Transports Région Arlysère, quelquefois abrégé en TRA, est le nom commercial du service de transport en commun de la communauté d’agglomération Arlysère. Ce dernier dessert 23 des 39 communes de l’intercommunalité à l’aide d’un réseau composé de neuf lignes régulières et d’un service de transport scolaire.
Le service a été créé en . Son exploitation est confiée, dans le cadre d’une délégation de service public, au groupe Transdev depuis cette date, d’abord au travers de sa filiale Transdev Savoie puis via une société dédiée, Transdev Albertville, depuis 2018. L’actuel contrat de délégation de service public, signé entre la communauté d’agglomération Arlysère et le groupe Transdev en , a pris effet le pour une durée de dix ans, soit jusqu’au .
Histoire Avant la création du réseau Les Jeux olympiques de 1992 vignette|Les navettes mises en place à l’occasion des Jeux olympiques, en 1992. Lors des Jeux olympiques d’hiver qui se tiennent à Albertville du 8 au , le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) met en place un service de navettes entre Albertville et un parking périphérique installé à Sainte-Hélène-sur-Isère. La ville ne disposant pas de bus, plusieurs réseaux de la région prêtent des véhicules, dont le Stac de Chambéry qui prête 7 de ses bus. et les TAG de Grenoble, qui mettent 26 bus. (5 Renault PR 100.2Les , mis en service en .. et 16 Renault R312Les , soit l’intégralité des Renault R312 de cette société, mis en service en .. de la Sémitag ainsi que 5 Renault PR 100.2 des VFDLes , mis en service entre et ..) à disposition du COJO.
2005, l’amorce d’un réseau unifié En , un partenariat entre le conseil général et le syndicat Arlysère permet le renforcement de la ligne reliant Albertville à Ugine : le tracé est allongé, reliant l’hôpital d’Albertville au centre-ville d’Ugine, les horaires sont adaptées à celles des scolaires et des ouvriers tandis que la fréquence et l’amplitude horaire sont augmentées. Une identité visuelle propre à la ligne est également mise en place. Toutes ces améliorations permettent une hausse de la fréquentation de 62 % en deux ans.
Dans le même temps, une étude est menée afin de faire le point sur l’offre de transports présente sur le territoire d’Arlysère et sur les évolutions possibles. Il en ressort un schéma des transports en commun articulés autour de lignes de bus, de transport à la demande et de covoiturage.
Fin , la mairie d’Albertville lance un appel d’offres pour l‘exploitation du futur réseau de bus. En , un contrat de délégation de service public est signé pour 5 ans avec la société Transavoie, filiale du groupe Transdev. Il prévoit l’exploitation de deux lignes de bus en heures de pointe : la première doit relier le quartier de Saint-Sigsimond au centre commercial Chiriac à raison d’un bus toutes les 20 minutes, tandis que la seconde circule entre le Champ de Mars à la plaine de Conflans avec un passage toutes les 25 minutes. Ces deux lignes passent par la gare, où elles entrent en correspondance avec la ligne d’Ugine, et sont assurées en transport à la demande en heures creuses. La ville se charge de l’acquisition de cinq minibus (4 neufs équipés d’un filtre à particules et un d’occasion) accessibles aux PMR et de l’aménagement d’un dépôt dans la zone d’activités de la Pierre du Roy. Toutefois, en , il est décidé de reporter la mise en service du réseau au .
2007 : la création de Je prends le Bus vignette|gauche|L’un des quatre minibus utilisés sur le réseau au moment de son lancement. Le , la communauté de communes de la Région d’Albertville (Co.RAL) devient l’autorité organisatrice de transports. en lieu et place de la mairie d’Albertville. et, par conséquent, est responsable de la mise en place d’un réseau de bus sur son territoire. Elle récupère donc la ligne assurant la liaison entre Albertville et Ugine, assurée jusqu’ici à titre expérimental depuis 2005. par le Conseil général de la Savoie, et créé un réseau, baptisé Je prends le bus, composé de deux lignes circulant dans Albertville intra-muros. 5 minibus, dont un de réserve, sont acquis pour assurer tous les services. et le groupe Transdev, au travers de sa filiale Transdev Savoie, est chargé de l’exploitation du réseau.
