Jacques-Antoine Boudin, né le à Verberie (généralité de Paris, actuel département de l'Oise), mort le 6 fructidor an V (le ) à Oulches (département de l'Indre), est un homme politique de la Révolution française.
Biographie
Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Jacques-Antoine Boudin, alors président de l'administration du district de Châteauroux, est élu député du département de l'Indre, le quatrième sur six, à la Convention nationale.
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention, et la déportation à la paix » et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine : [...] j'ai beaucoup plus de confiance dans les lumières de Thomas Paine que dans les miennes, je demande, avec lui, que Louis Capet soit tenu en prison jusqu'à la fin de la guerre, puis déporté à la paix. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze.
Après la chute de Robespierre, Jacques Antoine Boudin prend part à la réaction thermidorienne :
Le 8 brumaire an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite de Jean-Baptiste Carrier (député du Cantal), accusé d'avoir commis les fusillades et les noyades de Nantes. Le 4 frimaire (le ), il est élu secrétaire, aux côtés de Stanislas Rovère (député des Bouches-du-Rhône) et de Gilles Porcher (député de l'Indre), sous la présidence de Jean-Baptiste Clauzel (député de l'Ariège). Le 15 frimaire (le ), il est élu, aux côtés de Philippe-Charles-Aimé Goupilleau (député de la Vendée), de Jean-Baptiste Lomont (député du Calvados) et de Louis Legendre (député de la Seine), membre du Comité de sûreté générale. Le 15 prairial (le ), il y est réélu aux côtés de Louis-Benoît Genevois-Duraisin (député de l'Isère), de Jean-Baptiste Lomond et de Stanislas Rovère.
Mandat aux Cinq-Cents Sous le Directoire, Jacques-Antoine Boudin est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Le 30 pluviôse an V (le ), il démissionne de son son mandat. Il meurt le 6 fructidor (le ).
Références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Naissance en avril 1756 Catégorie:Député de l'Indre Catégorie:Député de la Convention nationale Catégorie:Membre du Conseil des Cinq-Cents Catégorie:Naissance dans la province de Picardie Catégorie:Décès dans l'Indre Catégorie:Décès en août 1797 Catégorie:Décès à 41 ans