Glos-la-Ferrière est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de La Ferté-en-Ouche.

Elle est peuplée de habitantsPopulation municipale ..

Géographie Situé au nord-est du département de l'Orne et limitrophe de l'Eure, Glos-la-Ferrière est à au nord de L'Aigle et à de la ville côtière la plus proche, Trouville-sur-Mer. Le bourg se situe à une altitude de (NGF) voire environ au niveau de l'église.

Glos-la-Ferrière est traversée par le Val-Vernet, le Val Coulé et la Barne.

Le village est situé sur le plateau du pays d'Ouche constitué par une couverture d'argile à silex avec lambeaux de limons.

Toponymie Glos est attesté sous les formes : Gloth 1050 - 1066..., Info-Glos . La formation du toponyme est homonyme de deux autres villages en Normandie : Glos (Calvados, Gloz 1198, Glotium 1283), Glos-sur-Risle (Eure, Gloz 1175).

Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing, il s'agit peut-être d'une variante du gaulois clottu « grotte, excavation » représenté dans la toponymie du Midi et des Alpes. cf. les Balmes de Glos en Isère. Xavier Delamarre mentionneDictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, 2003, . les mots des dialectes français et provençaux clot, clota, etc. signifiant « trou, cavité, fosse » issus du gallo-roman *CLOTTO « cavité, trou », issu du gaulois *clutso, variante de *cl(o)usto « oreille », d'où « trou de l'oreille » (cf. gallois clust « oreille »).

Pour Ernest Nègre, il s'agit d'un nom de personne germanique employé absolument, comme c'est souvent le cas. Il cite Chlodio.

François de Beaurepaire ne se prononce pas.

Aucun de ces auteurs ne se risque à une analyse à partir d'un étymon vieux norrois ou anglo-saxon [lequel d'ailleurs ?]. Elle se heurte aussi au fait que les Glos sont situés hors de la zone de diffusion des toponymes anglo-scandinaves.

Le gentilé est Glosien.

La Ferrière est un toponyme du Bas Moyen Âge, comme le suggère la présence de l'article défini. L'ancien français ferrière (cf. latin médiéval ferreria) est attesté en 1398 au sens d'« installation pour extraire, fondre et forger le ferétymologie de ferrière ». Le pays d'Ouche était en effet réputé pour cette activité jusqu'au .

Armoiries Ses armes peuvent se blasonner ainsi : .

Histoire

L'occupation humaine de Glos remonterait au Néolithique. Il existe en effet, sur la route Glos-L'Aigle dans le petit bois situé face au lieu-dit le Boulay-Filleul, une pierre d'assez grande dimension (classée monument historique.). . .

Glos-la-Ferrière, toute une histoire..., 1989.Père Paul Wargny Un peu d'Histoire in Info-Glos . .

Quelques faits d'Histoire

Glos-la-Ferrière, toute une histoire....

À la création des cantons, Glos est chef-lieu de canton. Ce canton est supprimé lors du redécoupage cantonal de l'an IX (1801). vignette|alt=Photographie d'une colonne carrée surmontée de la statue d'un coq|upright|Le monument aux morts.

La Grande Guerre fit vingt-quatre victimes (dont Félix Chalin, Emile Bertin, Ludovic Bunel, André Fourchégu, Clovis François, René Gohier, Auguste Leffray, Henri Mariette, Georges Nicolas, Philémon Mercier, Fernand Goupil, Georges Goupil, Alphonse Duval, Alexandre Hervé, René Lemonnier, Georges Play, Henri Rouillon, Albert Troussard, Louis Blanchoud et Victorin Plumauzille).

Le , Glos-la-Ferrière intègre avec neuf autres communes la commune de La Ferté-en-Ouche. créée sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi du de réforme des collectivités territoriales. Les communes d'Anceins, Bocquencé, Couvains, La Ferté-Frênel, Gauville, Glos-la-Ferrière, Heugon, Monnai, Saint-Nicolas-des-Laitiers et Villers-en-Ouche deviennent des communes déléguées et La Ferté-Frênel est le chef-lieu de la commune nouvelle.

