Tout le monde debout est une comédie française écrite et réalisée par Franck Dubosc, sortie en 2018. Il s'agit de son premier long métrage.
Synopsis Jocelyn Tomazzi est un homme d'une cinquantaine d'années, directeur général Europe d'une grande marque de chaussures de sport baptisée I-Run. Dragueur invétéré, il s'amuse à séduire les femmes sous de fausses identités uniquement pour le plaisir du mensonge et du « challenge », enchaînant les relations d'un soir. Son meilleur ami Max, médecin, l'observe avec exaspération et lui répète qu'il ferait mieux d'essayer d'être lui-même pour une fois.
A l'enterrement de la mère de Jocelyn, Son frère Lucien lui remet les clés de l'appartement maternel, que la famille s'apprête à vendre. Alors qu'il était en train de trier des souvenirs de famille, Jocelyn rencontre Julie, la voisine d'en face, qui le prend pour handicapé car le voyant assis à ce moment-là dans le fauteuil roulant de sa mère. Auxiliaire de vie, elle lui propose ses services, ajoutant maladroitement qu'elle « s'occupe de gens comme lui ». Jocelyn prend la remarque avec humour et décide de ne pas la contredire, faisant d'elle sa nouvelle « cible » de séduction, dans le cadre d'un pari absurde qu'il lance à Max : parvenir à séduire une femme valide en se faisant passer pour un homme en fauteuil roulant. Le challenge, comme il le formule avec cynisme, est de « se lever, marcher et partir » après l'avoir séduite, sans même conclure avec elle. Max juge l'idée parfaitement indécente, mais conclut un pari avec lui : si Jocelyn réussit son coup, Max courra un marathon avec lui ; sinon, Jocelyn subira sa coloscopie de contrôle des cinquante ans.
Jocelyn s'installe donc confortablement dans son mensonge mais, invité par Julie à un dîner de famille, il rencontre Florence, la grande sœur célibataire de Julie, qui elle est réellement paraplégique : Julie avait invité Jocelyn en espérant que lui et sa soeur, « qui se ressemblent », pourraient se plaire. Le lendemain, Florence débarque dans le bureau de Jocelyn sous prétexte de s'excuser pour l'attitude entremetteuse de sa soeur, et l'informe qu'elle joue à un match de tennis handisport non loin, que Jocelyn ira voir par curiosité. Marie, l'assistante de Jocelyn, l'informe que Florence, qui est violoniste, joue en concert à Prague, et qu'elle a arrangé les rendez-vous de son patron pour qu'il puisse y assister, lui enjoignant d'y aller sans fauteuil, et de lui dire la vérité. Mais Jocelyn ne peut s'y résoudre, et loue un fauteuil électrique de l'hôtel. Après le concert, Florence et lui dînent dans un restaurant et Jocelyn la raccompagne à sa chambre, mais décide de ne pas aller plus loin et lui dit au revoir sur le pas de la porte.
De retour à Paris, Jocelyn est perdu. Il tente plusieurs fois d'avouer la vérité à Florence, avec laquelle il finit par conclure et entamer une relation, mais renonce à chaque fois au dernier moment. Julie apprend du frère de Jocelyn, duquel elle s'est rapprochée, la supercherie et enjoint furieusement Jocelyn de dire la vérité à sa soeur dans les 48 heures. Sur une idée de son père, qu'il visite en maison de retraite, Jocelyn compte aller avec Florence à Lourdes, et se lever de sa chaise en simulant un miracle. Mais de son côté, Florence avoue à sa soeur qu'elle a deviné depuis un certain temps que Jocelyn n'est pas handicapé, mais qu'elle a décidé jouer le jeu pour passer un moment de bonheur, ne s'étant pas sentie aimée ainsi depuis longtemps.
A Lourdes, où il est accompagné de Florence, Marie et Max, Jocelyn va voir un prêtre seul à seul. Celui-ci, qui a deviné immédiatement à l'usure des chaussures de Jocelyn que celui-ci n'est pas handicapé, lui explique que les pèlerins repartent rarement avec un miracle, mais toujours avec quelque chose d'autre : leur foi, l'espoir, l'envie de revenir... il lui demande d'arrêter de mentir et de ne pas inventer de miracle pour ne pas trahir cela. Jocelyn ressort de l'église, toujours en fauteuil. Sur une aire de repos, un camion manque de renverser Florence : Jocelyn bondit de son fauteuil et la sauve. Elle se retourne, le regarde debout, puis part sans dire un mot, rentrant à Paris avec Max et Marie, laissant Jocelyn rentrer seul en stop.
Mais Jocelyn, pris de remords, décide de rattraper le bus emmenant l'orchestre de Florence, l'arrête et monte à bord pour lui dire un simple « pardon » avant de repartir. Au marathon de New York, Jocelyn court mais, épuisé, est sur le point d'abandonner avant l'arrivée. Il trouve alors Florence devant lui et celle-ci, qui l'aime toujours et qui lui a pardonné, le porte sur son fauteuil jusqu'à la ligne d'arrivée, sous les acclamations de la foule.
