Le Bès est une rivière française du Massif central qui coule dans les départements de la Lozère et du Cantal. C'est un affluent de la Truyère en rive gauche, donc un sous-affluent de la Garonne par le Lot.
Géographie
vignette|gauche|Le Bès non loin de sa source. Il n'est à ce stade qu'un petit ruisseau qui serpente dans la lande. La longueur de ce cours d'eau est de .
Le Bès prend sa source dans la Lozère sur le plateau de l'Aubrac au signal de Mailhebiau commune de Trélans et rejoint la Truyère dans le lac de la retenue du barrage de Grandval.
Il se trouve à cheval entre la Lozère et le Cantal, départements dont il est la frontière naturelle sur plusieurs kilomètres. C'est de loin la rivière la plus importante de l'Aubrac, dont elle draine la majeure partie. En amont, la rivière coule sur le plateau de l'Aubrac, à une altitude élevée, dans une vallée peu encaissée. À partir du pont du Gournier, la vallée prend la forme d'un « U », caractéristique des vallées glaciaires. Un glacier important a en effet occupé la vallée à l'ère quaternaire, issu de la calotte qui recouvrait l'Aubrac à cette époque. Les traces qu'il a laissées sont frappantes surtout au niveau de Recoules-d'Aubrac et de Grandvals. En aval de Saint-Juéry, le Bès forme des gorges profondes en « V », plus classiques, dans le granit.
Départements et communes traversés thumb|right|Vue des gorges du Bès, avec rochers granitiques, à hauteur d'Arzenc-d'Apcher. Le Bès traverse deux départements et vingt communes dont : Cantal : Fridefont, Saint-Rémy de Chaudes-Aigues, Anterrieux, Maurines, Saint-Urcize, Val d'Arcomie Lozère : Trélans, Saint-Laurent-de-Muret, Chauchailles, Les Salces, Marchastel, Arzenc-d'Apcher, Fournels, Recoules-d'Aubrac, Prinsuéjols, Albaret-le-Comtal, Brion, Nasbinals, Grandvals, Saint-Juéry
Bassin versant
Organisme gestionnaire
Affluents Le Bès a trente-huit affluents référencés dont les principaux sont : Ruisseau des Plèches ou ruisseau le gambaïse (rgrd pour rive droite et rg pour rive gauche), de rang de Strahler quatre. La Peyrade (rd), de rang de Strahler deux. Ruisseau de la Cabre (rg) de rang de Strahler trois. l'Hère (rg), de rang de Strahler deux. le Rioumau (rg), de rang de Strahler quatre. la Bédaule (rd), de rang de Strahler trois. Ruisseau de Rieubain (rd), de rang de Strahler deux. Rang de Strahler Donc son rang de Strahler est de cinq par le Gambaïse ou le Rioumau.
Hydrologie vignette|Le Bès au pont du Gournier (commune de Recoules-d'Aubrac).
Le Bès est une rivière très irrégulière, à l'instar de ses voisines affluents de la Truyère. Le Bès à Saint-Juéry Son débit a été observé depuis le , à Saint-Juéry, localité du département de la Lozère située à l'entrée des gorges à une dizaine de kilomètres de son confluent avec la Truyère, à . La surface ainsi étudiée est de , soit la quasi-totalité du bassin versant de la rivière.
Le module de la rivière à Saint-Juéry est de .
Le Bès présente des fluctuations saisonnières de débit fort marquées, comme c'est souvent le cas des cours d'eau du massif central. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au printemps, et se caractérisent par des débits mensuels moyens oscillant entre et , de décembre à avril inclus (avec un maximum fort léger en février). À partir du mois de mai, le débit diminue rapidement jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu de juillet à septembre inclus, entraînant une baisse du débit mensuel moyen allant jusqu'au plancher de au mois d'août. Mais ces moyennes mensuelles ne sont que des moyennes et cachent des fluctuations bien plus prononcées sur de courtes périodes ou selon les années.
Étiage ou basses eaux Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque , en cas de période quinquennale sèche, ce qui ne peut être qualifié de très sévère. Ce profil est fréquent parmi les rivières du Massif central issues de sommets élevés.
Crues Les crues, quant à elles, peuvent être extrêmement importantes, compte tenu de la taille assez réduite du bassin versant. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 170 et . Le QIX 10 est de , le QIX 20 de , tandis que le QIX 50 se monte à pas moins de , soit plus que le débit moyen de la Loire à Orléans ou de la Seine à Poissy.
Le débit instantané maximal enregistré à Saint-Juéry a été de le , tandis que la valeur journalière maximale était de le . En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il apparaît que cette crue était plus que d'ordre cinquantennal, et donc très exceptionnelle.
Lame d'eau et débit spécifique Le Bès est une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de , ce qui est plus de 2,5 fois supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, tous bassins confondus, et supérieur aussi à la moyenne des bassins de la Garonne (), du Lot (), et même de la Truyère (). Le débit spécifique (ou QSP) atteint de bassin.
Aménagements et écologie vignette|gauche|Le pont de Marchastel ().
Voir aussi
Le barrage de Grandval Le viaduc de Garabit. Le château d'Alleuze La liste des rivières de France Les débits des cours d'eau du bassin de la Garonne La liste des cours d'eau du Cantal La liste des cours d'eau de la Lozère Le bassin de la Garonne
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Système hydrologique de la Truyère Catégorie:Cours d'eau en Lozère Catégorie:Cours d'eau dans le Cantal Catégorie:Aubrac