, abrégé en Fireworks, est un film d'animation japonais dramatique, produit par le studio Shaft et publié par Tōhō. Basé sur le téléfilm du même nom de 1993 de Shunji Iwai, Fireworks est réalisé par Nobuyuki Takeuchi, produit par Genki Kawamura, avec un scénario écrit par Hitoshi Ohne et avec des compositions musicales de Satoru Kosaki.
Sorti au Japon le , le film est projeté pour la première fois à l'étranger lors de la du festival international du film de Saint-Sébastien, du au . Fireworks est officiellement sorti en France le .
Une adaptation du film d'animation en manga par Makoto Fugetsu est prépublié dans le Young Ace entre et .
Intrigue Par un jour d'été, un groupe de jeunes garçons envisagent de regarder les feux d'artifice depuis le phare de la petite ville côtière de Moshimo, se demandant si les feux d'artifice sont ronds ou plats lorsqu'ils sont vus du côté. Parmi ce groupe, Norimichi et Yūsuke semblent en pincer pour la même fille, la jolie mais discrète Nazuna. Ses camarades de classe ne le savent pas encore mais cette dernière doit déménager et ainsi quitter l'école et la ville de Moshimo car sa mère va se remarier. Cependant les choses se compliquent lorsque Nazuna demande à Norimichi de fuguer avec elle…
Personnages
Production Le , Fireworks a été annoncé avec une sortie en salle pour le et est basé sur le téléfilm du même nom par Shunji Iwai. Hitoshi Ohne a écrit le script et a ajouté des éléments modernes à l'histoire originale. La distribution et l'équipe ont également été annoncés. Akiyuki Simbo supervise le travail en tant que réalisateur en chef du projet au studio Shaft.
La chanson thème du film, intitulée , est réalisée par Kenshi Yonezu et .
Sortie Le film est sorti au Japon le par Tōhō. Le film est projeté pour la première fois hors du Japon lors de la du festival international du film de Saint-Sébastien, du 22 au , pour des projections spéciales. Le , un événement de presse a annoncé que le film sera distribué et diffusé dans 110 pays et régions du monde. Edko Films Ltd. publie le film dans les cinémas de Hong Kong à partir du . Madman Entertainment diffuse le film dans les salles australiennes et en néozélandais à partir du . Les cinémas britanniques diffusent le long-métrage depuis le . Assuré par le distributeur Eurozoom et l'éditeur @Anime, le film Fireworks est sorti dans les salles françaises le .
Manga Le film d'animation est aussi adapté en manga par Makoto Fugetsu et dont la prépublication commence dans le numéro de du magazine de prépublication de seinen manga Young Ace, sorti le . Cette adaptation s'est conclue dans le numéro de , publié le . Les chapitres sont rassemblés et édités dans le format tankōbon par Kadokawa Shoten avec le premier volume publié en ; le second volume tankōbon est sorti en .
Liste des volumes
Réception Box-office Lors du premier jour de sa sortie, le film a rapporté 170 millions de yens (environ 1,32 million d'euros) pour billets vendus. En deux jours, Fireworks a recueilli en total 295 millions de yens (environ 2.1 millions d'euros) pour entrées. Débutant à la du box-office japonais pendant le weekend du et , il est supposé que le film engrange au total plus de 4 milliards de yen (environ 31.1 millions d'euros). Le film tombe à la lors de sa deuxième semaine, il le reste également pour sa troisième semaine où billets ont été vendus rapportant au total 1,2 milliard de yens (environ 9.1 millions d'euros). Pour sa quatrième semaine, Fireworks chute de la à la , il aura tout de même récolté ¥ (environ €), soit un total cumulatif de yens (environ 9.98 millions d'euros).
Dès le premier weekend de sa sortie en Chine le , Fireworks a engrangé 70 millions de yuans (environ 8.94 millions d'euros) et a débuté à la du box-office chinois. Le film s'est positionné derrière Doraemon: Nobita no Nankyoku Kachi Kochi Daibōken en termes de recettes au box-office des films japonais qui ont débuté cette année en Chine, surpassant celles de Sword Art Online: Ordinal Scale et A Silent Voice.
Critiques Fireworks a reçu des éloges avant sa sortie officielle en salle par de nombreux critiques et journalistes japonais. Le musicien Koremasa Uno a salué le doublage et a déclaré que le film « ne donne pas l'impression que c'est un travail d'Iwai ou Hitoshi Ōne, le scénariste. Mais plutôt du studio d'animation qui l'a produit, Shaft, et de son producteur, Genki Kawamura ». Le scénariste Tatsuya Masutō a écrit sur son compte Twitter que les « attentes à propos du film n'étaient pas décevantes, et l'anime pourrait être meilleur que le téléfilm original ». Il a également noté que l'anime est « plus qu'un simple remake » et « sa durée de 90 minutes par rapport à l'original de 50 minutes aide à ajouter de la satisfaction ».
