Les remparts de Montferrand sont une fortification d'agglomération situé à Montferrand, quartier de Clermont-Ferrand et ancienne ville rivale de Clermont. L'enceinte fut construite du quatrième quart du au pour protéger la ville comtale de MontferrandJosiane Teyssot, « Les forteresses urbaines : les châteaux de Riom et de Montferrand en Auvergne aux » in Château Gaillard : études de castellologie médiévale : XVIII : actes du colloque international tenu à Gilleleje, Danemark, 24-30 août 1996, 1998. Largement intégrée dans les constructions ultérieures, elle a en grande partie été conservée. Elle est classée aux monuments historiques depuis 2012.
Histoire gauche|vignette|Tour quadrangulaire du rempart au nord. La construction de l'enceinte se place dans le contexte des luttes entre les comtes d'Auvergne et de Clermont, ville de l'évêque. Les remparts lui permettent également de se défendre face à l'insécurité engendrée par les « routiers »Les « routiers » étaient des mercenaires recrutés du au au sein de compagnies de mercenaires , qui, privés d'employeurs pendant les périodes de paix, se regroupaient en bandes appelées grandes compagnies et vivaient au détriment des populations. ou par les guerres civiles ou religieuses (la Ligue, la Fronde, etc.). Les remparts ont efficacement protégé la ville pendant près de cinq siècles. D’après Suger, Montferrand est en 1126 ou 1127 assiégé par le roi Louis VI, venu au secours de l’évêque de Clermont contre le comte Guillaume VI d'Auvergne. Les défenseurs auraient abandonné l’enceinte extérieure et les maisons qu’elle englobait et se seraient réfugiés dans l’enceinte du château. Personne n’a pu les franchir à l’exception de Perrot le Béarnais qui parvint en 1388 à s’introduire dans la ville en dissimulant ses hommes dans des tonneaux. Les quatre portes ont été détruites au .
Évolution Les fortifications ont été plusieurs fois agrandies et réaménagées au cours des siècles :
Les fortifications ont été précédées par une première enceinte presque circulaire dont le centre correspondait à l’actuelle place Marcel-Sembat, à l’est de la ville. Cette première enceinte enserrait le château. Elle fut partiellement détruite en 1633. Le carrefour en limite sud de ce cercle correspond probablement à une porte d’enceinte disparue.. Une porte fortifiée se situe également devant l’église, à l’ouest du château. À la fin du le château est reconstruit au même endroit dans le style « Philippe Auguste ». En 1196 la Comtesse G.Seule l’initiale de son prénom est connue dite « comtesse Brayère » et son fils Guillaume VIII renforcent l'enceinte de la ville. Avant 1229 le lotissement le long de l’axe nord-sud, officialisé par la charte de franchises accordée aux habitants entre 1196 et 1199, est enclos dans une muraille. gauche|vignette|Tour d'angle au nord des remparts.Au milieu du une nouvelle enceinte est construite pour protéger les nouveaux quartiers qui se sont développés au nord-ouest. Entre 1491 et 1495 l’enceinte du est sensiblement modifiée (arasement de tours, créneaux pour serpentines, remblaiement du rempart, etc.). Au cette muraille est repoussée de . Entre 1574 et 1577 est édifiée la dernière muraille.
Construction vignette|Montferrand dans l'Armorial d'Auvergne de Guillaume Revel, 1450.|225x225px Il s'agissait d'une simple muraille, flanquée de tours, et les voiries étaient situées à proximité. L'enceinte englobait un espace d'environ 21 hectares et était d'une longueur de . dont il reste aujourd'hui environ cumulés. L’enceinte ressemble sommairement à un trapèze. Cette forme assez géométrique correspond au site lui-même. Les remparts étaient flanqués des vingt-deux tours. On pénétrait dans la cité par quatre portes. Les douves faisaient vingt à trente mètres de large. Les fortifications sont représentées dans l’Armorial de Guillaume Revel établi au milieu du .
Tracé L'enceinte était d'une longueur de .
Le mur alt=Arc de décharge au jardin partagé de Montferrand|gauche|vignette|Arc de décharge au jardin partagé de Montferrand. Les murs faisaient d’épaisseur. Des arcs de décharge soutiennent l’édifice. Ils permettent de séparer chaque pile de deux à trois mètres pour économiser des matériaux de construction.
Les tours vignette|Chemin de ronde de la portion occidentale des remparts de Montferrand. Vue supérieure ; vestiges de tours. |225x225px Il était flanqué de vingt-deux tours semi-cylindriques et quadrangulaires (ne débordant pas vers l'intérieur de la ville et intégrées à la courtine).
Les portes On pénétrait dans la cité par quatre portes : Porte de Bise Porte de Belregard Porte de l’Hôpital Porte de Poterle La porte d'eau était traversée par un canal qui alimentait la ville en eau potable avec l’eau de la Tiretaine.
Les ponts Le pont de Bise
Vestiges Il subsiste aujourd'hui environ cumulés sur les de l’enceinte d’origine et treize tours sur vingt-deux. En 2017 les fortifications sont en cours de restauration. Les fossés ont été occupés pendant plusieurs siècles par des habitations retrouvées en fouilles.
Notes Notes
Bibliographie
Références
Ouvrages Jean Michel Delaveau, 1997, La Tiretaine, rivière secrète de Clermont-Ferrand, éditions de la Galipote.
Voir aussi Articles connexes Histoire de Clermont-Ferrand Montferrand Liste des monuments historiques de Clermont-Ferrand
Liens externes
Vestige de la Tiretaine à Montferrand Les comptes des consuls de Montferrand (1273–1319), éd. R. Anthony Lodge Un état des lieux de la réhabilitation des remparts du vieux quartier de Montferrand (vidéo) Fortifications d'agglomération de Montferrand
Catégorie:Patrimoine du XIIe siècle Catégorie:Patrimoine du XIIIe siècle Catégorie:Monument historique à Clermont-Ferrand Catégorie:Monument historique classé en 2012