Fiche technique
Titre original : Tout le monde debout Réalisation : Franck Dubosc Scénario : Franck Dubosc et Declan May Décors : Jérémie Von Karlin Direction artistique : Jérémie Duchier Costumes : Isabelle Mathieu Photographie : Ludovic Colbeau-Justin Montage : Samuel Danési Mixage : Fabien Devillers Musique : Sylvain Goldberg, Xiaoxi Levistre et Emilien Levistre Production : Sidonie Dumas Coproducteurs : Cédric Iland, Nadia Khamlichi et Adrian Politowski Producteurs délégués : Yann Arnaud et Marc Jenny Sociétés de production : Gaumont et LGM Cinéma SAS ; TF1 Films Production (coproduction) ; SOFICA Cinémage 12 (en association avec) Société de distribution : Gaumont Distribution Pays de production : Langue originale : français Format : couleur Genre : comédie romantique Durée : 107 minutes Dates de sortie : France :
Distribution Franck Dubosc : Jocelyn Alexandra Lamy : Florence Gérard Darmon : Max, l'ami de Jocelyn Elsa Zylberstein : Marie, la secrétaire de Jocelyn Caroline Anglade : Julie, la sœur de Florence Laurent Bateau : Lucien, le frère de Jocelyn Claude Brasseur : le père de Jocelyn et Lucien François-Xavier Demaison : le curé de Lourdes Leticia Belliccini : fille saoule.
Production
Le film avait comme titre de travail Lève-toi et marche. Dubosc changea l'intitulé pour Tout le monde debout, en référence à la fameuse gaffe de François Feldman lors du Téléthon 1996.
Musique
Ba moin en tibo (chanté par les membres du cortège funèbre derrière le corbillard, après que Jocelyn a rejoint le cortège). Don't Play That Song (You Lied) d'Ahmet Ertegün et Betty Nelson (Jocelyn gare sa Porsche au bord de la petite route au milieu des champs, il sort le fauteuil roulant du coffre et le reconstitue, s'aperçoit qu'un chasseur âgé perplexe le regarde, il s'assois dans le fauteuil et s'éloigne). Sinfonia de La forza del destino de Giuseppe Verdi. Allegro molto appassionato du concerto pour violon de Felix Mendelssohn. par Tomas Trapl. Please Come Back to Me par Adam Naas (Jocelyn fait descendre la terrasse mobile en bois vers le fond de sa piscine, Florence et lui se retrouvent dans l'eau, ils sont allongés sous des peignoirs côte à côte sur la terrasse en bois). Amore mio de Brice Davoli. Allegro du concerto pour violon en la mineur de Jean-Sébastien Bach. Adagio en sol mineur de Remo Giazotto, inspiré de Tomaso Albinoni. All Night Long de Frédéric Le Quéré. Me and Mrs. Jones par Billy Paul. You've Got to Learn par Charles Aznavour (sur l'aire d'autoroute Jocelyn est incapable de reconnaitre qu'il n'est pas paraplégique, jusqu'au moment où sur la route à travers la forêt, il effectue un tête-à-queue avec sa Porsche devant le car transportant Florence et ses collègues l'obligeant à s'arrêter et il monte à bord).
Accueil Critique En France, le film reçoit des critiques globalement positives. Sur le site Allociné, qui recense 23 titres de presse, Tout le monde debout obtient une moyenne de ..
Côté avis positif, Pierre Vavasseur du Parisien écrit notamment . Dans Direct Matin, on peut notamment lire . Dans Elle, Khadija Moussou conseille ses lecteurs en écrivant . Dans Le Figaro, on peut notamment lire .
Du côté des critiques négatives, Murielle Joudet du Monde regrette que , alors que pour Guillaume Loison de L'Obs .
Box-office +DateRésultats (en nombre
d'entrées) EvolutionRang hebdomadaireCumul14/03/2018897 452 -1897 45221/03/2018465 093 -48.18%11 362 54528/03/2018425 635 -8.48%21 788 18004/04/2018240 467 -43.50%42 028 64711/04/2018192 720 -19.86%52 221 36718/04/201858 238 -69.78%132 279 60525/04/201852 847 -9.26%172 332 45202/05/201822 141 -58.10%192 354 593 Le film a également vendu 12 329 tickets en Allemagne.
Autour du film C'est le dernier rôle au cinéma pour Claude Brasseur.
Remake En 2022, sort dans les salles italiennes Corro da te, remake officiel italien réalisé par Riccardo Milani avec Pierfrancesco Favino et Miriam Leone.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Nathalie Chifflet, « L'amour dans un fauteuil », Le Républicain Lorrain N°2235, Groupe Républicain Lorrain Communication, Woippy, , p. 19, .
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