Exmes []. est une ancienne commune française, ancien chef-lieu de canton et siège de la communauté de communes du Pays du Haras du Pin, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de Population municipale .. Elle est devenue le une commune déléguée de la commune nouvelle de Gouffern en Auge.

Géographie

Toponymie La ville est mentionnée dès l'époque mérovingienne sous la forme Oxma, ensuite on trouve Usmis vers 1055Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Volume 1. Librairie Droz 1990. p. 132.. Le nom Oxmisus est mentionné dans un livre sur les origines de Caen et ses rues, daté de 1702.. En effet, la grande rue Saint-Jean à Caen s'appelait selon ce livre rue Exmoisine ou rue Humoise (Via Oxmisina) jusqu'au peut-être, ce qui démontre l'importance d'Exmes dans des temps très anciens.

Il s'agit du type toponymique gaulois Ux(i)sama « la très haute », dérivé en -ama, suffixe de superlatif, du thème uxs- « haut ». Oxma représente sans doute *Uxama, *Ouxama de uxamos, ouxamos « (très) élevé », dérivé du thème uks- « haut », à l'origine également d’uxellos, ouxellos « élevé » (cf. Oissel, Oisseau, )Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Éditions Errance, 2003, .. C'est le même mot dans les langues néoceltiques : breton uhel, gallois uchel « haut », vieil irlandais uasal « haut, élevé, éminent, noble ».

Étymologie identique en France pour Ouessant, Huismes, , Oisème ou Huines, mais aussi en Espagne pour Osma au Pays basque et Burgo de Osma en Castille-et-Leon, en Italie pour Osimo dans les Marches et Issime en Val d'Aoste ou en Autriche pour Axams au Tyrol.

Le gentilé est Hiémois.

Histoire Protohistoire Le site est occupé à l'époque protohistorique, par un gaulois, de six hectares, située sur l'éperon barré calcaire qui domine la ville. Celui-ci est défendu par des abrupts naturels, et un puissant rempart de deux cents mètres, connu sous le nom de cavalier d'Exmes, l'isole, au sud-est, du plateau. Il est précédé d'un large fossé, profonde de huit mètres.

Des fouilles réalisées en 2007 par l'Inrap (par Cyril Marcigny et Emmanuel Ghesquière)Cyril Marcigny, Emmanuel Ghesquière, Erik Gallouin et Laurent Vipard, 2008 – Archéologie d’un site de hauteur de l'Orne, l'éperon d'Exmes, Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l'Orne, t. CXXVI, , 2007, . confirmèrent l'occupation de l'éperon durant l'âge du bronze et la fin de l'âge du fer.

Antiquité Le bourg actuel est bâti sur l'emplacement de la cité gallo-romaine d', autrefois florissante, et qui se désagrégea au Bas-Empire. Cette cité était la capitale de la tribu des Ésuviens ( en latin), peuple gaulois qui occupait un vaste territoire compris entre la Manche au nord, la Dives à l'est, la Vire à l'ouest et le massif d'Écouves au sud. La cité était située à un important carrefour de voies romaines, et une y est signalée.

La révolte des Ésuviens contre les troupes romaines rapportée par Jules César dans ses Commentaires, fut fatale à la cité d'Exmes. Son territoire fut en représailles sensiblement réduit au profit de ses tribus vassales qui furent pour l'occasion émancipées de la tutelle des Ésuviens. Au nord, Aregenua (Vieux), chef-lieu de la tribu des Viducasses, fut élevée au rang de cité, ce qui priva le Pagus Oximensis de sa façade maritime et au sud par les Sagiens dont le chef-lieu Séez fut également élevé au rang de cité, isolant ainsi Exmes de ses puissants voisins aulerques avec lesquels elle commerçait.

Moyen Âge Elle fut siège d'un évêché fondé par saint Latuin probablement dès la fin du , à la même époque que les autres cités de la future Normandie, Bayeux, Coutances, Avranches, Évreux et Rouen. Conséquence ultime du redécoupage de l'ancien territoire des ésuviens par l'administration romaine, l'évêché d'Exmes fut transféré à peine un demi-siècle plus tard dans la nouvelle cité de Séez, marquant ainsi le début du déclin de l'antique cité hiémoise qui s'accéléra avec les invasions vikings.

L'évêque Passivus signe les documents des conciles comme évêque d'Exmes puis comme évêque de Séez à partir de 541. À cette date, il semblerait que le redécoupage des diocèses créa deux nouveaux évêchés, Lisieux et Séez, remplaçant pour partie le diocèse d'Exmes.

Jusqu'en 978, la vicomté d'Exmes est tenue par , dit le Gotz, date à laquelle le fief est donné à .. Son fils , dit aussi le Gotz, sera rétabli à Exmes et recevra la vicomté de Falaise.

Elle était la capitale du comté d'Hiémois, dévolu à Robert le Magnifique (1035), futur duc de Normandie. Les ducs de Normandie avaient installé une place forte sur l'éperon qui soutint plusieurs sièges. En 1060, la place résista au roi de France. C'est probablement qui renforça la place et l'inclus dans sa ceinture fortifiée. En outre, Exmes entourée d'une ceinture de petites places fortes rapprochées dont Aubry-en-Exmes faisait partie.. Au Moyen Âge et jusqu'en 1525, le bourg relève du comté d'Alençon, puis du duché-pairie..

En 1386, Jacques le Gris, gouverneur de la ville d'Exmes, placé par comte d'Alençon, est accusé du viol de Marguerite de Thibouville, épouse de Jean de Carrouges. Cette affaire sera portée jusqu'au Parlement de Paris où l'affaire sera réglée par le duel Carrouges Legris le de la même année.

La place sera prise lors de la guerre de Cent Ans et reconquise par Dunois après quatorze jours de siège. En 1591, sur l'ordre , la place forte sera démantelée.

Temps modernes En 1776, Jules-David Cromot du Bourg, propriétaire des vicomtés d'Exmes et d'Argentan , récemment acquises, les échanges avec Monsieur, frère du roi , et futur contre la forêt d'argentan afin de donner une grandeur supplémentaire à son château du Bourg-Saint-Léonard et un lieu de chasse à courre..

Politique et administration

Démographie

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-André des . Prieuré Notre-Dame-des-Loges du . Grenier à sel des . Hôtel de Guerpel du . Chapelle néo-romane Saint-Godegrand-et-Sainte-Opportune (1879-1888) bâtie sur l'emplacement de l'ancien donjon.

Le village est situé à proximité du haras du Pin.

Une commémoration associative se tient chaque année, le devant le monument en hommage aux soldats de la division blindée du général Leclerc. Elle a lieu dans le cadre de la « Route Leclerc », une série de cérémonies organisée par l'association Vive la Résistance.

Personnalités liées à la commune Saint Godegrand et sainte Opportune, fils et fille d'un comte d'Exmes au . François Le Prévost d'Exmes (Exmes, 1729 - Paris, 1799) écrivain, journaliste et critique littéraire. François Marie Christophe Grandin, homme politique né le à Exmes et décédé le au même lieu. Eugène-Victorin Chichou (Bivilliers, 1828 - Exmes, 1904), botaniste. Curé-doyen d'Exmes de 1871 à sa mort, il est inhumé dans la nef de la chapelle Saint-Godegrand-et-Sainte-Opportune qu'il a fait édifier sur le site de l'ancien château.

Héraldique

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes Liste des communes de l'Orne

Liens externes

Notes et références Notes

Références Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2014 (site de l'IGN, téléchargement du mars 2015)

Catégorie:Ancienne commune dans l'Orne Catégorie:Commune déléguée dans l'Orne