José Pérez Ocaña (Cantillana, - ) est un peintre naïf, anarchiste et militant pour les droits LGBT espagnol, Andalou installé à BarceloneÁngel S. Harguindey, « Ocaña: "Creo que la provocación gusta a todo el mundo" », El País, 7 juin 1978..
Biographie José Pérez Ocaña naît à Cantillana dans la province de Séville. Homosexuel avoué, il quitte sa petite ville natale pour Barcelone, centre de l'avant-garde espagnole à l'époque. Sans ressources, il vit modestement dans une mansarde et travaille comme peintre en bâtiment pour subsister.
Il fait la connaissance des artistes Nazario et Copi. Personnage emblématique de la Rambla à l'époque de la transition démocratique espagnole, il se travestissait et se montrait sans complexe en pleine lumière. Il portait des robes traditionnelles andalouses et des accessoires religieux typiques.
En 1978, il est arrêté sur la Rambla pour outrage à agent public et est incarcéré à la prison Model de Barcelone.
En 1980, il peint une fresque dans l'entrée de l'école La Esperanza à Cantillana« Comienza la reparación del mural de José Pérez Ocaña en Cantillana », Tercera información, 8 mars 2017..
Il meurt d'une hépatite aggravée par les suites de ses brûlures après que, rentré à Cantillana pour le carnaval, le costume en forme de soleil qu'il se confectionnait eut pris feuJosé Aguilar, « El actor y pintor Ocaña murió en Sevilla víctima de una hepatitis », El País, 19 septembre 1983..
Hommages En 1978, le réalisateur Ventura Pons lui consacre un documentaire, Ocaña, retrato intermitente, (en catalan Ocaña, retrat intermitent) dans lequel le peintre parle de lui-même.
Le dessinateur Nazario lui dédie sa bande dessinée Alí Babá y los 40 maricones (1993).
Le chanteur Carlos Cano lui rend hommage avec sa chanson Romance a OcañaGermán Labrador Méndez, Culpables por la literatura: Imaginación política y contracultura en la transición española (1968-1986), Ediciones Akal, 2017, p. 313., qui a été reprise par María Dolores Pradera.
En 2000, le organise une exposition de ses tableaux.
Juan José Moreno et Manuel Huete réalisent un documentaire sur lui, Ocaña, la memoria del sol (2009), qui montre des photographies et des œuvres inédites.
En 2015, une plaque en son honneur est apposée sur le mur de la maison où il a vécu, sur la Plaça Reial, à Barcelone.
Références
Liens externes
Photographies de José Pérez Ocaña sur le site du musée national centre d'art Reina Sofía
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