Les Républicains calédoniens est un parti politique fondé le . Il trouve son origine dans un groupe politique formé le au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, puis par la formation d'une coalition non-indépendantiste néo-calédonienne.

Le congrès fondateur du parti s'est tenu le à l'hôtel Nouvata à Nouméa.

Il est né d'une recomposition politique ayant eu lieu durant la campagne des élections législatives des 11 et en Nouvelle-Calédonie. En effet, l'ancienne fédération des Républicains de Nouvelle-Calédonie (formée autour du Rassemblement en 2015) éclate avec plusieurs candidatures concurrentes pour le premier tour dans les deux circonscriptions et le changement d'alliance du Rassemblement qui s'associe à Calédonie ensemble, le MPC et Tous Calédoniens dans une Plateforme commune pour le second tour ainsi que pour, par la suite, faire front commun dans les négociations avec les indépendantistes sur l'avenir institutionnel. Les autres formations non-indépendantistes s'unissent alors derrière Sonia Backès pour former un nouveau groupe au Congrès qui prend le nom de « Les Républicains calédoniens », accusant la Plateforme d'alliance de circonstance pour des partages de postes plutôt que sur un véritable programme et proposant en échange une « union sacrée » qui serait plus équilibréePhilippe Frédière, « Le camp Backès réclame l’"union sacrée loyaliste" », Nouvelles calédoniennes, 13/07/2017.

Positionnement idéologique

Les Républicains calédoniens est situé à la droite de l'échiquier politique néo-calédonien« Les Républicains calédoniens », france-politique.fr, consulté le 15 mai 2021.Ouest-France avec AFP, « Les Républicains calédoniens pour un "statut ancré dans la France" », Ouest-France, 25 octobre 2018..

Il fait partie de la famille des « loyalistes » ou « anti-indépendantistes », présentant « le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française » comme son « objet principal » dans ses statuts Statuts des Républicains calédoniens sur le site officiel du parti, consulté le 15 mai 2021.. Il se montre autonomiste concernant l'archipel (se déclarant « pour une affirmation de la Personnalité calédonienne au sein de la France » dans sa charte). Mais il s'oppose fermement à toutes les revendications indépendantistes concernant la sortie de l'accord de Nouméa en s'affirmant contre les transferts de compétences envisagés dans l'article 27 de la loi organique de 1999 (à savoir de l'organisation administrative locale, de l'enseignement supérieur et de la communication audiovisuelle), pour la réouverture du corps électoral, pour la révision de la clé de répartition des dotations entre les trois provinces, pour « la recherche de signes identitaires afin qu’ils représentent l’ensemble des communautés présentes en Nouvelle-Calédonie et qu’ils rassemblent les Calédoniens » (tout particulièrement en ce qui concerne le drapeau, plusieurs des personnalités du parti, dont surtout Philippe Blaise, ayant participé au Collectif pour un drapeau commun) et pour le maintien du nom de « Nouvelle-Calédonie » (sans ajout ou substitution avec le nom revendiqué par les nationalistes kanak de Kanaky)Charte du parti sur son site officiel, consulté le 15 mai 2021.. Enfin, il s'oppose à l'organisation des prévus par l'accord de Nouméa, jugés « binaires », et propose à la place un « droit permanent à l'autodétermination » d'initiative citoyenne (déclenchés à la demande d'au moins la moitié des électeurs néo-calédoniens, avec un délai « de 25 ans entre chaque consultation » au minimum, selon le modèle québécois).

Concernant les questions sociales et économiques, LRC se présente comme un parti libéral. En effet, comme le disent ses statuts, il indique placer « les libertés au centre de son projet de société », surtout les droits individuels. Ainsi, il cite tout particulièrement la liberté de conscience (défendant la laïcité selon le modèle français), la liberté d'expression, la liberté de circulation ainsi que celles défendues par le libéralisme économique (d'entreprendre, du commerce et de l'industrie, du consommateur et de la propriété privée). La plupart des dirigeants du mouvement, à commencer par Sonia Backès, Philippe Blaise, Grégoire Bernut ou Christopher Gygès étaient déjà présentés depuis longtemps comme les principaux représentants d'une ligne économiquement libérale au sein de la classe politique néo-calédonienneM. Sp., « Gouvernement : casting au complet » DNC.nc, 28 août 2017..