Découpage Bernard Gaume, « Un peu d'Histoire », Info-Glos, 2002, ..

La justice ..

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Extraction et métallurgie du fer Père Paul Wargny Un peu d'Histoirein Info-Glos .

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… Au début du , le maître des ferrons de Glos a autorité sur plus de 250 forges du pays d'Ouche.

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Le dernier signe visible aujourd'hui est la présence de centaines de clous plantés dans la façade de l'église.

Couture et tissage du Lin

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Devises et dictons « Bourg de L'Aigle, ville de Glos » (ancien).

Politique et administration

|colspan="5" align="center" bgcolor="#f3fff3"| Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints. Ces conseillers intègrent au complet le conseil municipal de La Ferté-en-Ouche le jusqu'en 2020 et Michel Boulanger devient maire délégué.

Population et société

Glos-la-Ferrière a compté jusqu'à en 1836.

Économie

Lieux et monuments

Le château du Boële et son colombier. Ils sont inscrits au titre des monuments historiques.. Le château construit vers 1625 par Jacques Jouey, avocat à Rugles. On ne connaît pas l'origine du fief qui était déjà constitué en 1414. Son propriétaire en 1570, Jacques Jouey fut conseiller à la Cour des comptes de Normandie. Son petit-fils, , aura sa chapelle particulière en l'église en 1610. En 1738, le château fut agrandi de deux ailles couvertes de combles à la française.. Au milieu du , , propriétaire de forges à Aube, l'acheta à la famille Toutain dont il fit la généalogie. Le colombier voisin est couronné d'une suite d'arcatures destinées à supporter un toit conique.

Le Bois de la Ville. Le manoir a été bâtie sous le règne de , mais la façade a été refaite au . Dans l'herbage, à l'est, se situe l'ancien colombier. Un sieur du Bois de la Ville de Glos, commandant du second bataillon du régiment de Bourbon-Infanterie, mourut en 1734 à la bataille de Guastalla. Le propriétaire a longtemps été la famille Le Forestier dont le dernier descendant, Robert, a été maire de Glos pendant vingt-cinq ans.

La Pitière. Le manoir doit dater du . Ses embellissements sont dus à Gilles d'Espinay, bourgeois de Couvains. Guillaume d'Espinay, fils de Gilles, fut anobli en 1644. Le dernier d'Espinay est mort sans héritier en 1715.

L'église Saint-Agnan. L'église du village mesure de long : un édifice vaste par rapport à l'étendue du village. Cela s'explique par le fait que lorsqu'elle fut érigée, Glos-la-Ferrière était un bourg important. À tel point qu'il existait à l'origine deux églises selon Orderic Vital (livre III). La seconde devait se situer en bordure nord du bourg à l'entrée du chemin de Chambord. Jusqu'en 1653, il y avait d'ailleurs deux curés. L'église est inscrite sur la liste des édifices religieux dignes d'intérêt établis sous le nom d'Inventaire départementalBulletin officiel départemental de l'Orne, 1983

