Le bombardement de Pyongyang est un événement militaire qui s'inscrit dans le contexte plus large de la campagne de bombardement de la Corée du Nord par l'aviation américaine, pendant une grande partie de la guerre de Corée. Contexte Lors d'une réunion en à Séoul, le chef de la Mission militaire américaine en Corée(American Military Mission in Korea), le Général W.L. Roberts, déclara : THE INVASION OF NORTH KOREA, An extract from Churchill and the Bomb by Ernie Trory : ..

Néanmoins, selon l'Organisation des nations unies, la guerre de Corée débuta officiellement le lorsque les forces armées de la Corée du Nord franchirent le , qui divisait alors le pays en deux, et envahirent la Corée du Sud. Le président américain Harry S. Truman décida de saisir l’opportunité d'endiguer "l'expansion communiste" en Asie orientale US Enters the Korean Conflict, sur le site National Archives, section Educator Resources (Originally published in Social Education, the Journal of the National Council for the Social Studies). Ainsi, le , les troupes onusiennes, menées principalement par les forces américaines, entrèrent en guerre pour soutenir le gouvernement américaniste de Corée du Sud.

Entre et la fin de l'année 1952, selon l'historien américain Bruce Cumings, des bombardements systématiques et d'une envergure encore inégalée à l'époque furent conduits par l'aviation américaine sur la majeure partie des villes Nord coréennes en vue de la destruction de ces villes et de leurs populations, civiles comme militaires. Le napalm fut utilisé sur une plus grande échelle que pendant la guerre du Viêt Nam et ses dégâts furent aussi plus importants, en raison de la plus grande concentration de la population en Corée du Nord.

Bombardement de la capitale

Les rares sources historiques accessibles au public rapportent qu'entre 1950 et 1952 la capitale de la Corée du Nord, Pyongyang, fut intégralement rasée sous plus de américaines, ce qui représente à l'époque une bombe par habitant. Seuls deux bâtiments encore visibles résistèrent à l'attaque américaineEric Talmadge, AP, Corée du Nord: après la guerre, des bombes sont encore déterrées, sur bluewin.ch, 28 juillet 2017..

À la mi-, les forces aériennes américaines déversèrent sur Pyongyang des bombes de , du napalm et de bombes de démolition à retardement, ..

Le à 10h30 heure locale, une escadre de 82 appareils en vol chargé de bombes incendiaires est responsable d'une grande partie de la destruction de la capitale bien que, selon un câble officiel déconfidentialisé adressé par le ministère des Affaires étrangères de la République populaire de Corée au conseil de sécurité de l'ONU, les décideurs américains aient eu conscience que la capitale n'abritait plus d'objectifs militaires.: . Ce câble demandait également l'expresse assistance des Nations unies pour « retenir l'agresseur américain » contre des pertes civiles coréenneshttps://histoireetsociete.wordpress.com/2017/07/06/les-americains-ont-oublie-ce-que-nous-avons-fait-en-coree-du-nord/ :..

Témoignages Le général d'aviation américain Curtis LeMay déclara, après le début de la guerre : « Nous avons en quelque sorte glissé un mot sous la porte du Pentagone disant : “Laissez-nous aller là-bas (...) incendier cinq des plus grandes villes de Corée du Nord – elles ne sont pas très grandes – ça devrait régler les choses.” Eh bien, on nous a répondu par des cris – “Vous allez tuer de nombreux civils”, et “c'est trop horrible”. Pourtant, en trois ans (...), nous avons incendié toutes (sic) les villes en Corée du Nord de même qu'en Corée du Sud (...). Sur trois ans, on arrive à le faire passer, mais tuer d'un coup quelques personnes pour régler le problème, beaucoup ne peuvent pas l'encaisser ».

Le général américain William Dean, qui fut capturé par les forces communistes après la bataille de Daejeon, en , déclara qu'il ne restait de la plupart des villes et des villages qu'il vit que .

Le journaliste Blaine Harden écrivit que ce bombardement fut « peut-être la partie la plus oubliée d’une guerre oubliée (...) un grand crime de guerre. Pourtant, cela montre que la haine de l’Amérique éprouvée par la Corée du Nord n’est pas toute fabriquée. Elle est enracinée dans un récit basé sur des faits, dont la Corée du Nord se souvient obsessionnellement et que les États-Unis oublient avec orgueil ».

Références

Bibliographie

Annexes Articles connexes Relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud Guerre froide

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