Moulins-la-Marche est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.

Géographie Description vignette|gauche|Vue du centre de Moulins-la-Marche depuis la motte féodale. La commune est aux confins nord de la campagne d'Alençon et du Perche. Son bourg est à au nord de Mortagne-au-Perche, à au sud-ouest de L'Aigle et à à l'est de SéesDistances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.

Elle fait partie de la zone d'emploi et du bassin de vie de L'Aigle

Communes limitrophes

Géologie et relief Le point culminant () se situe en limite nord-ouest, près du lieu-dit les Petites Bruyères. Le point le plus bas (174/) correspond à la sortie de la Sarthe du territoire, au sud-ouest. La commune est semi-bocagère.

Hydrographie La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Sarthe, un bras de la Sarthe, l'Iton, un bras de l'Iton., le fossé 01 de la Chevalerie., le Mahéru., le ruisseau de la Fontaine., le ruisseau de la Gazinière., le ruisseau de Quincampoix., le ruisseau de Ronxou. et un autre petit cours d'eau..

La Sarthe constitue la limite sud-est du territoire communal . D'une longueur de , elle prend sa source dans la commune de Soligny-la-Trappe, au hameau de Somsarthe, c'est-à-dire "sommet de la Sarthe", à une altitude de . Sur une grande partie de son cours, elle marque alors la limite entre les départements de l'Orne et de la Sarthe et conflue avec la Mayenne à Angers à une altitude de , pour former la Maine.. Les caractéristiques hydrologiques de la Sarthe sont données par la station hydrologique située sur la commune de Merlerault-le-Pin. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:07 TU à partir des 605 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1970 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

L'Iton, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Mahéru et se jette dans l'Eure à Acquigny, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Moulins-la-MarcheLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points.. Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée () et un été frais () et venté.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Hilaire-le-Châtel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Moulins-la-Marche est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (67,9 %), terres arables (23,9 %), forêts (5,6 %), zones urbanisées (2,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 470, alors qu'il était de 457 en 2015 et de 458 en 2010..

Parmi ces logements, 71 % étaient des résidences principales, 11,8 % des résidences secondaires et 17,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,1 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Moulins-la-Marche en 2020 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (11,8 %) supérieure à celle du département (10,6 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

+ Le logement à Moulins-la-Marche en 2020. Typologie Moulins-la-Marche. Orne. France entière. Résidences principales (en %)7178,482,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)11,810,69,7 Logements vacants (en %)17,211,18,2

Voies de communication et transports

La commune est desservie par la L'Aigle - Alençon du réseau Cap'Orne (autocars départementaux de l'Orne).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme de Molinis vers 1050..

Le toponyme est issu du latin molinus, le toponyme est lié à une activité meunière.. Aux temps féodaux, une marche était une zone frontalière, ici entre le duché de Normandie et le comté du Perche.

Moulins-la-Marche évoque donc d’une part les nombreux moulins alimentés par les cours d’eau tout proche comme la Sarthe au sud de la commune et l’Iton au nord, mais également la frontière historique entre le duché de Normandie et le comté du Perche, là où été perché un château sur sa butte féodale.

Le gentilé est Moulinois.

Histoire

Moyen-Âge Au milieu du , le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant, confie à Guimond de Moulins premier seigneur de Moulins, la défense de son duché sur ce promontoire naturel situé à la frontière du Perche, province du royaume de France..

La butte et son château sont pris par les Français en 1052 puis repris par les hommes du duc de Normandie l’année suivante..

En 1116, le roi Henri d’Angleterre rallie Moulins au duché de Normandie et lance la réparation des fortifications endommagées.

C’est en 1204 que Philippe Auguste rattache définitivement la ville au domaine royal, après que celle-ci passe tour à tour du giron anglo-normand à celui des comtes du Perche au gré des alliances et des trahisons de l’époque.

À partir de 1290, Moulins-la-Marche fait partie de l’apanage des comtes du Perche.

Lors de la guerre de Cent Ans, entre 1428 et 1430, la ville de Moulins est la proie des Anglais qui dominent alors la Normandie. Ces derniers détruisent le château et seule la motte castrale demeure.

Époque moderne Le roi de France Louis XIII érige Moulins-la-Marche en vicomté en 1636, lequel subsiste jusqu’à la Révolution française. La butte et ses alentours sont la propriété du frère cadet de Louis XVI, le futur Louis XVIII. Ce dernier en confie l’apanage à perpétuité à deux frères : Louis et Alexandre Férault de Falandre.

Révolution française et Empire L’année 1791 est le début d’une longue bataille juridique entre la municipalité et la famille Férault pour la possession de la Motte féodale qui prendra fin bien des années plus tard dans les années 1950.

Époque contemporaine En 1823, la commune de Moulins-la-Marche ( en 1821) instituée par la Révolution française absorbe celles de Courdevêque (, à l'ouest du territoire, aujourd'hui « Cour d'Évêque ») et Ronxoux (, au nord).

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, lors des combats de la Libération de la France, le a lieu un accrochage meurtrier entre un groupe de résistant et un groupe d'une quinzaine d'Allemands. Après avoir libéré Courtomer, Jean Lincker, un résistant, est averti par un agriculteur qu'un petit groupe d'Allemands venait de quitter sa ferme. Aussitôt, Lincker forme un groupe de six membres composé de Jean Fillâtre, André Vimal du Boucher, Pierre Jacquot, André Pillou, Alferd Pommier et Roger Rycroft (pour la plupart originaires d'Argentan). Cet accrochage est restitué par Jean Lincker. :

Depuis, une stèle a été érigée sur les lieux en 1949, en la mémoire de ces résistants morts au combat, au lieu-dit le Clos Mottet.

Politique et administration vignette|redresse|Le monument aux morts. Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche du département de l'Orne

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Moulins-la-Marche. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Tourouvre au Perche

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Orne.

Intercommunalité Moulins-la-Marche était le siège de la petite communauté de communes du Pays de la Marche, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Celle-ci a fusionné le avec la communauté de communes du Pays de L'Aigle pour former la communauté de communes des Pays de L'Aigle et de la Marche.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de , une nouvelle fusion est intervenue le afin d'intégrer la communauté de communes du canton de La Ferté-Frênel, formant l'actuelle communauté de communes des Pays de L'Aigle dont est désormais membre la commune

Administration municipale Compte tenu de la population de la commune, son conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et ses adjoints, sur Légifrance..

Liste des maires

Jumelages .

Équipements publics et services vignette|La salle des fêtes.