vignette|Gare malawite près de la frontière avec le Mozambique, 1984. vignette|Automotrice diesel des Malawi Railways, 1984.

(« Chemins de fer du Malawi ») était une entreprise publique de transport ferroviaire du Malawi jusqu'à sa privatisation en 1999. À partir du , le consortium gagne les droits d'exploitation du réseau. C'est la première privatisation ferroviaire en Afrique n'impliquant pas un opérateur parapublic.

Histoire

Après avoir obtenu son indépendance en 1964, le Malawi, auparavant Nyassaland, hérite d'un réseau ferroviaire de trois chemins de fer. Il y avait la qui reliait Salima, sur le lac Malawi, à Port Herald (aujourd'hui Nsanje) sur la rivière Shire, via Blantyre ; le reliait Port Herald à Vila Fontes (aujourd'hui Caia), au Mozambique portugais ; et le reliait Vila Fontes à Beira, toujours au Mozambique portugais. Le réseau était opéré comme un système unique et intégré du Malawi, alors même que le était situé entièrement en territoire étranger.

Toutes les lignes étaient à voie étroite et voie unique et le avait, en particulier, des virages serrés et des déclivités importantes, ce qui fait que le système était inadapté aux trains lourds. Les coûts de maintenance étaient élevés et les volumes de fret très bas, plus de trois inférieurs à ceux de Rhodésie et des lignes d'Afrique de l'Est... Quoique coûteuse et peu performante, la liaison ferroviaire avec Beira resta une voie majeure du transport en vrac jusqu'en 1979, date à laquelle elle fut détruite par le RENAMO durant la guerre civile au Mozambique. À ce moment, le Malawi opérait une seconde liaison ferroviaire avec le port de Nacala, au Mozambique ; cette ligne est, de nos jours, la principale en ce qui concerne les importations et les exportations..

De 1974 à 1979, le Malawi travailla avec la (CIDA), laquelle contribua au financement de d'une nouvelle voie entre Salima et Lilongwe, dans le cadre du .

De nos jours

Une ligne à d'écartement, longue de , va de Mchinji, à la frontière avec la Zambie, à l'est, jusqu'à Makhanga, dans le sud, en passant par Lilongwe et Blantyre. À la jonction de Nkaya, elle est connectée avec le « corridor de Nacala » qui se dirige à l'est jusqu'au port en eau profonde de Nacala, sur l'océan Indien, via Nayuchi. La branche sud, de Makhanga à Beira, au Mozambique, a été fermée au déclenchement de la guerre civile du Mozambique ; les plans de sa reconstruction n'ont toujours pas été concrétisés. Une extension, de Mchinji à Chipata, en Zambie, a été ouverte en 2010., et il existe un projet de connexion avec le chemin de fer Tanzanie-Zambie (TAZARA) à Mpika..

Le trafic concerne essentiellement des produits exportés via Nacala ; il s'agit notamment de sucre, de tabac, de pois d'Angole et de thé. Les flux d'importation concernent les engrais, le carburant, des produits de consommation en conteneurs et des produits alimentaires dont l'huile végétale et les céréales. Un service de passagers, subventionné par le gouvernement, fonctionne trois fois par semaine dans les directions de Blantyre à Makhanga et vers la frontière avec le Mozambique, à Nayuchi.

Le pont de Rivirivi a été endommagé par le en ; il a rouvert en 2005.. Le port de Nacala et le chemin de fer ont été tous les deux concédés au en ..

Deux d'entre elles avaient servi comme locotracteurs et les deux autres n'avaient jamais été utilisées.

Articles connexes Transport ferroviaire au Malawi

Notes et références Traduction

Références

Bibliographie .

Liens externes

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