Mark Schilling de The Japan Times a attribué une note de 3½ étoiles sur 5 au film et a salué « l'histoire d'amour pure et simple » du film. Mark a conclu sa critique en écrivant: « Fireworks tape dans le mille encore et encore - ou peut-être que c'était juste moi, retombant dans de vieux rêves de la fille parfaite regardant dans mon âme, toujours hors de portée ». Kim Morrissy d'Anime News Network a donné au film une note « B » et a applaudi « la grande musique et le doublage » et « l'intrigue simple mais passionnante » mais a critiqué les valeurs de production et les visuels du film qui « n'ajoutent rien au film sauf pour montrer qu'il a été réalisé par SHAFT ».
En France, le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 2,7/5, et des critiques spectateurs à 3/5. Cécile Mury de Télérama reste mitigée à propos du film où elle le décrit comme étant un « mélange incertain d’animation numérique et traditionnelle » dont l'histoire hésite « entre fantastique et chronique du spleen adolescent » sans pour autant être convaincant. Pour Sylvestre Picard de Première, bien que produit par Genki Kawamura, Fireworks est un ensemble de « cliché de l'anime japonais à base de mystérieuse jeune fille avec un pouvoir magique et d'adolescence ensoleillée ». Au niveau de l'animation qui lui paraissait « assez paresseuse », le film serait loin d'être à la hauteur des « classiques » de Ghibli tels que Le Voyage de Chihiro, Le Château ambulant et Ponyo sur la falaise même avec la présence de Nobuyuki Takeuchi, animateur sur les trois précédents longs-métrages susmentionnés. Selon Marius Chapuis de Libération, le film est plombé par son scénario « pas follement original » et par la présence de différents « stigmates de la crise de l’animation japonaise » tels que « l'effet de 3D plaqués trivialement, la réutilisation de plans, l'abus du flou et de la surexposition en guise de cache-misère, et l'application au chausse-pied d’un filtre “façon crayonné” en guise d’apprêt poétique ». Les personnages « s'agitant à l'écran » sont « si désincarnés, si fades » dont leur quête d’émancipation est sans cesse « caramélisée par une musique rose bonbon ».
Caroline Vié de 20 minutes présente Fireworks comme étant la confirmation « d'un cinéma d’animation japonais récent connaissant un renouveau passionnant » et qu'il en est un « fleuron réussi ». Débordant « d’idées et de poésie », cette histoire de fugue amoureuse nous permet en effet de visualiser « le Japon citadin, rural et côtier […] dans toute sa splendeur au gré des promenades des héros ». La fascination pour l'atmosphère est incessante et ce avant même de découvrir « un univers parallèle riche en surprises ». Les sentiments de l'héroïne sont bien mises en valeur par des chansons qui elles-mêmes le sont grâce à « une animation fluide et des images d’une grande poésie » faisant voyager les spectateurs « loin du monde réel » tout comme les personnages. Lloyd Chéry, journaliste chez Le Point, considère également le long-métrage d'animation comme étant « une preuve supplémentaire d'une nouvelle génération d'artistes nippons ». Pour Lloyd, l'une des « belles réussites » du film est le mélange habile de fantastique et de drame social, où avec des enfants seuls face à des adultes « arrogants, menteurs, violents, lâches et aveugles », l'importance du passage à l'âge adulte de la culture japonaise et l'évocation d'autres sujets marquants (« les problèmes scolaires, l'absurdité des conventions sociales, la prostitution, les rapports hommes/femmes, le divorce, le suicide… ») sont atténués par le côté fantastique qui « embrasse l'imaginaire propre à l'enfance ». Les points supplémentaires du film viennent d'une part de son visuel qui dispose « d'une esthétique dynamique et originale » avec des « gros efforts faits sur les décors et les paysages » et où certaines séquences sont carrément reproduites plan par plan du téléfilm originel, et d'autre part de la composition musicale qui fait « immerger le spectateur dans cette belle fable ».
Notes et références
Sources
Œuvres Édition japonaise Manga
Voir aussi Articles connexes Fireworks, Should We See It from the Side or the Bottom?, le téléfilm d'origine de 1993.
Liens externes
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