Extérieurs Il y a un dénivelé de entre le niveau du terrain autour de l'église et celui sur lequel repose celle-ci. Traditionnellement, le cimetière se trouvait autour de l'église. Au cours des siècles, de la terre a été rapportée pour recouvrir les anciennes tombes et permettre de nouvelles sépultures, ce qui explique cette dénivellation. Les fondations de l'église sont certainement bien antérieures à l'édifice actuel, tel qu'il fut bâti aux . Il est probable, en effet, qu'un lieu de culte chrétien existait là vers le et si des fouilles étaient faites, on trouverait certainement les bases de cet ensemble. Avant cette époque, le site était peut-être un lieu de culte des Romains puisqu'on sait qu'ils sont venus dans cette région, des tombes datant de cette époque ayant été trouvées. Les fenêtres percées dans la façade de l'église sont de la fin du , mais on peut apercevoir dans la muraille de la façade sud des fenêtres obturées dont on distingue bien les contours et qui sont des , . Il existe également des contreforts sur la façade mais qui ne servent en fait qu'au décor. En effet, il n'y a pas de poussée latérale puisque la structure de la toiture en carène de bateau (typiquement normande) est posée sur le mur. On en déduit que l'église est beaucoup plus ancienne que les autres églises romanes que l'on peut voir dans la région. D'ailleurs, à l'extrémité est, côté chœur, le chevet est carré, alors qu'un peu plus tard l'abside des églises romanes sera arrondie. On aperçoit également dans la façade du chevet deux arrondis en brique qui sont tout simplement des oculi, qui se voient au début de l'époque romane. La façade de l'église est parsemée de centaines de clous dans les interstices des briques. Le travail du fer a été pendant près de la richesse de la ville, et devant l'église une vingtaine de commerçants « les Ferrons », avaient un étal de clous et dans la façade du monument chacun exposait les modèles de sa production et espérait une protection divine. Dans la façade sud, on voit une porte qui n'est plus utilisée de nos jours. Autrefois, on entrait dans l'église non pas par l'extrémité ouest comme aujourd'hui mais par cette porte du sud qui était la porte de la lumière, et on sortait au nord par la petite porte des Morts. Cet ensemble assez exceptionnel a été respecté et gardé intact au fil des siècles .. L'illumination nocturne dont bénéficie l'église permet de mettre en valeur ce patrimoine. Au nord, est greffée une chapelle que date l'inscription « LEN DE GRACE 1610 ». vignette|alt=Vierge à l'enfant au-dessus d'un autel|Autel latéral gauche.

Intérieur À l'intérieur se trouve la table de communion qui date de la fin de l'époque . Le lutrin est fait d'un aigle couronné. L'autel latéral gauche est surmonté d'un tableau rappelant l'importance accordée au rosaire et à l'ordre de saint Dominique. La statue en bois creux de ce dernier, ainsi que celle de sainte Catherine de Sienne entourent l'autel. Ces deux statues sont antérieures à la fin du . Elles proviennent de la chapelle du château du Boële d'où elles ont été retirées avant démolition.. L'autel latéral de droite est surmonté d'un autre tableau dont l'enfant Jésus qui y figure représente en fait bébé, rappelant ici les œuvres du peintre Largillierre. À gauche de ce tableau se trouve la statue de saint Jacques. Glos est en effet une ville étape d'une des routes de Saint-Jacques-de-Compostelle qui se trouve à de là. À droite se trouve saint Jean Baptiste accompagné d'un agneau symbolisant la douceur et la gentillesse. Devant le maître-autel se trouve un retable de la fin du . Au-dessus se trouve une statue de saint Agnan (le patron du village) qui fut évêque d'Orléans, et à ce titre, il a fait reculer Attila. Deux belles autres peintures, le Crucifiement et le sacrifice d'Abraham, ont été achetées en , lors de la vente du château du Boële. Il faut aussi signaler la présence d'une statue en bois en très mauvais état représentant saint Thibault, le patron des lépreux. Elle séjourna fort longtemps dans la léproserie (la maladrerie) de Glos-la-Ferrière, où étaient isolés et soignés par des religieux, les gens qui avaient été en croisade et qui avaient rapporté la lèpre avec eux. La léproserie fut supprimée en 1696. Quant au baptistère, il s'agit d'une pièce rare à 8 pans, le 8 étant le chiffre de la perfection céleste. Le sacristie, qui se trouve derrière le chœur, date du , fermée par deux portes . Le lutrin est doté d'un aigle orné d'une couronne. Cet ornement rare signifie que les habitants de Glos n'avaient pas de « suzerain » et qu'ils étaient « bourgeois » depuis environ l'an 1200.. Au niveau du sol de la voûte, il y a une énorme pierre rectangulaire qui bouche probablement l'entrée de la crypte. Il y avait là-dessous des sarcophages de plomb, qui ont disparu pour faire des balles pour les fusils de la bataille de Valmy notamment.. Il y a peut-être d'autres choses à y découvrir. Enfin, l'église possède un orgue réputé datant de la fin du . Des concerts y sont encore donnés aujourd'hui.

Clocher