Pierre Gérard, né à Paris où il est mort le , est un homme politique français. Engagé à l'extrême droite, il occupe des responsabilités au Commissariat général aux questions juives (CGQJ) pendant la Seconde Guerre mondiale, puis au Front national (FN).

Biographie Débuts politiques Pierre Gérard participe à la manifestation antiparlementaire du 6 février 1934, lors de laquelle il se blesse ; il rejoint ensuite la Fédération nationale des Camelots du roi et l'association des victimes et blessés du présidée par Louis Darquier de Pellepoix, qui devient son mentor. En , il quitte son emploi pour organiser le Rassemblement antijuif de ce dernier en Alsace, puis rejoint Paris en .

Au Commissariat général aux questions juives En , il entre au Commissariat général aux questions juives (CGQJ) alors dirigé par Xavier Vallat. Il devient directeur adjoint de l'Aryanisation économique en . À ce poste, il dénonce dans un rapport la corruption de Pierre Galien, directeur de cabinet du nouveau commissaire général Darquier de Pellepoix ; cependant, comme le note Laurent Joly, . Laurent Joly le présente comme le . Membre du comité directeur de l'UFDR, il en est exclu en raison de l'émergence de Louis Prax, à qui il s'oppose, pour devenir chef de la section de Documentation générale, créée pour lui le .

En 1949, il est condamné à l'indignité nationale à vie par la cour de justice de la Seine. Valérie Igounet avance qu'.

Au Front national À l'occasion du congrès du FN en 1978, Pierre Gérard publie Doctrine économique et sociale du Front national, fascicule qui sera réédité plusieurs fois à la demande de Jean-Marie Le Pen, notamment en 1984 sous le titre Droite et démocratie économique, et qui constituera la référence du parti sur les questions économiques jusqu'au début des années 1990. Valérie Igounet le présente comme une qui . Le nom de Pierre Gérard n'apparaît pas sur la couverture du premier fascicule, ni sur celle de l'ouvrage, au contraire de celui de Jean-Marie Le Pen (auteur de la préface) sur ce dernier. En 1985, le président du FN met le livre en avant comme la preuve du fait que , datant . En 2015, il vante de nouveau l'ouvrage et exprime son souhait de le rééditer dans l'interview à Rivarol qui lui vaut d'être exclu du FN : Valérie Igounet estime que si Jean-Marie Le Pen a ainsi l'occasion de , le fait de le citer dans un hebdomadaire connu pour son antisémitisme n'est pas un hasard..

Il est nommé secrétaire général du FN en , après la démission d'Alain Renault en mars : selon Valérie Igounet, il est alors pour ce poste. D'après les journalistes Dominique Albertini et David Doucet, il est .

Sous sa direction, le FN continue à se défaire des nationalistes révolutionnaires (NR), dont fait partie son prédécesseur Alain Renault. Pierre Gérard s'oppose aux comités Le Pen (CLP), dirigés par Jean-Pierre Stirbois et Michel Collinot et mis en place en 1979 pour mener la campagne de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 1981, qui ne peut finalement pas se présenter : il accuse ceux-ci de , alors qu'ils tendent effectivement à contrôler le parti. Selon Alain Renault, Pierre Gérard entretient la rumeur des origines juives de Jean-Pierre Stirbois, alors en pleine ascension. Pierre Gérard est remplacé fin 1981 par ce dernier.

Ouvrages

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Références

Annexes Bibliographie . . . . Via Cairn.info

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