La Fédération française de rugby (FFR) est une association qui a la charge d'organiser et de développer le rugby à XV, le rugby à sept, le rugby à 5 et le rugby de plage en France.

Depuis 2010, son siège social est situé au Centre national du rugby ( à Marcoussis). Son président est Florian Grill depuis le .

Historique Création Le Comité central d'organisation du rugby est fondé le , en prenant la suite du comité rugby de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA) (dont les maillots de sélection nationale étaient jusqu'alors ornés de deux anneaux, rouge et bleu, entrelacés, de 1906 à 1910). Il adopte le nom de Fédération française de rugby le , le lendemain de la victoire française de Colombes sur les champions olympiques américains.

La Fédération française de rugby a été reconnue d'utilité publique en 1922. Il faut attendre près de pour que la FFR soit définitivement admise à l'IRB en 1978 auprès des Home Unions de traditions anglo-saxonnes.

Depuis 1978 Le , la FFR devient la première fédération sportive française à inclure les personnes transgenres dans son règlement et à leur permettre de jouer lors des compétitions officielles. Cette décision est prise à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie.. Cette prise de décision se fait à rebours de la directive de World Rugby qui préconise l'exclusion des femmes transsexuelles., une exclusion adoptée par la majorité des fédérations, notamment celles des nations britanniques....

En , on apprend que la Fédération française de rugby a fait l'objet d'une cyberattaque qui a permis à un pirate de prétendre avoir extrait une base de données de licenciés.

Siège thumb|283px|Le 9 rue de Liège, siège de la FFR de 1995 à 2010. Lors de sa fondation en 1920, la FFR occupe des locaux rue Rossini, dans le arrondissement de Paris, proche de l'Hôtel des ventes à Drouot, avant de déménager deux ans plus tard pour s'installer au , dans le arrondissement de Paris..

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la FFR s'installe au . C'est dans cet hôtel particulier du arrondissement qu'Albert Ferrasse règne sur le rugby français durant tout le temps qu'il passe à la tête de la FFR ( à ).

En 1995, l'avènement du professionnalisme entraîne le déménagement de la FFR. L'homme d'affaires Jean-Claude Darmon, propriétaire d'un hôtel dans le même arrondissement, rue de Liège, et alors chargé de la communication et des droits télé du rugby français, lui trouve un joli immeuble, au 9 de la rue de Liège, entre la Gare Saint-Lazare et la Place de Clichy.

En 2010, la FFR abandonne ce siège au arrondissement de Paris, pour regrouper ces activités administratives et sportives au Centre national du rugby, à Marcoussis..

Identité visuelle thumb|Fédération française de rugby hôte de la Coupe du monde de rugby à XV 2007 Lors de son congrès du centenaire, la FFR dévoile son nouveau logo à compter du , décliné en deux versions : le premier à caractère institutionnel pour représenter la fédération, ainsi qu'un second utilisé à des fins de communications commerciales ainsi que pour symboliser les différentes équipes nationales..

Dirigeants de la FFR Élections successives De Frantz Reichel à Jean Delbert vignette|redresse|Octave Léry, premier président de la FFR. En 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, Frantz Reichel prend la direction du Comité central d'organisation du rugby, dissident de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques et proclamé indépendant le , pour aider à l'émancipation de son sport.

Frantz Reichel ne se présente pas à la première élection présidentielle de la FFR, le mardi . Il laisse le vétérinaire toulousain Octave Léry, ancien joueur du Stade toulousain et président du Comité des Pyrénées, se faire élire dans un fauteuil.

En 1928, après huit ans de bons et loyaux services, Octave Léry passe la main. La succession est assurée par Roger Dantou, fondateur du comité du Périgord. C'est au cours de sa présidence (1928-1939) que l'International Board exclut la France du Tournoi. La maladie emporte Roger Dantou en 1939.

