La bataille de Takellote ou bataille de Takalout se déroule le lors de la guerre du Mali. Elle oppose le GATIA aux groupes de la CMA près de Kidal.

Prélude En , alors que l'Accord d'Alger a été signé depuis deux ans et que les derniers combats entre la Plateforme et la CMA datent de , de nouvelles violences éclatent dans la région de Kidal. Elles opposent Touaregs idnanes et Touaregs imghads — les premiers affiliés à la CMA et les seconds au GATIA — et font environ . Selon RFI : .

Le , un nouvel affrontement entre des hommes des deux groupes fait au moins trois morts au sud d'Aguel'hoc.

Le , de nouveaux combats éclatent près d'Anéfis entre la CMA et le GATIA. La ville passe alors sous le contrôle de la CMA.

Les négociations pour un nouvel accord de cessez-le-feu échouent le : le GATIA demandant à ce qu'Anéfis passe sous le contrôle de forces « neutres » impliquant la MINUSMA, l'armée française et l'armée malienne, ce que refuse la CMA qui affirme que l'armée malienne ne peut être considérée comme neutre.

Jeune Afrique rapporte que selon une source sécuritaire onusienne : .

Le , la MINUSMA fait état dans un rapport préliminaire de 64 allégations de violations des droits de l'homme en juin et juillet, dont 34 cas confirmés : 23 perpétrés par le GATIA et 11 par la CMA. Il s'agit . Au moins huit cas d'exécutions sommaires sont recensés. La CMA affirme pour sa part avoir radié quatre de ses membres pour vol de voitures et reconnaît d'après les déclarations de son porte-parole, Ilad Ag Mohamed.

Déroulement Le , le GATIA et la CMA s'affrontent à nouveau dans la région de Kidal. Selon Jeune Afrique, les combats débutent au petit matin lorsqu'une colonne de la CMA se dirige vers la localité de Takellote — aussi écrite Takallote ou Takalout — située à au sud de Kidal. Le village est un fief des combattants imghad du GATIA et la CMA soupçonne ces derniers de préparer une offensive contre Kidal. Les hommes de la CMA bénéficient de l'avantage numérique et de l'effet de surprise. Les combats s'achèvent avant midi à l'avantage des assaillants qui s'emparent de Takelotte. La CMA annonce alors de Kidal.

Pertes RFI rapporte que plusieurs sources indiquent que les combats ont fait des dizaines de morts. L'AFP indique quant à elle que selon une source au sein d'une organisation internationale, le GATIA , tandis que la CMA compte deux morts et plusieurs blessés. Oumar Ag Acherif, un membre de la CMA, déclare pour sa part à l'AFP que 50 hommes du GATIA ont été tués et 39 faits prisonniers.

Jeune Afrique rapporte que selon une source au sein de la CMA : . Un habitant affirme pour sa part que : .

Le GATIA ne donne pas de bilan concernant ses pertes, un de ses responsables déclare anonymement à l'AFP : .

La BBC évoque pour sa part une vingtaine de morts et affirme que selon Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du GATIA, la CMA compte deux morts et cinq blessés.

La CMA confirme détenir des dizaines de prisonniers et demande à la Croix-Rouge de venir leur rendre visite. Les blessés de la CMA sont ramenés à l'hôpital de Kidal, tandis que ceux du GATIA sont soignés à Gao.

Le , Guillaume Ngefa, le directeur de la division des droits de l’homme de la MINUSMA, affirme que 33 personnes sont alors détenues par la CMA, dont huit mineurs. Le même jour, neuf combattants du GATIA âgés de 15 à 17 ans, capturés par la CMA, sont remis à la MINUSMA.

Conséquences Le , la CMA attaque Inafarak, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest d'In Khalil. Là encore les forces du GATIA battent en retraite et se replient sur la région de Gao.

Le , les troupes de la CMA poussent plus au sud et entrent dans la ville de Ménaka, sans rencontrer de résistance de la part du MSA et de l'armée malienne qui restent sur place, ni du GATIA qui bat en retraiteMali: les combattants de la CMA prennent le contrôle de Ménaka, RFI, 30 juillet 2017.. Le MSA, allié à la fois du GATIA et de la CMA, cherche à ménager les deux partis.

Notes et références

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