Membres

Élus au Congrès vignette|droite|Sonia Backès en 2022. De 2017 à 2019 Le groupe formé le est présidé par Sonia Backès et vice-présidé par Philippe Blaise et Grégoire Bernut, ce dernier ayant de plus été le candidat du groupe à la présidence du Congrès le lendemain (candidature retirée dès le second tour pour soutenir la réélection du président sortant Thierry Santa de la Plateforme et du Rassemblement). Il comprend six membres à l'origine puis sept à partir du , tous issus de l'Assemblée de la Province Sud : Nicole Andréa-Song (DVD, dissidente du Rassemblement en 2017, conseillère provinciale du Sud depuis 1999, membre du Congrès de 1999 à 2004 et depuis 2014, ancienne présidente de la commission du développement rural de l'Assemblée de la Province Sud et du conseil d'administration de l'Établissement de régulation des prix agricoles de 2009 à 2014) ; Sonia Backès (présidente du groupe, DVD, dissidente du Rassemblement en 2013 puis du MPC en 2015, ancienne présidente du groupe Les Républicains de Nouvelle-Calédonie au Congrès de 2015 à 2017, membre du Congrès et de l'Assemblée de la Province Sud en 2009, 2014 et depuis 2015, conseillère municipale d'opposition de Nouméa depuis 2014, candidate aux élections législatives de 2017 dans la circonscription, ancienne membre du gouvernement de 2009 à 2015) ; Grégoire Bernut (vice-président du groupe, DVD, dissident de L'Avenir ensemble en 2013 puis du Rassemblement en 2017, ancien président du groupe Front pour l'unité-Entente provinciale Nord ou FPU-EPN au Congrès de 2014 à 2015, ancien porte-parole et coordinateur du FPU de 2013 à 2015, ancien vice-président du groupe Les Républicains de Nouvelle-Calédonie au Congrès de 2015 à 2017, candidat suppléant aux élections législatives de 2017 dans la circonscription, président de la commission du Développement économique de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2012, membre du Congrès depuis 2014 où il préside la commission de la Législation et Réglementation économiques et fiscales) ; Philippe Blaise (vice-président du groupe, président fondateur depuis 2011 du MRC, dissident du Rassemblement en 2010, membre fondateur du Collectif pour un drapeau commun, président de la Commission des équipements publics, de l’énergie et des transports de l'Assemblée de la Province Sud et membre du Congrès depuis 2014, conseiller municipal de Nouméa depuis 2008 d'abord dans la majorité de 2008 à 2010 puis dans l'opposition depuis 2010) ; Isabelle Lafleur (présidente depuis 2010 du RPC, élue conseillère provinciale et du Congrès en 2014 avec l'UCF, chef d'entreprise, fille de l'ancien chef historique du camp anti-indépendantiste Jacques Lafleur, conseillère municipale d'opposition de Nouméa depuis 2014, candidate aux élections législatives de 2012 dans la circonscription) ; Harold Martin (signataire de l'accord de Nouméa, président fondateur de 2004 à 2008 et depuis 2009 de L'Avenir ensemble, dissident du RPCR en 2001, ancien président du gouvernement de 2007 à 2009 et de 2011 à 2014, ancien président du Congrès de 1997 à 1998, de 2004 à 2007 et de 2009 à 2011, maire de Païta depuis 1995, candidat aux élections législatives de 2007 puis de 2017 dans la circonscription). Silipeleto « Fiu » Muliakaaka à partir du Fr. TROMEUR, « Un nouveau Républicain calédonien dans l'hémicycle », Nouvelle-Calédonie 1, 01/12/2017 (ancien militant du Rassemblement de 2009 à 2013 puis de Calédonie ensemble de 2013 à 2018, ancien membre du Congrès de 2009 à 2014, conseiller municipal d'opposition puis non inscrit de Païta, ancien conseiller municipal de Dumbéa de 2008 à 2014), siège au Congrès depuis le en remplacement de Hélène Iekawé (membre du gouvernement Calédonie ensemble).

