Chênedouit est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Putanges-le-Lac..
Elle est peuplée de habitantsPopulation municipale ..
Géographie
Toponymie Le nom de la localité est cité sous les formes latinisées Quercus docta. et Quercusducta en 1373Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Droz, 1991..
Il s'agit d'une formation médiévale tardive, basée apparemment sur le français chêne et du bas-latin ductus, désignant encore de nos jours un « petit ruisseau » ou de l'ancien français douit « ruisseau »René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 , p. 94b., variante de douet, selon un mode de composition déterminant-déterminé influencé par le germanique (ou le scandinave cf. noms de ruisseaux et de localités en -bec), d'où le sens global de « chêne du douit ou douet », « chêne du ruisseau ».
On retrouve le mot douit et probablement une relation, dans le hameau du Grand Douit à Craménil (Orne) à , et dans les noms de rivières de la Manche : le Douit, le Douits et le Grand Douit également.
Histoire 1605 : Le seigneur du Repas est Jean-Baptiste Sallet (ou Salet) ; fils de Sanson Salet (du Repas) bailli de Saint Aubert et de Renée le Verrier (de Lougey) ; frère de Georges ; père de Nicolas et de Gilonne. 1621 : Nicolas Sallet est dit « Seigneur et patron du Repas ». 1944 : Le , le général Heinrich Eberbach y a eu son QG.
Politique et administration Liste des maires
Liste des maires délégués
Démographie
Économie Le sol de la commune a renfermé l'un des gisements importants de granite de l'Orne. Réservé longtemps à un usage domestique (auges, gadages, etc.), ce matériau a été exploité plus systématiquement de 1870 à 1914 , pouvant mobiliser jusqu'à . Ce granite bleu affleure encore par endroits sous forme d'éminences appelées localement .
Lieux et monuments Église paroissiale Sainte-Trinité Bâtiment du .
Église Notre-Dame de Méguillaume
Datée de la fin du siècle, remaniée au avec l'ajout d'un clocher, puis au siècle avec la reconstruction du clocher, et le réaménagement intérieur. Elle possède encore sa charpente à chevrons formant fermes, ses principaux percements et des décors peints du siècle, rares dans cette région où la majorité des églises ont été rebâties au siècle. Les décors peints du siècle, ont été mis au jour en .. La restauration de l'église s'est déroulée d' à . Cette église était autrefois dédiée à saint Sébastien. La paroisse de Méguillaume (ancienne paroisse nommée Mesus Guillelmi en 1335) a été rattachée à celle de Chênedouit en 1822.
Château du Répas
Ce château, caractéristique du tout début du , anciennement rattaché à la vavassoreriec'est-à-dire un fief tenu par un arrière-vassal. du Répas (Répassus ou Répast dans le Terrier de la Vicomté de Falaise en 1326), est inscrit au titre des monuments historiques.. De style Henri , il a été construit sur les fondations de l'ancien manoir fortifié du . Ceint de douves en eau, il est disposé en « U » autour d'une cour. Le corps de logis est situé face au pont-levis, au fond de la cour. Deux ailes en retour d'équerre (qui abritent deux galeries au premier étage) donnent accès à deux pavillons venant clore la composition. Côté cour, le château s'ouvre sur une longue perspective arborée. Sur l'arrière, le château donne sur un petit jardin à la française.
Église Saint-Julien du Répas Cet édifice modeste, situé au bout de l'allée bordée de hêtres qui prolonge la façade sud-ouest du château, date au moins du . La première mention qui en est faite remonte en effet à 1377. La chapelle a été rattachée en 1822 à la commune puis achetée quelques années plus tard par le dernier baron de Cheux. Près de l'édifice se trouve une fontaine dont les eaux ont la réputation de guérir les nouveau-nés de la , à savoir de l'impétigo..
Le rite s'effectuait en neuvaine. La mère de l'enfant, accompagnée de neuf femmes, se rendait pendant neuf jours consécutifs sur le site pour prier saint Julien le Pauvre et réciter le chapelet, tremper le bonnet ou la chemise du nouveau-né dans l'eau miraculeuse et l'en revêtir, mouillés. Plusieurs cycles de neuvaines pouvaient être nécessaires et dans les cas les plus sévères, l'enfant était plongé entier dans l'eau..
Menhir dit la Droite Pierre Un monument du Néolithique, classé monument historique..
Projet éolien Au mois de , le conseil municipal s'est porté candidat pour . .
Personnalités liées Dom Toustain (1700, Le Repas-1754), historien.
Voir aussi Liste des communes de l'Orne
Notes et références Notes
Références Altitudes, superficie : répertoire géographique des communesSite de l'IGN..
Liens externes
Chênedouit sur le site de l'Insee
Chenedouit