L'Hôme-Chamondot est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de Population municipale .. Géographie Localisation La commune se situe dans le Perche au sud-est du département de l'Orne, et appartient au Perche ornais, non loin de la limite du département avec celui d'Eure-et-Loir.
Voies de communication et transports Voies routières Le tracé de la nationale 12 qui relie Paris à Brest longe le territoire communal au nord-ouest (les Chauffetières) et marque la limite de la commune avec le territoire de la commune de La Poterie-au-Perche. Le maillage routier structurant de la commune est également assuré par la sur un axe sud-ouest/nord-ouest allant de Malétable à Saint-Maurice-lès-Charencey et par la sur un axe ouest-est desservant les communes de La Ventrouze et de Marchainville.
Transports en commun
Deux lignes du réseau inter urbain Cap'Orne organisées par le conseil départemental passe aux alentours de la commune : la ligne 60 à La Ventrouze sur la liaison L'Aigle - Tourouvre - Mortagne-au-Perche ; la ligne 75 qui dessert Mortagne-au-Perche - Longny-au-Perche - Neuilly-sur-Eure - La Loupe.
Équipement automobile des ménages 94,6 % des ulmois possèdent au moins une voiture en 2009LOG T9 - Équipement automobile des ménages - Insee, RP1999 et RP2009 exploitations principales. 44,6 % de ceux-ci ne possèdent qu'une voiture et 50 % deux voitures ou plus. 96,7 % des ménages disposent d'au moins un emplacement réservé au stationnement.
Hydrographie
La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par le cours d'eau 01 de Pierre Bourdon, le cours d'eau 01 des Chauffetières., le fossé 01 de l'Étang de Malnoë., le ruisseau de Charencey. et le ruisseau la Jambée...
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau du Bois des Chauffetières () et l'étang de Malnoë ()..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de l'Hôme-ChamondotLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Tourouvre au Perche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , L'Hôme-Chamondot est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (52,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,6 %), prairies (28,3 %), terres arables (17,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Ulmus vers 1272., Losme en 1793, L'Hosme en 1801.
Hôme est ici une altération du latin ulmus, « orme »...
Pour Chamondot, René Lepelley émet l'hypothèse d'un nom de personne..
Le gentilé est les Ulmois..
Histoire En 1812, L'Hôme-Chamondot ( en 1806) absorbe la commune de Brotz () à l'est de son territoire.
Le , le capitaine François Bouilhac, chef du secteur d'Alençon, est assassiné avec quatre autres responsables FFI (Jean Moreau, Fernand Chasseguet, Alfred Frémiot et Jean MazelineLe Pays bas-normand - Numéros 249 à 256 - Page 196.) au château de BrotzLe Prix de la liberté, par Raymond Ruffin, ..
Politique et administration Tendances politique et résultats
Liste des maires
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints.
Canton Depuis la réforme de 2014 mise en application aux élections départementales de 2015, la commune appartient au nouveau canton de Tourouvre au Perche qui est compris dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche.
Intercommunalités La commune fait partie de la communauté de communes des Hauts du Perche depuis 2017 et de ce fait entre dans le périmètre du pays du Perche ornais, le pendant ornais du pays du Perche d'Eure-et-Loir.
Population et société Démographie La commune appartient à une région où l'immigration vers le Canada a été importante. L'Hôme-Chamondot a compté jusqu'à en 1876.
Enseignement La commune appartient à l'académie de Caen et dépend de la circonscription de Mortagne-au-Perche de l'inspection académique de l'Orne (DSDEN).
Santé
Sport
Médias La commune entre dans la zone de diffusion du journal hebdomadaire Le Perche du groupe Publihebdos.
Culte La commune dépend du diocèse de Séez et appartient à la paroisse Sainte-Anne-du-Perche (relais de Longny-au-Perche) qui comprend les communes du nouveau canton de Tourouvre au Perche, ainsi que quatre communes du département de l'Eure.
Économie
Revenus de la population et fiscalité En 2009, la commune comptait . Le revenu net déclaré moyen s'établissait à et l'impôt sur le revenu moyen s'élevait à . Dans le détail, 50,8 % des foyers fiscaux étaient imposables avec un revenu déclaré moyen qui s'établissait à et 49,2 % des foyers fiscauxREV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux - DGFiP, Impôt sur le revenu des personnes physiques ne l'étaient pas avec un revenu déclaré moyen de .
