Lhôpital privé Jean-Mermoz est situé dans le de Lyon, dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes. D'abord appelé par son exploitant, la Générale de santé, l'établissement ouvre en 2009.

Construction La Générale de santé souhaite, au milieu des années 1990, moderniser ses implantations lyonnaises. Disposant alors de trois établissements (clinique Jeanne-d'Arc, clinique Sainte-Anne Lumière et clinique Saint-Jean), elle envisage de les regrouper en un site unique, plus fonctionnel, plus rationnel, plus moderne. Son nouvel établissement doit s'installer dans le quartier Mermoz, sous le nom de .

La Générale de santé lance un concours d'architecture européen. En 1998, Françoise-Hélène Jourda remporte le concours d'architecture, alliée au bureau d'études Coteba. Comme elle l'indique elle-même, parmi les candidats, elle était la seule . Elle propose un projet ambitieux, axé notamment sur la qualité de l'accueil des patients.

Le permis de construire est obtenu en , sur le terrain de l'ancienne usine de construction électrique Paris-Rhône, groupe Valeo. Les entreprises sont choisies selon la méthode du moins-disant, et le chantier de construction débute le , mais des difficultés apparaissent dans la réalisation du gros œuvre. Le titulaire de ce lot de travaux, la société Queyras, rencontre des difficultés financières à partir du printemps 2002, est mise en redressement judiciaire le , voit finalement son marché résilié ce même mois, et le chantier s'arrête. Quinze mois après le chantier est à l'abandon. Les erreurs sont telles que la Générale de santé fait le choix de raser ce qui avait été construit pour tout recommencer. Sur la base d'un pré-rapport d'expertise, remis lors de l'été 2003, les premières démolitions (la maison médicale) interviennent le , mais le chantier reste à l'arrêt.

Le rapport d'expertise définitif de débute par ces mots : . Autant dire que tout le monde a fauté, qu'il s'agisse de la Générale de santé, de la maîtrise d’œuvre et des entreprises, dont la principale, titulaire du lot de gros œuvre, Queyras. L'expertise pointe du doigt le fait que l'offre de l'entreprise était anormalement basse, 25 % moins chère que ses confrères, 13 % en dessous de l'estimation de la maîtrise d’œuvre ; ce point est d'ailleurs contesté par la Générale de santé, qui estime avoir retenu une entreprise . Le rapport d'expertise répartit les torts à raison de 30 % de la Générale de santé, 30 % à l'entreprise Queyras et 30 % à l'architecte Françoise Jourda ; celle-ci se défendait alors en déclarant : . La part est pourtant faite entre les erreurs d'appréciation, les rattrapages dans l'urgence et les erreurs de la maîtrise d’œuvre d'une part, et la pression mise par la maîtrise d'ouvrage et ses assureurs d'autre part. La maîtrise d’œuvre d'exécution est retirée à l'architecte, qui ne garde que la responsabilité de la conception, et est confiée à Coteba, appuyé d'Arcadis. Les deux autres bâtiments, institut d'oncologie et, surtout, la clinique, achevés à 75 %, sont à leur tour démolis. Les travaux de construction ne reprennent qu'en .

Lors de l'annonce par voie de presse du résultat du concours d'architecture, l'objectif était d'ouvrir la à la fin de l'été 2000. L'ouverture de l'hôpital privé était repoussée au printemps 2003, en particulier parce que le terrain initial s'avère trop petit. Après que les démolitions ont débuté, le souhait de la Générale de santé était d'ouvrir son établissement au second semestre 2007. L'ensemble de l'hôpital est finalement livré le , pour une ouverture au public en et une inauguration de cette le , après l'ouverture des urgences en .

Les travaux auront coûté d'euros, sans compter les d'euros de travaux provisoires nécessaires dans les trois établissements existants, du fait de l'allongement du délai de réalisation ; ce projet a dès lors été qualifié . Lors de l'attribution du concours, le coût estimé de la construction était de de francs (soit d'euros en valeur 1998) ; les experts ont quant à eux estimé le coût de la démolition et de la reconstruction à d'euros.

Fonctionnement

L'hôpital comporte à son ouverture trois entités, accueillant une maison médicale et une clinique dans un premier bâtiment, et un institut d'oncologie dans un second ; leurs surfaces respectives sont de , et . L'hébergement compte et places, pour . Il a connu depuis plusieurs extensions.

La clinique regroupe quatre bunkers de radiothérapie et un de curiethérapie, des espaces de chimiothérapie, vingt-et-un blocs chirurgicaux, un plateau d'imagerie médicale, un service de dialyse, de consultation Il dispose également d'une crèche à l'usage du personnel médical.

Notes et références Notes

Références

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Mermoz Catégorie:Édifice construit en 2008