Lenvironnement au Maroc est l'environnement (ensemble des éléments - biotiques ou abiotiques - qui entourent un individu ou une espèce et dont certains contribuent directement à subvenir à ses besoins) du pays Maroc, pays d'Afrique.
Le Maroc dispose d’une façade maritime importante, et la majorité de sa superficie est située en zone montagneuse. Si les trois quarts du pays sont arides à semi-arides, le pays réunit sur son territoire toutes les formes du climat méditerranéen. La diversité des milieux entraine une biodiversité importante.
Celle-ci subit néanmoins l'impact de l'activité humaine, liée à la population, de plus de 34 millions d'habitants, et à l'activité touristique. L'élevage et la pêche sont très développés. Le manque d'eau est une problématique importante pour le développement de l'agriculture, et l'autosuffisance alimentaire en céréales n'est pas atteinte.
La pollution de l'air est importante dans les villes, et, si les énergies renouvelables se développent, le pays reste très dépendant aux énergies fossiles, contribuant ainsi aux émissions mondiales de gaz à effet de serre.
La biodiversité du Maroc
Géographie physique et principaux milieux naturels vignette|505x505px thumb|Carte topographique du pays Les caractéristiques géographiques du pays ont une importance majeure pour la signification de l’ensemble des statistiques notamment les statistiques environnementales. Ces dernières concernent souvent des éléments du territoire dont les caractéristiques permettent de relativiser les phénomènes exerçant des pressions sur l’environnement.
Situé à l’extrémité Nord-Ouest du continent africain, le Maroc dispose d’une façade maritime s’étendant sur environ , s’ouvrant sur la Méditerranée au nord, avec une côte d’environ , et sur l’océan atlantique à l’ouest avec une côte d’environ . La côte méditerranéenne est riche en sites naturels et paysages. La côte atlantique le plus important réseau hydrographique puisque les plus grandes rivières se déversent dans l’océan atlantique.
Le Maroc est délimité à l’est par l’Algérie et au sud par la Mauritanie. Au sud du Maroc se trouve le Sahara occidental. La superficie du Maroc atteint , dont une grande partie (plus des deux-tiers) est couverte de zones montagneuses. Le Rif, le moyen et le haut Atlas, principales chaînes de montagnes au Maroc, atteignent des hauteurs qui varient entre à plus de . Le point culminant, le Toubkal, situé dans le haut Atlas, atteint .
Les conditions climatiques sont relativement difficiles (les trois quarts du pays sont arides à semi-arides). Le pays réunit sur son territoire toutes les formes du climat méditerranéen, avec une saison sèche et chaude doublée d'une saison froide et humide, la fin de la période chaude étant marquée par les pluies d'octobre. La présence de la mer atténue les écarts de température, tempère les saisons et accroît l'humidité de l'air (400 à 1000 mm de pluies sur le littoral).
On trouve des écorégions terrestres, d'eau douce et maritimes : Forêts de conifères tempérées, Forêts, bois et broussailles méditerranéens, Prairies et broussailles de montagnes, Déserts et broussailles xérophytes, Mer d'Alboran.
sans_cadre|192x192pxsans_cadre|192x192pxsans_cadre|242x242pxsans_cadre|192x192px
Faune et flore marocaine thumb|Oasis au Maroc vignette|Cédraie, région d'Ifrane. Flore Plus de configurent la flore marocaine. Les variations du climat et du relief sont des éléments fondamentaux pour expliquer une telle richesse florale. L'intérêt botanique du Maroc est intense et on citera seulement les de forêt qui contiennent des cèdres, des palmiers, des thuyas, des dattiers, des amandiers, des figuiers, des oliviers, des acacias, des fruitiers, des chênes-verts, des chênes-lièges, des pins, l'eucalyptus, des arbousiers, l'alfa et l'endémique arganier, dont le Maroc et le seul pays au monde à disposer de cette espèce et qui est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. La forêt représente environ 15 % de la surface totale.
