Sir Charles Calvert Bowring (1872-1945) est un administrateur colonial britannique.
Biographie Charles Bowring suit sa scolarité au Clifton College, à Bristol. Il entre au en 1890. En 1909, il épouse Ethel Dorothy Watts, fille de G. K. Watts ; ils ont quatre fils et trois filles..
Afrique orientale britannique / Kenya
Charles Bowring est recruté comme trésorier de l'Afrique orientale britannique en 1901, et du gouvernement en 1911. Il est de l'Afrique orientale britannique, plus tard nommée Kenya, de 1911 à 1924, date à laquelle il est fait gouverneur du Nyassaland. Durant cette période, il figure aussi parmi les dirigeants d'une Grande Loge maçonnique.
En , il est nommé à la commission du travail de l'Afrique orientale britannique. La commission publie un rapport en 1913, contenant les contributions écrites ou transcrites depuis l'oral de plus de deux cents Européens et soixante Africains. La plupart des témoignages ont été qualifiés de
Entre 1917 et 1919, Charles Bowring est gouverneur exécutif de l'Afrique orientale britannique. C'est un moment où la colonie se remet d'une famine ; il y a pénurie de main-d'œuvre et les colons deviennent de plus en plus pressants. Charles Bowring n'est pas systématiquement favorable aux colons, il prend des mesures bénéficiant aux populations africaines et il est moins fanatique que la plupart des immigrants Indiens. Pourtant, face aux colons, il cède souvent à leurs demandes.
Il est opposé à l'extension de la au-delà des colons. Il déclare :
Il soutient l'idée de nommer deux représentants des Indiens et un représentant des Africains au conseil législatif.
En réponse à une crise financière de la colonie, il propose d'augmenter l'impôt par tête et l'impôt sur les habitations (). En dépit des réticences du , il met en œuvre la mesure pour l'année fiscale 1920-1921. Quoiqu'approuvant l'idée d'accueillir comme colons des vétérans de la première Guerre mondiale, il souligne qu'il y a pénurie de terres et de main-d'œuvre, et déclare que chaque colon devrait disposer d'un capital d'au moins . Il est extrêmement favorable à l'extension du chemin de fer au travers du plateau d'Uasin Gishu, pour le bénéfice des colons de cette zone.
Nyassaland Charles Bowring devient gouverneur et commandant en chef du Nyassaland en 1923. Il occupe cette fonction jusqu'au .
En , il pose la première pierre des nouveaux bâtiment de Livingstonia, où Robert Laws veut développer une université pour les Africains du Nyassaland et des colonies voisines. Il écrit :
Charles Bowring pense que le futur du Nyassaland passe par le développement de l'agriculture. Quelques Européens seraient impliqués mais les terres seraient développées par des Africains instruits par les Européens. Il est contre l'idée d'accorder de vastes étendues de terres pour l'usage des Européens. Face à la pénurie de terrains pour les Africains dans les hautes-terres de la Shire, il déclare Pour financer cela, il propose une taxe foncière graduée, frappant plus fortement les plus grands domaines.
Il y a des atermoiements et des discussions à propos de ces réformes. Dans la seconde moitié de l'année 1926, Charles Bowring retourne en Angleterre, pendant ses vacances, pour rencontrer des représentants du , mais il ne peut obtenir le règlement du problème foncier. En 1927, il soumet un projet de loi révisé au conseil législatif et, finalement, en 1928, la loi (Ordonnance sur les autochtones des domaines privés) est passée. Les résidents Africains sont redevables d'un loyer équivalent à deux ou trois mois de revenus, en contrepartie duquel ils obtiennent un terrain assez vaste pour leur agriculture familiale et suffisamment de matériaux pour construire une habitation. Le propriétaire ne peut réclamer un loyer s'il refuse de fournir du travail.
La politique officielle du Nyassaland est de regrouper les villages pour en faciliter la gestion et le contrôle. Mais, à la fin des années 1920, la pratique est largement abandonnée. Charles Bowring tente de la relancer, en s'appuyant sur les chefs locaux et les officiers des districts, mais cela s'arrête à nouveau lorsqu'il quitte sa fonction. Sur la question de l'avenir de la Rhodésie du Nord (l'actuelle Zambie), il est en faveur d'une tripartition. Une partie irait à l'Afrique du Sud, une partie à la Rhodésie du Sud (l'actuel Zimbabwe) tandis que le nord-est serait adjoint au Nyassaland dans une fédération est-africaine.
Notes et références Traduction
Citations originelles
Références
Bibliographie
Liens externes
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