Madeleine Rives, née le à Carcassonne et décédée le à BriançonActe de naissance à Carcassonne, n° 612, vue 154/174, avec mentions marginale du mariage à Cuxac-d'Aude en 1923 et du décès à Briançon en 1978., est diplômée de la Maison de santé protestante de Bordeaux, directrice de la Maison maternelle de Châlons-sur-Marne et organisatrice d’un service de soins à domicile dans le Queyras.

Bibliographie Fille d’Émile Rives, propriétaire terrien à Mazamet, et d’Emma Bonnes, cousine germaine d'Albert Monod, elle perd ses parents quand elle est au collège.

Études Madeleine obtient son brevet supérieurPierre Caspard, Jean-Noël Luc, Rebecca Rogers (sous la direction de), L’éducation des filles , hommage à Françoise Mayeur. Numéro spécial de la revue Histoire de l’éducation, septembre 2007, elle a une bonne connaissance de l’anglais. Elle décide de faire des études de garde-malade à la Maison de santé protestante de Bordeaux (MSP), où elle se lie d’amitié avec Eva Durrleman et Thérèse Matter. Élève du Anna Hamilton, elle sort diplômée de l'école de la MSP en Archives de la Maison de santé protestante de Bordeaux.

Affectations pendant la Grande Guerre À la suite de la mobilisationFrançoise Thébaud, Michelle Perrot (Préface), ((Les femmes au temps de la guerre de 14((, Payot, Paris, 2013 , elle est affectée dans des hôpitaux militaires : à Moulins ( - ), à Vittel ( - ), à Châlons-sur-Marne ( - ), à Bar-le-Duc ( - )Archives privées de Madeleine Rives: livret militaire.

Engagements et amitiés protestantes Tout en passant son diplôme de sage-femme, elle dirige la Maison maternelle de Châlons-sur-Marne, financée par le Comité américain pour les régions dévastées (CARD)Évelyne Diebolt, « La philanthropie féminine américaine face à la guerre. L’exemple du CARD », Des Américaines en Picardie au service de la France dévastée 1917-1924, Historial de la Grande Guerre, Péronne (Somme), Publications de la Réunion des musées nationaux, 2002, de à , où elle travaille avec Léa Ménard et Andréa Bonnardel, diplômées de la MSP. Cette Maison maternelle a été créée en 1916 par Gabrielle Alphen-Salvador et l’Association d’aide aux malades (ADAM) conjointement avec la Société des amis (des quakers anglais). À leur départ, c’est le CARD qui supplée au financement de cette institution. À son départ, la direction en est confiée à une cousine d’Alice Bianquis Escande, Jacqueline Merle, fille du pasteur Gaston MerleÉvelyne Diebolt (dir.), Militer au XXe siècle. Femmes, féminismes, Eglises et société, Dictionnaire biographique, Paris, Michel Houdiard éditions, 2009.

Revenue à Paris, Madeleine loge rue Lamarck dans le XVIIIe, avec Eva Durrleman et Thérèse Matter, tout en suivant des études de sage-femme à l’Assistance publique de Paris. Elle est présente au mariage d’Alice Bianquis et d’Alfred Escande à la Maison des missions, boulevard Arago, à Paris dans le XIVe, le . À son retour à Châlons-sur-Marne, elle participe à la fondation d’une école de sages-femmes pour fournir du personnel à la Maison maternelle. Madeleine est présente le à Lille à la réunion constitutive de l’Association de l’hôpital-école Ambroise-Paré de Lille (MAP). Elle se tiendra toujours au courant de la vie de la MAPLucie Vernier-Escande, Eva Durrleman et Thérèse Matter, deux vies, une œuvre, Grenoble, éditions Alzieu, 2000.

Vie matrimoniale Elle se marie en 1923 avec Maurice Mörch (1890-1977d'origine norvégienne, neveu de Pierre-Armand-Wladimir Mörch (1832-1894), président de la Chambre de commerce de La Rochelle), courtier maritime, veuf de Suzanne Meyer, déjà père de cinq enfants, ils habitent Marseille, où naît une fille, Nicole. En 1936, ils s’installent dans le presbytère de Pierre Grosse à Molines-en-Queyras, dans la vallée de Saint-Véran, la plus haute de France. Maurice est maire du village jusque dans les années 1950 et décoré de la Légion d'honneur. Là, elle organise un service de soins à domicile qu’elle assume souvent seule : bénévolement, elle donne des soins infirmiers et pratique des accouchements à domicile. De temps en temps, quand c’est nécessaire, ils remplacent le pasteur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils accueillent des personnes qui ont besoin de se cacherArchives privées de la famille Rives-Mörch.

Archives Archives de la Maison de santé protestante de Bordeaux. Archives de la Maison de santé Ambroise-Paré de Lille. Archives de l’Association Anne Morgan, Soissons (Aisne) : archives de l’Association d’hygiène sociale de l’Aisne, 1923-1952. Archives du Comité américain des régions dévastées (CARD), musée national de la coopération franco-américaine, Blérancourt (Aisne). Archives privées de la famille Rives-Mörch.

Bibliographie Évelyne Diebolt, « Femmes protestantes face aux politiques de santé publique 1900-1939 », Bulletin de la société de l’histoire du protestantisme français (BHSP), , tome 146, p. 91-132 Évelyne Diebolt, Les Femmes dans l’action sanitaire, sociale et culturelle, 1901-2001 ; Les associations face aux institutions, Paris, Femmes et associations, 2001 Évelyne Diebolt, « La philanthropie féminine américaine face à la guerre. L’exemple du CARD », Des Américaines en Picardie au service de la France dévastée 1917-1924, Historial de la Grande Guerre, Péronne (Somme), Publications de la Réunion des musées nationaux, 2002 Lucie Vernier-Escande, Eva Durrleman et Thérèse Matter, deux vies, une œuvre, Grenoble, éditions Alzieu, 2000. Évelyne Diebolt (dir.), Militer au XXe siècle. Femmes, féminismes, Églises et société, Dictionnaire biographique, Paris, Michel Houdiard éditions, 2009. Geneviève Poujol, Un féminisme sous tutelle, les protestantes françaises (1810-1960), Paris, Les éditions de Paris, 2003. Roger-Henri Guerrand et Marie-Antoinette Rupp, Brève histoire du service social en France, 1896-1976, Toulouse, éditions Privat, 1978. Pierre Caspard, Jean-Noël Luc, Rebecca Rogers (sous la direction de), L’éducation des filles , hommage à Françoise Mayeur. Numéro spécial de la revue Histoire de l’éducation,

Articles connexes Léonie Chaptal Anna Hamilton Juliette Delagrange Eva Durrleman Thérèse Matter Elisabeth Rouffiac Alice Bianquis Escande Madeleine Seltzer Gabrielle Alphen-Salvador Marie de Liron d'Airoles Marcelle Monod Antoinette Hervey

Notes et références

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