Lluís Maria Corominas i Díaz, né le à Castellar del Vallès, est un avocat et homme politique espagnol, membre de Convergence démocratique de Catalogne (CDC) puis du Parti démocrate européen catalan (PDeCAT). Il est maire de Castellar del Vallès de 1992 à 2004 et député au Parlement de Catalogne à partir de 2003.
Biographie Formation Lluís Maria Corominas i Díaz est né en 1963 à Castellar del Vallès, dans le Vallès Occidental. Il est titulaire d'une licence de droit de l'université autonome de Barcelone et diplômé en gestion des administrations publiques de l'École supérieure d'administration et de direction d'entreprises (ESADE) de la même ville. Il a exercé comme avocat à son propre compte pendant dix ans I. Sr. Lluís M. Corominas i Díaz, législature, Parlement de Catalogne.. Élu local En 1991, il devient adjoint au maire de Castellar del Vallès, et adhère au parti nationaliste de centre-droit Convergence démocratique de Catalogne (CDC). En , il succède à à la mairie. Âgé de vingt-neuf ans, il est le plus jeune maire dans l'histoire de cette commune « ¿Quién es Lluís Maria Corominas? », El País, 17 janvier 2000. « Lluís M. Corominas deixa l'alcaldia de Castellar després de 12 anys en el càrrec », Castellar del Vallès, 15 juin 2004..
Aux élections municipales de 1995, la coalition Convergence et Union (CiU) obtient 46,40 % des voix et détient la majorité absolue des sièges. Elle obtient de nouveau la majorité aux élections municipales de 1999, avec 48,95 % des voix. Lluís Corominas gouverne néanmoins en coalition avec la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et le Parti des socialistes de Catalogne (PSC). Aux élections municipales de 2003, CiU est de nouveau victorieuse, avec 44,84 % des suffrages, mais sans majorité absolue. Lluís Corominas, qui est tête de liste pour la troisième fois, conserve la mairie et gouverne avec ERC « Corominas opta a la reelección como alcalde de Castellar del Vallès », El País, 6 juin 2002..
Il est également vice-président du conseil comarcal du Vallès Occidental de 1996 à 2003, conseiller national de l' de 1995 à 2004, et vice-président du de 1999 à 2004 « Lluís Corominas es el nou vicepresident segon del Parlament », Catalunya Press, 30 septembre 2008..
Le , il démissionne de son poste de maire pour se consacrer à ses fonctions de député et de secrétaire national de CDC « Lluís Maria Corominas deixa l'alcaldia de Castellar del Vallès després de dotze anys », 324, 21 juin 2004.. lui succède.
Ascension au sein de CDC Lluís Corominas est membre de la direction comarcale de Convergence démocratique de Catalogne (CDC) dans le Vallès Occidental à partir de 1995, et membre du conseil national à partir de 1996. Entre 2000 et 2004, il accède à des responsabilités rapidement croissantes au sein du parti, dans le contexte de la transmission du pouvoir entre le président fondateur Jordi Pujol et son successeur Artur Mas, et de la redéfinition des relations du parti avec sa partenaire, l'Union démocratique de Catalogne (UDC) « Lluís Corominas, miembro del equipo de confianza de Mas », La Vanguardia, 16 décembre 2010..
En , il est nommé secrétaire à l'organisation de CDC, succédant à , qui a été nommé conseiller à l'environnement dans le gouvernement de Jordi Pujol. Sa nomination, appuyée par le secrétaire général , est critiquée par certains membres du parti, qui contestent la manière expéditive employée pour le désigner. Sa candidature reçoit seulement 73 % de votes favorables, un score faible par rapport à celui de ses prédécesseurs « Una cuarta parte del consejo de CDC castiga al sustituto de Felip Puig », El País, 17 janvier 2000.. Le secrétariat national dont il est membre décide la même année de soutenir le deuxième gouvernement espagnol de José María Aznar, qui dispose de la majorité absolue au Congrès des députés, sans contrepartie « CiU votará sí a Aznar a cambio de nada », La Vanguardia, 4 avril 2000..
En tant que secrétaire national, il gagne la confiance du conseiller à l'économie Artur Mas, qui se profile comme le successeur de Jordi Pujol à la présidence de la Généralité. Il participe notamment à l'organisation de la campagne interne d'Artur Mas pour accéder au secrétariat général du parti « Mas busca el apoyo unánime de CDC para competir con Duran », La Vanguardia, 11 juin 2000.. Celui-ci soutient sa reconduction au poste de secrétaire à l'organisation lors du congrès de CDC en <ref> « Pujol y Mas avalan a Corominas como secretario de organización en la nueva ejecutiva de CDC », La Vanguardia''', 22 octobre 2000.</ref>. Lluís Corominas obtient le soutien de 83,83 % des délégués, ce qui constitue une légitimation par rapport au congrès de janvier précédent « Mas, secretario general con el 10% de votos menos que Pujol », El País, 12 novembre 2000.. À partir de cette période, il s'affirme comme un proche collaborateur d'Artur Mas, désormais secrétaire général et numéro 2 de CDC. Avec Xavier Trias, Felip Puig et Pere Esteve, il fait partie de l'équipe resserrée qui définit la nouvelle ligne du parti, plus souverainiste que la génération précédente « Mas impone su propia dirección en CDC », La Vanguardia, 15 avril 2001..