Il est remplacé par un urologue toulousain, Albert Ginesty, maire éphémère de Toulouse en 1944, juste après qu'il a démissionné de son poste à la tête de la Fédération. C'est alors un ancien du SCUF, Alfred Eluère, vice-champion olympique avec l'équipe de France aux Jeux d'Anvers 1920, qui prend la relève. Promoteur immobilier à Soorts-Hossegor, il assure le développement de la station balnéaire landaise dont il sera le maire pendant plus de trente ans.

Son successeur, René Crabos, faisait partie lui aussi de l'équipe française médaillée d'argent aux JO d'Anvers. Crabos est un théoricien du jeu, à qui l'on doit notamment la technique de la défense glissée. Avant d'accéder à la présidence, René Crabos est un brillant trois-quarts centre international (17 sélections). À la tête de la FFR, on lui doit la sélection de toute la ligne de trois-quarts lourdaise en équipe de France et le rappel du deuxième ligne et capitaine de Mazamet, Lucien Mias, pour la tournée historique en Afrique du Sud de 1958.

Après dix ans de règne, René Crabos passe la main. Le président du Comité des Pyrénées, Jean Delbert, lui succède pendant quatre ans. Le temps pour un groupe de jeunes dirigeants ambitieux, réunis autour du président agenais, Albert Ferrasse, de former une liste d'opposition. Le Congrès de Clermont-Ferrand 1966 lui est fatal, il est désavoué par le comité directeur qui nomme le Graulhétois Marcel Batigne à sa place.

Présidence de Marcel Batigne puis d'Albert Ferrasse vignette|redresse|Albert Ferrasse, président de la FFR de 1968 à 1991.

Marcel Batigne est élu à la tête de la FFR, le , au terme du congrès de Clermont-Ferrand, en remplacement de Jean Delbert. Il arrive au pouvoir avec les « gros pardessus », Guy Basquet et Albert Ferrasse à qui il laissera la présidence un an plus tard pour prendre celle de la FIRA.

A soixante-treize ans, Albert Ferrasse est réélu pour la fois président de la FFR, le samedi , à Paris, à l'issue d'une assemblée générale destinée à élire les trente-cinq membres d'un nouveau comité directeur de la FFR. La liste conduite par l'Agenais en association avec Jean Fabre, l'ancien président du Stade toulousain, a remporté vingt-quatre sièges contre onze à celle emmenée par Robert Paparemborde, le manager général du Racing club de France. Président depuis 1968, Albert Ferrasse se voit donc offrir un septième mandat. Comme convenu, il s'est engagé à céder la place à Jean Fabre à la fin de l'année.

Élection surprise de Bernard Lapasset En , Albert Ferrasse quitte donc la présidence et le comité directeur doit élire le nouveau président. D'abord choisi par le président Albert Ferrasse pour devenir son successeur Jacques Fouroux entre en conflit avec ce dernier. et crée une liste d'opposition pour les élections fédérales de 1991. S'avouant vite vaincu, il jette l'éponge et laisse Robert Paparemborde, son ancien coéquipier dans la fameuse équipe de 1977, mener cette liste face au duo Albert Ferrasse - Jean Fabre.. Lors de cette élection, Jean Fabre propose un vote à main levée que le comité directeur lui refuse. Aucun autre candidat que Fabre ne se présente. Après un vote secret, le nom de Bernard Lapasset, président du comité d'Île-de-France, sort vainqueur. Les listes de Ferrasse et Paparemborde ont fait alliance contre Jean Fabre. Fabre démissionne sur le champ, imité par Max Guibert et Michel Crauste qui le soutenaient.

De 1995 à 2016 : élections sans liste d'opposition Bernard Lapasset est réélu le samedi au stade Géo-André à Paris avec 95,17 % des votes puis de nouveau le à la Maison de la chimie à Paris avec 91,58 % des (sur ) à la suite du retrait de la liste « rugby pour tous » menée par Marcel Martin, en raison d'un référé jugé « irrecevable ».