Emploi, population active En 2009, la population active représente 71,0 % des de 15 à EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité - Insee, RP1999 et RP2009 exploitations principales. La même année, le taux de chômage des 15- s'élève à 15,1 % soit contre 12 en 1999 (14,3 %). En 2009, il touche principalement les femmes avec un taux de 20 % contre 11,3 % pour les hommes. Néanmoins, le chômage des femmes est en recul sur 1999 (23,1 %) mais en augmentation pour les hommes (6,7 %)EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans - Insee, RP1999 et RP2009 exploitations principales.
Sur les de la commune en 2009 possédant un emploi, 63,3 % sont salariés et 36,7 % non salariés. Les emplois salariés à temps partiel représentent 14 % des emplois et sont occupés à 48 % par des femmes. 27,6 % des femmes activesACT T1 - Population de 15 ans ou plus ayant un emploi selon le statut en 2009 - Insee, RP2009 exploitation principale possédant un emploi sont non salariées.
Le taux d'emploi salarié s'élève à 75 % chez les femmes contre 55,3 % pour les hommes. 65,6 % d'entre elles sont titulaires de la fonction publique ou de contrats à durée indéterminée contre 51,1 % pour les hommes. Le taux d'emploi non salarié s'élève en revanche à 44,7 % chez les hommes contre 25 % chez les femmesACT T2 - Statut et condition d'emploi des 15 ans ou plus selon le sexe en 2009 - Insee, RP2009 exploitation principale.. Sur les possédant un emploi, 34,2 % travaillent dans la commune et 65,8 % dans une autre communeACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la zone - Insee, RP1999 et RP2009 exploitations principales..
Passé industriel Dans le passé, la commune abritait sur son territoire différentes industries : verrerie de la Cellerie (hameau de la commune) exploitée par Les verreries de la Normandie, les gentilshommes & artistes verriers… par O. Le Vaillant, . à partir de 1835Les verreries de la Normandie, les gentilshommes & artistes verriers, par O. Le Vaillant, . produisant des cristaux pour éclairage, gobeletterie unie et mouléeDictionnaire topographique, statistique et postal de la France… par A. Peigné, . ; le hameau des Chauffetières, sur la commune, abritait l'une des plus importantes tuileries-briqueteries du département de l'OrneBulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne. qui était doté d'un four semi-continuLes arts du feu en Normandie : actes du , par Jean-Paul Hervieu, Éric Barré, Gilles Désiré, .. La briqueterie des Chauffetières existe depuis 1760 et était la propriété du marquis de Gontaud-Biron avant de passer dans les mains de la famille Fontaine en 1890. L'argile était extraite sur place et la fabrication de briques moulées à la main pouvait atteindre environ par jour. La capacité du four était de . Les briques flammées produites aux Chauffetières sont essentiellement destinées aux chantiers de restauration des monuments historiques.
Entreprises et commerces
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Ruines du château de Gannes inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du .. La tradition locale dit qu'il a été brûlé par les AnglaisLe département de l'Orne archéologique et pittoresque, par Léon de La Sicotière. en 1428. Quesnay de Beaurepaire, dans La Normandie monumentale, op. cit., , a rapporté longuement le siège et la destruction de ce château et l'existence de la Dame blanche de GannesTrésor des légendes du Perche, Marie-Rose Simoni-Aurembou, Corinne Widmaier-Bouillin, Association des amis du Perche, page 101.. Élevé sur une motte et défendu par des marécages qui l'isolaient, le château, qui d'après la légende était imprenable, dut sa destruction à la félonie de la fille du châtelain : éperdue d'amour pour un capitaine anglais, trahissant les siens, la « Dame blanche » ouvrit la poterne à l'ennemi. Château de Miserai. Briqueterie des Chauffetières. Les deux pièces de séchage, ainsi que le four subsistant, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du .. Église Saint-Martin d'origine romane, reconstruite au . Un aigle lutrin du est classé au titre objet.. Ancienne maison forte de Brotz, du . remaniée aux ., avec sa chapelle.
Personnalités liées à la commune