Son ascension politique coïncide avec la période troublée que traverse la coalition Convergence et Union (CiU) en 2001, pendant la succession du président Jordi Pujol. Lluís Corominas fait partie de l'équipe de six négociateurs qui débattent du futur de l'alliance entre les deux partis « Convergència designa a Trias, Coromimas y Miquel Àngel Vallès para negociar el nuevo pacto con Unió », El País, 27 janvier 2001.. Les discussions aboutissent à la création d'une fédération CiU, dirigée par une commission exécutive nationale formée de dix membres de chaque parti. Lluís Corominas devient membre de cette commission exécutive « Pujol estrena la nueva federación de CiU enviando un mensaje conciliador a Aznar », La Vanguardia, 11 décembre 2001..
En , le treizième congrès de CDC voit le renforcement de l'équipe dirigeante mise en place par Artur Mas. Lluís Corominas est désigné vice-secrétaire général au territoire et à l'action municipale, au sein d'un directoire composé de six vice-secrétaires généraux et cinq secrétaires exécutifs « Convergència rechaza antes del congreso todas las enmiendas que pedían la fusión con Unió », El País, 7 juillet 2004..
En , lors de la conférence nationale de CiU, il est reconduit à la direction collégiale de la fédération « Mas releva a Pujol en la presidencia de CiU y Duran asegura que Unió nunca se irá con el PP », La Vanguardia, 28 novembre 2004.. À ce titre, il est chargé, avec le responsable de l'organisation de l'UDC, , de superviser la structuration territoriale de la fédération, c'est-à-dire créer des organes paritaires à tous les niveaux géographiques, ainsi que préparer les candidatures pour les élections municipales de 2007 « Duran vetó a Oriol Pujol y Antoni Vives para 'número tres' de CiU », El País, 29 novembre 2004..
Député d'opposition et vice-président du Parlement Aux élections législatives du 16 novembre 2003, la candidature de Convergence et Union (CiU) est conduite pour la première fois par Artur Mas, qui présente des listes profondément renouvelées. Lluís Corominas fait partie de son comité de campagne et est candidat en neuvième position dans la circonscription de Barcelone, ce qui lui permet d'entrer au Parlement de Catalogne « Mas renueva la mitad de las listas de CiU al Parlament y triplica el número de mujeres », El País, 28 juillet 2003. « CiU abre la pugna con ERC y lanza a Duran a recuperar la hegemonía nacionalista en marzo », El País, 15 décembre 2003.. Au Parlement, il est membre des commissions de l'économie et de la politique territoriale. En 2005, il devient président de la commission de la Cour des comptes. En 2006, il est rapporteur du projet de loi de création de l' en 2006 I. Sr. Lluís M. Corominas i Díaz, législature, Parlement de Catalogne. Parallèlement, il fait partie du comité de campagne de Josep Antoni Duran i Lleida aux élections générales espagnoles du 14 mars 2004 « CiU abre la pugna con ERC y lanza a Duran a recuperar la hegemonía nacionalista en marzo », La Vanguardia, 15 décembre 2003..
Il est réélu député lors des élections législatives du « Mas repite en las listas de CDC al grueso del equipo con el que ha estado en la oposición », El País, 29 août 2006. pour la législature, au cours de laquelle il est membre de la commission des affaires institutionnelles ainsi que de celle de la justice, du droit et de la sécurité citoyenne, et, jusqu'en 2008, des commissions de la coopération et de la solidarité, et de l'économie, des finances et du budget.
Il est rapporteur pour CiU des deux projets de loi sur l'office antifraude en 2008 et 2009, et, en 2010, de ceux sur les vigueries, sur l'Aire métropolitaine de Barcelone et sur le , ainsi que sur la proposition de loi relative au « I. Sr. Lluís M. Corominas i Díaz », législature, Parlement de Catalogne..
Tout en conservant un rôle dirigeant au sein de CDC, il est directeur de campagne de CiU, conjointement avec Antoni Castellà pour l'UDC, lors des élections municipales du « Madí no dirigirá la campaña de CiU de las elecciones municipales », La Vanguardia, 30 janvier 2007.. Il fait aussi partie du comité de campagne de la coalition pour les élections générales espagnoles du 9 mars 2008 « Duran suma un convergente de su confianza al equipo de campaña », El País, 30 octobre 2007.. En , lors du congrès de CDC, le parti se dote d'une direction plus diversifiée, intégrant différentes sensibilités du parti, tout en renforçant encore la concentration du pouvoir autour du président Artur Mas, afin de préparer la reconquête du pouvoir aux élections législatives de 2010. Les vice-secrétariats généraux sont supprimés, remplacés par un secrétaire général adjoint, Felip Puig, qui dirige quatre secrétariats exécutifs. Lluís Corominas est désigné secrétaire exécutif aux militants et à l'action municipale « Mas diluye el peso de los renovadores en la ejecutiva de CDC », El País, 10 juillet 2008..
Le , il est élu deuxième vice-président du Parlement, avec 114 voix, pour succéder à , démissionnaire après avoir nommé membre du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) d'Espagne « El Parlament nomena Lluís Corominas vicepresident segon de la cambra en substitució de Ramon Camp », Aldia, 30 septembre 2008.. Artur Mas l'a choisi, de préférence à Francesc Homs, jugeant que ce dernier avait un profil trop politique « Homs, con la miel en los labios », La Vanguardia, 6 octobre 2008.. Lluís Corominas quitte la présidence de la commission de la Cour des comptes et est remplacé par Jordi Turull « Jordi Turull nomenat nou president de la Comissió de la Sindicatura de Comptes al Parlament », Nació Digital, 22 octobre 2008..
Vice-président du Parlement pour la majorité CiU