Xénophon de Corinthe ( / ) est un athlète grec originaire de la cité de Corinthe. Il remporta de nombreux titres lors des Jeux panhelléniques dans les décennies 470 et 460 av. J.-C., dont le stadion et le pentathlon lors des , en 464 av. J.-C.
Famille Xénophon de Corinthe était issu d'une des principales familles aristocratiques de Corinthe, les Oligéthides. Il faisait aussi partie d'une lignée d'athlètes : son père, Thessalos, avait déjà été vainqueur à Olympie, (Olympiques, XIII)., peut-être du diaulos (double stade, soit environ ) en 504 av. J.-C.. Thessalos aurait aussi remporté dans la même journée les courses du stadion et du aux Jeux pythiques et, durant le même mois, la course en armes lors des Panathénées. Ptoéodoros, le grand-père, Terpsias, l'oncle, et Éritime, le cousin de Xénophon, s'étaient aussi fait connaître sur les stades. Au total, la famille est créditée, en plus des victoires de Thessalos et Xénophon, de quatre couronnes à Delphes, d'une soixantaine de victoires aux Jeux isthmiques et d'une soixantaine de victoires aux Jeux néméens.
Victoires athlétiques Xénophon de Corinthe remporta trois couronnes aux Jeux olympiques, deux épreuves aux Jeux isthmiques, six victoires aux Jeux pythiques et un nombre inconnu de victoires aux Jeux néméens. Il remporta aussi trois épreuves aux Panathénées, sept aux fêtes d'Athéna Hellotide, dans sa cité de Corinthe, et de nombreuses autres en Arcadie ou à Argos.
Il remporta la course à pied du stadion d'une longueur d'un stade (environ ) lors des , en 464 av. J.-C. Cette victoire figure dans la longue liste compilée par Eusèbe de Césarée dans sa ChroniqueEusèbe de Césarée, Chronique, Livre I, 74., (11, 70). (9, 61)., (4, 24, 5)..
Avant de partir aux Jeux olympiques, Xénophon de Corinthe aurait fait le vœu à la déesse Aphrodite d'offrir, selon les sources, vingt-cinq, cinquante ou cent hétaïres pour servir dans son temple sur l'Acrocorinthe (13, 33).. Il remporta trois couronnes lors des Jeux mais seules ses victoires du stadion et du pentathlon sont rapportées par les textes : Pindare dit dans sa Olympique, écrite en son honneur, que cette double victoire était alors sans précédent. Il tint sa promesse à la déesse. Selon l'historienne Leslie Kurke, l'analyse de la Olympique et d'une scolie (chanson de banquet) également écrite par PindarePindare fr. 122 (cité par Athénée)., toutes les deux commandées par Xénophon, permet d'imaginer la façon dont cela aurait pu se passer : Xénophon aurait offert un banquet ou symposion au cours duquel le poète aurait déclamé les deux œuvres tandis que les hétaïres auraient danséPour une analyse détaillée du skolion de Pindare et une critique nuancée de l’hypothèse de Kurke, voir Anne Pippin Burnett, Servants of Peitho: Pindar fr.122 S., Greek, Roman, and Byzantine Studies 51 (2011), p. 49–60.
Notes et références
Annexes Sources antiques . . . Eusèbe de Césarée, Chronique, Livre I, 70-82. lire en ligne. . .
Bibliographie . . . . . . . . .
Catégorie:Date de naissance incertaine (Ve siècle av. J.-C.) Catégorie:Naissance en Corinthie Catégorie:Sportif de la Grèce antique Catégorie:Sportif aux Jeux olympiques antiques Catégorie:Vainqueur du stadion aux Jeux olympiques antiques Catégorie:Date de décès incertaine (Ve siècle av. J.-C.) Catégorie:Personnalité de la Corinthe antique