En 1998, la FFR est ensuite contrainte de revoir le mode de scrutin pour les élections fédérales. Le scrutin plurinominal avec possibilité de panachage succède au système dit des "listes bloquées". Cette modification permet l'existence d'une opposition au sein du comité directeur de la FFR, voire l'émergence d'une nouvelle majorité. Il faudra cependant attendre 2016 pour voir plusieurs listes s'affronter aux élections fédérales et ainsi permettre un panachage au sein du comité directeur.

En 2000, Jacques Fouroux et Robert Paparemborde tentent de monter une liste d'opposition mais se retirent finalement, laissant M. Lapasset gagner l'élection avec 98 % des suffrages. Le bureau est néanmoins renouvelé : le secrétaire général Jacques Laurans laisse sa place à Alain Doucet et René Hourquet remplace le trésorier Jacques Dubois.

Bernard Lapasset reste ainsi 17 ans à la présidence avant de démissionner en pour prendre ses fonctions de président de l'International Rugby Board. Il remet sa démission à l'assemblée générale de Vannes, le .

Le , Pierre Camou succède à Bernard Lapasset, élu par le Comité Directeur à l’unanimité (94,70 % des voix), alors qu’il occupait déjà les fonctions de président par intérim (après le départ de Lapasset à la présidence de l’IRB). Pierre Camou a été auparavant président du comité Côte basque Landes de 1996 à 2008, trésorier-adjoint de la FFR de 1996 à 2000 puis vice-président de 2000 à , responsable du Centre national du rugby de Linas-Marcoussis. Le , il est réélu sur un score écrasant (89,76 % des voix). Serge Blanco devient alors le vice-président de la FFR.

Les deux mandats de Pierre Camou sont marqués par la croissance du rugby hexagonal : + 10 % de clubs, + 24 % de licenciés masculins et surtout + 102 % de licenciées féminines. Pierre Camou œuvre en gestionnaire d’une entreprise lucrative, la FFR se hissant parmi les plus riches fédérations sportives françaises.

Élection fédérale de 2016 Le , Bernard Laporte annonce sa candidature à l'élection du président de la FFR en , et choisit Serge Simon comme directeur de campagne.. Pierre Camou annonce en qu'il est de nouveau candidat à la présidence de la FFR, pour un troisième mandat. Alain Doucet, secrétaire général de la FFR, est lui aussi candidat à la présidence.. Pierre Salviac, initialement candidat, retire sa candidature le . Les candidats Laporte et Doucet demandent le vote décentralisé afin que les présidents n'aient pas à se déplacer au Centre national du rugby pour voter. Cependant, l'équipe en place refuse de le mettre en place.

Pierre Camou souhaite poursuivre le projet de grand stade de la Fédération française de rugby à XV tandis que ses opposants y sont tous les deux opposés.

Lors de l'assemblée générale élective du , la liste menée par Bernard Laporte obtient 52,6 % des voix, soit 29 sièges, contre 35,28 % des voix pour Pierre Camou (6 sièges) et 12,16 % pour Alain Doucet (2 sièges). Bernard Laporte est élu à la présidence de la FFR. Serge Simon est alors nommé premier vice-président, manager des équipes de France et chargé la communication et du marketing. Pascal Papé, Philippe Rougé-Thomas, Fabrice Estebanez, Bernard Viviès, Annick Hayraud, Pierre Camou, Serge Blanco, Sandrine Agricole, Fabien Pelous et Alain Doucet sont également membres du nouveau comité directeur.

Réélection puis démission de Bernard Laporte En 2019, Florian Grill, ancien soutien de Pierre Camou et président de la ligue régionale Île-de-France de rugby, présente sa candidature à la présidence de la fédération face à Bernard Laporte pour l'élection qui a lieu le .. Il est le premier à dévoiler sa liste complète. Jean-Marc Lhermet, Jean-Claude Skrela, Serge Blanco, Éric Champ, Sylvain Deroeux, Fabien Pelous, Abdelatif Benazzi, Julien Pierre, Didier Mené et Jean-François Contant, président de la ligue régionale Bourgogne-Franche-Comté de rugby, sont également candidats pour intégrer le comité directeur à ses côtés..