La Co.RAL se fixe alors l’objectif d’atteindre en trois ans. La fréquentation explose rapidement puisque les bus transportent au cours du premier trimestre.. L’intercommunalité commence à développer le service de transport en commun avec l’instauration d’un service de transport à la demande (TAD) dès la rentrée 2007 et la création de lignes expérimentales vers la Basse Tarentaise, le Val d’Arly et Cevins. En , soit un an après le lancement du réseau, l’objectif est atteint.
Au , la Co.Ral intègre les transports scolaires dans ses compétences., gérés auparavant par le Syndicat Intercommunal de Ramassage Scolaire du secteur d’Albertville (SIRS) qui se dissout l’année suivante.. Le réseau est donc agrandi et, en , il se compose de huit lignes, dont trois à vocation scolaire mais ouvertes au public.
vignette|droite|L’un des deux bus loués par la Co.RAL auprès du réseau de Montpellier en 2009. Dès la rentrée 2008, les minibus deviennent insuffisants pour faire face à la fréquentation et, en heures de pointe, il arrive que des passagers ne puissent pas être pris en charge par les bus circulant sur les lignes intra-muros d’Albertville, notamment sur la ligne A qui est la plus fréquentée du réseau, ce qui entraine quelques altercations. La communauté de communes répond à ce problème en louant, à partir de , deux bus standards., des Renault PR 112les , appartenant à la société Transdev Pays d’Oc Mobilités., auprès du réseau de Montpellier. Toutefois, ces bus, destinés à parés à l’urgence de la situation, ne sont pas accessibles aux PMR et ne peuvent pas, en raison de leur gabarit imposant ( de long pour de large), circuler sur tout le réseau, notamment dans les rues étroites de la cité olympique. Ils sont donc remplacés dès le début de l’année 2010 par des midibus, plus adaptés à la morphologie urbaine d’Albertville.
À la rentrée 2009, l’un des minibus du réseau albertvillois est loué pour un an à la mairie de Montmélian, qui expérimente la mise en place d’une navette entre les différents quartiers de la commune... La location est renouvelée l’année suivante. et s’achève à la fin de l’année 2010, lorsqu’un minibus neuf est livré à la ville de Montmélian.
En 2015, la Co.RAL expérimente, les jeudis, la mise en place d’une navette entre la cité médiévale de Conflans et le centre-ville d’Albertville, où se tient le marché hebdomadaire.. Toutefois, cette ligne est très peu fréquentée et finit par être supprimée quelques mois après sa mise en service.
2017 : changement d’identité pour le réseau vignette|droite|Un bus avec la livrée provisoire en 2018. Le , dans le cadre de la Loi NOTRe, quatre communautés de communes situées en Tarentaise (la CC du Beaufortain (CCB), la CC de la Haute Combe de Savoie (CCHCS), la CC de la Région d’Albertville (Co.RAL) et la CC du Val d’Arly (Com’Arly)) fusionnent pour former une intercommunalité unique : la communauté d’agglomération Arlysère. La nouvelle structure reprend la compétence transport de la Co.RAL et le réseau de bus existant, qui est renommé Transports Région Arlysère..
Dans le même temps, une enquête est lancée courant 2016, à la demande du PETR Arlysère (qui est remplacé par l’intercommunalité du même nom en ), par le cabinet d’études Kisio. Celui-ci est chargé d’étudier les déplacements effectués et de recenser les différents modes de transports proposés, mais aussi de proposer des solutions pour améliorer la part des transports en commun dans les trajets, tant courant qu’occasionnels.. Un nouveau contrat de délégation de service public est également signé : le groupe Transdev, au travers de sa filiale Transdev Albertville, devient le seul délégataire du réseau pour 10 ans à compter du .
