La Muse française est un périodique mensuel paru de à .

Historique Organe officiel du mouvement romantique, la première idée de cette publication, éditée d’abord par Auguste Boulland, puis par son successeur Ambroise Tardieu, au début de l’année 1823, revient sans doute à Émile Deschamps..

La Muse française eut pour fondateurs : Alexandre Soumet, Alexandre Guiraud, deux poètes de transition entre le classique et le romantique, puis Victor Hugo, Alfred de Vigny, Saint-Valry, Desjardins, grand et original critique, mort presque aussitôt, et Émile Deschamps… À ces fondateurs se joignirent bien vite, comme collaborateurs : Charles Nodier, Jules Lefèvre, Louis Belmontet, Pichald, Chênedollé, Charles Brifaut, Pierre Baour-Lormian, Ancelot, Théobald Wash, Antoine-Jean Cassé de Saint-ProsperCe dernier publiait dans chaque livraison de la Muse française un article de mœurs signé « le jeune moraliste ». ., Gaspard de Pons, etc. et enfin Sophie Gay, Delphine Gay, sa fille, Marceline Desbordes-Valmore, Amable Tastu, Dufrénoy, Hortense Céré-Barbé, etc.

Contexte Une fois Le Conservateur littéraire disparu, le groupe de la rue Saint-Florentin n’avait plus d’organe à sa disposition. Aux Annales de la Littérature et des Arts, il se heurtait à des positions déjà établies. Les autres revues royalistes n’avaient pas les mêmes goûts littéraires. Soumet, Guiraud, étaient tout disposés à donner à Deschamps l'appui de leur talent et de leur nom. À l’en croire, Victor Hugo résista d’abord aux sollicitations et ne céda que par amitié. Ses amis, Vigny, Saint-Valry, G. Desjardins, se joignirent aux premiers. C’était en somme l’élite du salon d’Émile Deschamps.

Également sollicité par ce dernier, Lamartine accepta de donner les mille francs que chaque fondateur devait verser, mais il refusa nettement non seulement sa collaboration, mais même l’appui de son nom :

Henri de Latouche non plus n’en fut pas, malgré son amitié pour Deschamps. Ses opinions politiques l’écartaient sans doute d’une revue royaliste, dont l’une des premières livraisons contenait en frontispice une gravure représentant le Génie du mal, celui de la Révolution précipité du haut des cieux, et Mars et Apollon vengeurs soutenant un écu aux fleurs de lys, brisé en deux morceaux, avec cette devise sur une banderole Restituta videbunt. Le , Deschamps écrivit à Saint-Valry

Le Mercure du surtout combattit la Muse française, qui cessa de paraitre après 12 livraisons.

Notes et références

Sources

.

Catégorie:Revue littéraire en France Catégorie:Presse écrite disparue en France Catégorie:Titre de presse créé en 1823