncke sur son lit de mort dans son bureau, parmi une galerie de portraits accrochés au-dessus de son pianoAlessandra Comini, The Changing Image of Beethoven.
Style Bien que leurs approches diffèrent parfois, Schuncke et Schumann se sont influencés l'un l'autre, à un degré significatif. Ceci peut être vu dans l'exemple suivant, qui présente un extrait de la Grande Sonate en sol mineur de Schuncke qui pourrait facilement être joué avec un extrait du Concerto pour piano en la mineur de Schumann.
{| class="wikitable" style="margin-bottom: 10px;" |centré|vignette|350x350px|Schumann : Concerto pour piano, mesures 402–405. |centré|vignette|350x350px|Schuncke : Grande Sonate, mesures 78–81.
Œuvres Piano
Piano à quatre mains Petit Rondeau en ut majeur Rondo brillant en sol majeur Deux pièces caractéristiques pour piano à quatre mains, op. 13 (publié en 1834) : en si mineur, Andante con moto en ut mineur, Presto
Piano et orchestre Variations brillantes sur la Sehnsuchtswalzer de Franz Schubert en la bémol majeur, op. 14 Concerto pour piano (perdu)
Musique de chambre Duo concertant pour piano et cor Petites variations pour piano et violon en ut majeur
Œuvres vocales
Discographie Jozef De Beenhouwer est l'un des premiers à jouer la Grande Sonate en sol mineur, op. 3 de SchunckeSchuncke-Archiv/SWRmusic, 2000 . L'œuvre a également été enregistrée par Sylviane Deferne dès 19941994, CBC Records , Mario PatuzziDynamic et Gregor WeichertAccord . (Le nom du compositeur étant indiqué sur les albums de Patuzzi et Weichert, respectivement comme « Christian L. Schunke »Classical Archives et « Louis Schuncke »[ AllMusic]). Un disque de Tatiana Larionova chez Brilliant Classics (2015), rassemble également la Sonate et plusieurs œuvres pour piano.
Son lieder Gretchen am Spinnrad est également enregistré[ AllMusic].
Bibliographie Ruskin King Cooper, Robert Schumanns engster Jugendfreund: LUDWIG SCHUNCKE (1810–1834) UND SEINE KLAVIERMUSIK, 1997, Fischer & Partner Hamburg . Joachim Draheim im Booklet zur CD ARS 38465 Gregor Weichert im Booklet zur CD Accord 149083 : Geschichte der Klaviermusik. Wilhelmshaven Band 1 1989 . Renato Principe, Ludwig Schuncke, l’alter ego di Schumann. Per il bicentenario della nascita di Robert Schumann, «Civiltà Musicale» 63–65
Notes et références
Liens externes
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