vignette|Les quatre commanderies Han à leur création, en 107 AECAu milieu du il ne reste plus que les commanderies de Lelang, et Daifang (qui prend à peu près la place de l'ancien Zhenfan).. La confédération de Jin apparait, ici, avant sa disparition et, en conséquence, avant l'apparition des trois confédérations, Samhan
Jin (, 辰国, Chin-guk) est un État coréen confédéral durant les avant l'ère commune (AEC) au cours de l'Âge du fer coréen (300 AEC - 500 EC). Sa disparition coïncide avec celle du royaume de Gojoseon (en 108 AEC) et participe de la constitution, ensuite, des trois confédérations, Samhan 三韓, qui se constituent, peu à peu, sur son territoire. Sur le plan archéologique Jin appartient à la culture du poignard de bronze (-800 à -100). Cette culture a été précédée par la période de la céramique Mumun, approximativement de 1500 à 300 AEC.
Du AEC le centre de production du bronze se situait sur les régions du Chungcheong du Nord (capitale actuelle: Cheongju) et Jeolla du Sud. Le déclin des échanges fondés sur le bronze s'effectue depuis la fin du AEC jusqu'au EC, tandis que le commerce du fer se développe dans la région de (approximativement la région de Gyeongsang, sud-est de la péninsule, qui devient ensuite la confédération de Jinhan 辰韓, future Silla 新羅).
Histoire
On ignore à quel point Jin était un État organisé. Il semble probable que ce fût une fédération de petits États un peu comme les Samhan qui ont suivi. Pour que l'État puisse faire face à Wiman de Joseon (衛満)et envoyer des ambassades devant le tribunal de la dynastie des Han 漢 (Han de l'Ouest) en Chine, il existait probablement un certain niveau d'autorité centrale stable. L'historien coréen Ki-baek Lee Ki-baek Lee, 1984, p. 24 ; A new history of Korea. Translation by E.W. Wagner & E.J. Schulz, based on the 1979 rev. ed. Seoul: Ilchogak. . suppose que la tentative de cet État d'ouvrir des contacts directs "suggère un fort désir de la part de Chin [Jin] de profiter des avantages de la culture chinoise du métal". Toutefois, dans la plupart des cas, Wiman Joseon a empêché le contact direct entre Jin et la ChineLe livre des Han (Han shu) : "傳子至孫右渠 … 眞番 辰國 欲上書見天子 又雍閼弗通", vol.〈朝鮮〉.
Selon les livres de la période des Han chinoisShiji 史記, écrits de -109 à -91 par l'historien chinois Sima Qian, et les Chroniques des Trois Royaumes 三國志, écrit par Chen Shou 陳寿 vers 280 EC., le roi Jun 準王 de Gojoseon se serait réfugié dans Jin, région qui deviendrait la confédération de Mahan 馬韓, après que Wiman se soit emparé de son trône et fondé Wiman Joseon.
Sur le plan archéologique, Jin est communément identifié à la culture du poignard de bronze coréenne, laquelle a succédé à la culture du poignard de bronze du Liaoning 遼寧 (Chine) à la fin du premier millénaire avant notre èreLee Injae, Owen Miller, Park Jinhoon, Yi Hyun-Hae, Korean History in Maps, 2014, (rel.). - (rel.). - (br.). - (br.). pp.18-20 . Les découvertes les plus abondantes de cette culture ont été réalisées dans les régions de Chungcheong et Jeolla, dans le sud-ouest de la Corée. Cela suggère que Jin était basé dans cette même région, et ce qui correspond approximativement aux sources historiques fragmentaires dont on dispose.
En l'état actuel des connaissances (2009), Jin (Chin) serait une confédérationYi Hyunhae, : composée d'entités politiques individuelles, représentées, du point de vue archéologique, par la « culture du poignard de bronze » dans sa phase finale, et reliés entre eux par les pratiques religieuses et le réseau des échanges d'objets en bronze. Cette confédération de Jin, établie sur une partie du Sud-ouest de la péninsule, représente alors un pouvoir politique qui pratique des échanges avec la Chine et Gojoseon (Chonson), à la fin du . La pétition, datant de cette époque, qu'il soumet afin d'obtenir une audience auprès de l'empereur de la dynastie Han 漢帝国, chinoise, est rejetée en raison de l'opposition du roi Ugeo (衛右渠, Ugō), petit fils de Wiman de Gojoseon (Wei Man). Gojoseon, qui contrôle les circuits d'échange entre les coréens du Sud de la péninsule et la Chine, utilise ce pouvoir comme moyen de pression dans son affrontement avec Jin. Ce qui provoque le déclin de la production du bronze et, en conséquence, la dislocation de cette confédération.
Galerie
Voir aussi
Références
Bibliographie - Histoire, société et archéologie récente de la période
: cet auteur signale le manque de preuves attestant la pratique du chamanisme en Corée à cette époque (p. : 177), même si certains objets, comme des miroirs et des crécelles ont été trouvés en Corée du Sud dans des sites relevant de la dernière phase de la culture du poignard de bronze ( avant notre ère). Des rites spécifiques à la péninsule pendant la période des commanderies sont décrits dans le sanguo zhi et dans le hou hanshu (pp. : 180-181), qui ne présentent que quelques points de comparaison avec le chamanisme. - Céramique
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