Le NCSM Crescent ou HMCS Crescent en anglais est un destroyer de la classe C de la Marine royale canadienne.
Initialement construit pour la Royal Navy, elle accepte en le transfert vers le Canada d'une flottille de destroyers de classe C en . Mais les navires ne sont pas encore construits et la capitulation du Japon met fin à la Seconde Guerre mondiale avant que l'un des huit destroyers fût bâti. À la fin, seulement deux sont transférés, le Crescent et le .
Histoire Le Crescent est assigné à la côte occidentale canadienne et arrive à Esquimalt en .
En , de retour d'un exercice d'entraînement avec le croiseur , les navires tombent sur une mine flottante de la guerre. Le croiseur doit faire une manœuvre d'urgence tandis que le destroyer la détruit en tirant dessus. En , le Crescent rejoint lOntario, les destroyers , et la frégate pour aller à Pearl Harbor ; il s'agit alors du plus grand déploiement de la Marine royale canadienne d'après-guerre. Il fait des exercices d'entraînement jusqu'en lorsqu'il est envoyé en Chine pour protéger les intérêts canadiens pendant la guerre civile chinoise. C'est le premier déploiement opérationnel d'une flottille canadienne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Crescent arrive à Shanghai le après une escale à Guam. Le Crescent est le premier navire canadien à entrer dans les eaux chinoises et va à Nankin en prenant le Yangzi Jiang le .
Le , le Crescent est à Nankin. Le dernier contingent nationaliste est vaincu par les communistes depuis un mois. 83 hommes s'enferment dans le mess et refusent de sortir jusqu'à ce que le capitaine entende leurs griefs. Le capitaine agit avec une grande sensibilité pour désamorcer la crise, il entre dans le mess pour une discussion informelle avec les membres de l'équipage mécontents et évite soigneusement l'utilisation du terme de mutinerie qui pourrait avoir de graves conséquences juridiques pour les marins impliqués.
Ce cas est presque simultané à deux autres cas de désobéissance de masse dans d'autres navires canadiens à des endroits éloignés : lAthabaskan à Manzanillo (Mexique) et le porte-avions dans la mer des Caraïbes. Dans ces deux autres cas, les capitaines respectifs agissent de la même manière similaire que leur camarade à bord du Crescent. Le , le destroyer est remplacé par le et va à Hong Kong. Le navire reste en Chine jusqu'en mai puis revient au Canada. En , le Crescent est mis en réserve. En 1950, le destroyer va servir de navire d'entraînement sur la côte orientale et son équipage est dissout.
En , le Crescent, et le vont au Royaume-Uni pour un exercice d'entraînement. En , les mêmes navires s'entraînent à Gibraltar et dans la côte d’Azur. Le Crescent et La Hulloise repartent d'Europe en août et en décembre, ils vont à Cuba pour un entraînement dans la mer des Caraïbes.
En 1953, Crescent subit une conversion en destroyer d'escorte. Il est modernisé pour se battre contre les sous-marins et servir une escorte rapide, similaire à celle des de la Royal Navy. La superstructure est prolongée à l'arrière et le pont est modifié. La moitié de son armement de frappe est remplacé par un sonar, un mortier anti-sous-marin Mark 10 et des torpilles. Le projet est considéré comme la plus grande opération entreprise par un chantier naval canadien. Pendant sa rénovation, le Crescent est affecté à la deuxième escadre d'escorte canadienne le 1955. Le navire revient le pour trois mois d'essais maritimes étendus. En 1959, il sert à la mise au point d'un nouveau sonar.
Le Crescent sert à la prévention anti-sous-marine à Victoria (Colombie-Britannique). Il est amené à Taiwan en 1971 pour la démolition.
Notes et références
Catégorie:Destroyer de la Marine royale canadienne Catégorie:Bateau lancé en 1944 Catégorie:Navire démoli en 1971 Catégorie:Navire construit sur la Clyde