Le Quatuor à cordes en Si bémol, op. 8, est une œuvre de Maurice Emmanuel composée en 1903. Avec la Sonate pour violon et piano , l'œuvre est marquée par une tentative du compositeur de surmonter le rejet qu'avait rencontré la Sonate pour violoncelle et piano , dont le langage était audacieusement enrichi par l'utilisation de modes anciens.
Composition Contexte Maurice Emmanuel a composé un premier Quatuor à cordes, détruit en 1922 avec une quarantaine d'autres partitions composées dans un langage qui ne correspondait pas à sa personnalité profonde mais plus au goût des professeurs du conservatoire de Paris : élève de Léo Delibes, Emmanuel avait été durement sanctionné pour son audacieuse Sonate pour violoncelle et piano , au point de se voir interdire de se présenter pour le prix de Rome, en 1888. Dans la biographie qu'il lui consacre, Christophe Corbier présente la période qui s'ouvre devant le jeune musicien comme une inexorable .
La composition de la Sonate pour violon et piano , en 1902, lui vaut le soutien d'un autre compositeur et organiste, Charles Tournemire, qui l'encourage à composer à nouveau, librement. L'œuvre est encore . Surtout, cette même année, la création de Pelléas et Mélisande de son ancien camarade Claude Debussy lui apparaît comme une révélation, qui entraîne . Plus encore que la Sonate pour violon, le Quatuor à cordes traduit ainsi une pour le compositeur.
Création Le Quatuor à cordes est exécuté en privé, en 1905, dans le cadre d'un concours de la Société des compositeurs, où il est classé huitième. Charles Tournemire n'en félicite pas moins son auteur pour cette . La première audition en public a lieu Salle Pleyel, le . L'œuvre est publiée la même année aux éditions Durand.
Analyse Structure L'œuvre est en quatre mouvements, les deux premiers se jouant sans interruption : Adagio — Andante à et (enchaîné) Allegro con brio — à et — retour à lAdagio Andante à — Allegro vivace à Allegro con fuoco alla zingarese à
Dans son analyse du Quatuor à cordes, Florence Doé de Maindreville note d'abord que .
Or, , le compositeur utilise :
Structure du Quatuor à cordes, op.8évolution des tempi et symétries Introduction Sonate Scherzo Final alla zingarese Adagio() Allegro con brio() Andante() Allegro con fuoco() Andante() Meno mosso() Allegro vivace() Quasi andantino() Adagio() Allegro con brio() Adagio() Allegro con fuoco() Andante() Meno mosso() Allegro vivace() Presto() Moderato() Allegro con brio() Adagio() Quasi andantino() Adagio() Adagio() Prestissimo()
Ouverture sur le folklore Selon Harry Halbreich, la de cet Allegro con fuoco inspiré par la musique tzigane
Dans cette , qui est la transcription un peu modifiée et amplifiée de la Zingaresca pour petit orchestre, .
Florence Doé de Maindreville signale :
Pour Henry Woollett, le Quatuor à cordes d'Emmanuel, .
Discographie Maurice Emmanuel : musique de chambre — interprétée par le Quatuor Stanislas — Timpani 1C1167, 2010 (premier enregistrement mondial)
Bibliographie
Ouvrages de Maurice Emmanuel . Ouvrages généraux Harry Halbreich, « Maurice Emmanuel », dans , . Monographies
Notes discographiques
Références
Liens externes
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