De 2019 à 2026

Les Républicains calédoniens obtiennent huit sièges au Congrès lors des élections provinciales du . Ils sont tous élus sur la liste L'Avenir en confiance menée par Sonia Backès en Province Sud et font partie du groupe du même nom, le plus important de cette assemblée (18 membres sur 54) et présidé par Virginie Ruffenach du Rassemblement-LR. Après l'entrée en fonction du le puis du le , leur nombre est porté à neuf, pour redescendre à huit après la dissidence de Guy-Olivier Cuénot pour le Rassemblement national le « Guy-Olivier Cuénot rejoint le Rassemblement national », DNC.nc, 9 septembre 2021, consulté le 17 décembre 2021., remonter à huit avec le ralliement de Brieuc Frogier lorsqu'il quitte le Rassemblement le et finalement baisser à huit à nouveau à la suite de l'entrée en fonction du le (sont indiqués en gras les noms des conseillers réélus en 2019) : Sonia Backès (présidente fondatrice des Républicains calédoniens depuis 2017, présidente de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2019, membre de la Commission permanente du Congrès, tête de la liste « UCF » en 2014 et L'Avenir en confiance en 2019, ancienne présidente des groupes UCF en 2014, Les Républicains de 2015 à 2017 puis Les Républicains calédoniens de 2017 à 2019, ancienne membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de 2009 à 2015, ancienne conseillère municipale de Nouméa de 2014 à 2020). Philippe Blaise (co-secrétaire général des Républicains calédoniens depuis 2017 et président fondateur du MRC depuis 2011, co-porte-parole de L'Avenir en confiance depuis 2019, membre de la Commission permanente du Congrès, vice-président du groupe L'Avenir en confiance au Congrès et de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2019, conseiller municipal de Nouméa depuis 2014). Lionnel Brinon (ancien secrétaire général de Tous Calédoniens de 2015 à 2018, président de la commission de l'Agriculture et de la Pêche au Congrès, conseiller municipal de La Foa depuis 2014 et au maire depuis 2020). Brieuc Frogier (ancien élu du Rassemblement jusqu'en 2022, fils de l'ancien député puis sénateur RPR, UMP et LR Pierre Frogier, résidant au Mont-Dore). Muriel Malfar-Pauga (dirigeante de « Passionnément Dumbéa », présidente de la commission des Sports au Congrès, ancienne médiatrice du logement au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de 2018 à 2019, conseillère municipale de Dumbéa de 2001 à 2020). Alésio Saliga (vice-président des Républicains calédoniens depuis 2017, également militant de LREM sur le plan national, ancien membre de L'Avenir ensemble, élu conseiller provincial en 2009 en remplacement de Simon Loueckhote puis Harold Martin, tous deux portés successivement au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, ancien collaborateur à la présidence du Congrès de 2004 à 2007 puis à celle du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de 2007 à 2009 de Harold Martin, tout particulièrement chargé du comité de coordination de la communauté wallisienne et futunienne, co-secrétaire du Congrès, résidant à Nouméa). Françoise Suvé (également militante de LREM sur le plan national, puis au maire de Nouméa chargée de l'environnement et du développement durable depuis 2014). Naïa Wateou ( du Congrès, cheffe du groupe L'Avenir en confiance à l'Assemblée de la Province Sud depuis 2019, conseillère municipale de Nouméa depuis 2020, originaire d'Ouvéa).

Depuis 2026

Les Républicains calédoniens obtiennent neuf sièges au Congrès lors des élections provinciales du . Ils sont tous élus sur la liste de coalition Les Loyalistes-Le Rassemblement menée par Sonia Backès en Province Sud et font partie du groupe du même nom, le plus important de cette assemblée (24 membres sur 54). Sont indiqués en gras les noms des conseillers réélus en 2026 :