L'attaque chimique d'Ouqayribat est commise au cours de la guerre civile syrienne, le , elle tue plusieurs dizaines de civils dans l'est de Hama.
Déroulement L'attaque est menée contre cinq villages situés à l'est du gouvernorat de Hama : Ouqayribat, Jrouh, Slaliyah, Al-Qastal et Hamadi Omar, alors contrôlés par l'État islamique. Selon le « gouvernement intérimaire syrien » — une structure de l'opposition syrienne siégeant à Gaziantep, en Turquie — le Réseau syrien des droits de l'homme (SNHR), le Centre de documentation des violations en Syrie (VDC) et Human Rights Watch, des missiles sont tirés par des avions le , à 7 h 30 du matin. Les ONG enquêtent difficilement à cause de la présence de djihadistes dans la région mais les témoignages des habitants ainsi que des photos montrent notamment des enfants inertes qui seraient morts dans leur sommeil. Les témoignages recueillis évoquent aussi, selon Le Monde, .
Enquêtes L'attaque passe totalement inaperçue dans les médias occidentaux et ne provoque aucune réaction internationale. La région est pauvre et isolée, peu de photos et de vidéos sont prises par les habitants qui craignent également des représailles de l'État islamique. L'attention est également retenue par le siège et la bataille d'Alep, alors en train de s'achever. Cependant l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) se déclare alors par les allégations d'attaques chimiques.
Human Rights Watch publie un rapport le dans lequel il impute l'attaque au régime syrienSyrie : De nouvelles preuves de recours systématique à des armes chimiques, Human Rights Watch, mai 2017.. L'ONG affirme que sur les villages de Jrouh et Al-Slaliyah le . Les enquêtes et rapports d'autres ONG et différents observateurs imputent également l'attaque au régime syrien.
Bilan humain Selon le Réseau syrien des droits de l'homme (SNHR), l'attaque fait au moins 35 morts. Le Centre de documentation des violations en Syrie (VDC) chiffre pour sa part le nombre des victimes à 85 tués, tandis que le « gouvernement intérimaire » et l'UOSSM donnent un bilan de 93 mortsBenjamin Barthe, A l’est de Hama, une attaque chimique oubliée, Le Monde, 20 avril 2017. et Human Rights Watch est en mesure d'identifier 67 morts. Le nombre de blessés et personnes intoxiquées est estimé à 300 et 500 selon les premières sources, dans le contextes de lourdes frappes aériennes du régime syrien avant et après les attaques chimiques. Selon Benjamin Barthe, journaliste du Monde : .
Notes et références
Ouqayribat, Jrouh, Slaliyah, Al-Qastal et Hamadi Omar Catégorie:2016 en Syrie Catégorie:Décembre 2016 Catégorie:Armes chimiques pendant la guerre civile syrienne Catégorie:Attaque au sarin Catégorie:Massacre en Syrie