vignette|gauche|Un bus avec la livrée mise en place à la rentrée 2018. De cette étude ressort des orientations pour la mise en place d’un nouveau réseau, qui voit le jour à la rentrée 2018... Outre les indices de lignes, qui passent des lettres aux chiffres, et l’ouverture des services scolaires au public à la seule condition d’acquérir un titre de transport au préalable, le nouveau réseau s’axe autour de quatre lignes structurantes, desservant Albertville et les communes les plus peuplées de l’intercommunalité, quatre lignes complémentaires ne circulant qu’en heures de pointe et une ligne de marché. Ce nouveau réseau s’accompagne par la mise en place d’une nouvelle livrée, la commande de véhicules neufs et la création d’un site internet entièrement consacré au réseau.
Organisateurs du réseau droite|100px L’autorité organisatrice
La communauté d’agglomération Arlysère a été créé le par la fusion de quatre intercommunalités, dont la Co.RAL à laquelle elle a repris la compétence transports. Composée de 39 communes et peuplée de (en 2014), la nouvelle intercommunalité est responsable des transports en commun en son périmètre. Ses principales missions sont : Définir la politique des transports en commun de l’agglomération (offre, tarification...) ; Déterminer les adaptations du réseau en fonction des besoins des habitants ; Réaliser les investissements lourds (achats de bus, aménagements urbains...) nécessaires au bon fonctionnement du réseau.
droite|100px L’exploitant Transdev Savoie., filiale du groupe Transdev, employant une vingtaine de personnes pour le réseau albertvillois., est la société à laquelle l’exploitation du réseau TRA a été confiée par l’autorité organisatrice des transports. Ses missions sont : Mettre en œuvre la politique définie par Arlysère ; Assurer la bonne gestion et exploitation du réseau (recrutement de personnel, formation...) ; Informer la clientèle des différents services qui lui sont proposés ; Être force de proposition auprès de l’Autorité Organisatrice pour améliorer le service offert.
L’actuelle délégation de service public, d’une durée de dix ans, est en vigueur depuis le .
Le réseau Territoire desservi vignette|Un Iveco Urbanway Gnv sur la Ligne 2 en Mai 2026 En 2018, le réseau TRA dessert les communes suivantes. :
Albertville ; Allondaz * ; Aiton *(NA) ; Beaufort * ; Bonvillard * ; Césarches * ; Cevins ; Cléry * ; Cohennoz * ; Crest-Voland * ; Esserts-Blay ; Feissons-sur-Isère *(NA) ; Flumet * ; Frontenex ; Gilly-sur-Isère ; La Giettaz * ; Grésy-sur-Isère ; Grignon ; Hauteluce * ; La Bâthie ; Marthod ; Megève *(NA) ; Mercury ; Montailleur ; Monthion ; Notre-Dame-de-Bellecombe * ; Notre-Dame-des-Millières ; Pallud ; Plancherine * ; Queige * ; Rognaix ; Saint-Nicolas-la-Chapelle * ; Saint-Paul-sur-Isère ; Saint-Vital ; Sainte-Hélène-sur-Isère ; Thénésol ; Tournon ; Tours-en-Savoie ; Ugine ; Venthon ; Verrens-Arvey ; Villard-sur-Doron *.
services scolaires uniquement(NA) communes non rattachées à la communauté d’agglomération Arlysère
Les lignes Lignes régulières vignette|droite|Deux autocars du réseau à la gare routière d’Albertville à l’automne 2018. Le nouveau réseau est mis en place à la rentrée de et consiste en une réorganisation du réseau autour de : quatre lignes structurantes appelées Major, : 1 : Cette ligne est la seule à être limitée à Albertville intra-muros. Elle reprend une partie de l’ancienne ligne B, de la plaine de Conflans au stade municipal, et la partie sud de la ligne A préexistante, amputée de la desserte de Gilly-sur-Isère. Les différences principales sont le terminus à l’hôpital d’Albertville et une desserte plus affinée du centre-ville ;