Faune La diversité de la faune est en principe un véritable trésor. Parmi quelques espèces exceptionnelles, on peut citer : Chez les oiseaux, les échassiers, l'aigrette garzette, la Courvite isabelle, le flamant rose, le vautour percnoptère, l'aigle royal. Les oiseaux sont encore relativement très présents avec une grande diversité d'espèces, bien que l'Autruche à cou rouge, par exemple, ait été totalement exterminée, ainsi au Sahara que l'Outarde houbara. Chez les mammifères, le cerf de Barbarie, l'écureuil de Barbarie, le dromadaire, le fennec... Le chacal doré est menacé ; il a disparu de régions entières. Au Maroc, on le confond avec le loup qui n'existe pas en Afrique. La hyène rayée est en voie rapide d'extinction. Le renard de Rüppell est très rare ; le renard roux est également présent. Le Lynx caracal est menacé d'extinction, ainsi que le serval. La panthère est menacée d'extinction immédiate dans l'indifférence totale. Un individu a été tué il y a trois ans dans le Haut Atlas par un braconnier. Le guépard, menacé d'extinction, il est extrêmement rare, des individus survivraient à la frontière maroco-algériennes . Les gazelle dorcas et gazelle de Cuvier, en raréfaction. Le magot (Macaque de Barbarie), menacé par la mort lente de la cédraie et les captures par les trafiquants. Le lion de l'Atlas a disparu (exterminé) à l'état sauvage, le dernier en 1943. Il en existe toutefois bien que potentiellement mélangés avec la sous-espèces d'Afrique sud-saharienne environ 90 dans différents zoos du monde dont 35 au zoo de Rabat.. Au niveau de la vie marine, on observe le dauphin. Chez les reptiles, la sous-espèce du cobra d'Égypte, Naja haje legionis ou cobra d'Afrique du Nord s'est considérablement raréfiée et a disparu de régions entières, victime des spectacles hérités des temps barbares sévissant encore dans certains hôtels d'Agadir et d'ailleurs, et sur la place Djemaa-El-Fna de Marrakech au soi-disant profit des touristes. On trouve de nombreuses couleuvres et quelques vipères. Au Maroc, contrairement aux préjugés locaux, la majorité des serpents sont inoffensifs (17 espèces sur 25) et les quelques espèces de serpents venimeux existantes n'attaquent jamais et sont moins répandues. Il existe également une espèce de tout petit boa fouisseur, Eryx jaculus. Un assez grand nombre d'espèces de lézards sont présentes au Maroc, dont un pourcentage important d'endémiques. Parmi les Arthropodes, le Maroc compte une trentaine d'espèces de scorpions (de nouvelles espèces sont presque chaque année identifiées au Maroc), dont une ou deux seulement sont potentiellement dangereuses pour l'homme (par ex. Androctonus mauritanicus), notamment pour les petits enfants. Toutefois, un scorpion n'attaque presque jamais. Les insectes et araignées sont également nombreux. Une diversité de poissons est présente : poissons de mer (dont les requins...) et poissons d'eau douce. Différents poissons ont été introduits dans les lacs des barrages du pays : brochets, sandres, gardons, perches....
Des gravures récemment découvertes dans des grottes près de Ouarzazate indiquent que des crocodiles, des léopards et des éléphants vivaient dans ces lieux avant leur extinction naturelle ou leur extermination par l'homme. Des gravures similaires existent également dans tout le Sahara.
Nombreuses sont les espèces menacées. Elles sont victimes de l'ignorance, de la cruauté des braconniers et de l'irresponsabilité en matière d'écologie.
Il reste de 10 000 à 12 000 singes magots au Maroc. En 1975, ils étaient 17 000 pour la seule région du Moyen Atlas où l’on en compte désormais moins de 5 000..
L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) indique que « près de la moitié des espèces d’oiseaux est menacée » au Maroc.
Impacts sur les milieux naturels Activités humaines Agriculture et exploitation forestière vignette|Plaine des Doukkala L’agriculture, pilier de l’économie, représente 31 % de l’emploi et 12 % du PIB.
Des plaines fertiles permettent la culture de plusieurs végétaux. Dans la plaine du Gharb, on trouve des champs de betteraves sucrières, de riz, de cannes à sucre et de tabac. Les céréales d’automne (blé tendre, blé dur et orge) occupent 5 millions d’hectares en moyenne, soit plus de 55 % de la SAU du pays. Malgré l’importance des surfaces cultivées, en raison de leur faible productivité, la production nationale de céréales ne couvre pas les besoins du pays, même lors des bonnes années.
En 2001, le Maroc produisait 1,4 % de la production mondiale d'huile d'olive, avec une production annuelle de . A cette date, la moitié de la superficie arboricole sur le plan national, soit , est destinée à l’oléiculture et se concentre principalement dans la région de Fès. Cette région comprend les principales huileries et les rejets en margines (mélange d'huile et d'eau) de ces usines dans l'Oued Sebou causent de graves problèmes environnementaux. Les eaux polluées affectent la production d'eau potable des stations de traitement situées en aval des huileries..
Dans la forêt de Maâmora, on fait l'exploitation de chênes-lièges et d'eucalyptus.
Le manque d'eau, mais aussi la grande variabilité des débits, représentent un grand problème pour le Maroc, notamment pour l'agriculture (irriguée ou non)... En 2024, le pompage du fleuve Oum Errabiâ est prohibé, tout comme l’irrigation à partir du barrage, empêchant d'arroser les oliviers et conduisant certains à abandonner l'agriculture.
Le Maroc, du fait de ses caractéristiques physiques et climatiques, est un pays propice au développement du pastoralisme et de l’élevage ovin. Avec 19 millions de têtes en 2012MAPM - L'agriculture marocaine en chiffres, 2012, il se situe au mondial en termes d’effectif. La production laitière a doublé entre 2002 et 2012 où elle a atteint 2,5 milliards de litres.
Chasse, pêche et braconnage vignette|Pécheurs marocains revenant de l'Océan
Avec de côtes (dont 2900 sur l’Atlantique), les eaux marocaines sont réputées parmi les plus poissonneuses au monde. La production nationale des produits de la mer atteint en 2007, ce qui rend le Maroc l'un des plus importants producteurs et exportateurs des produits de la mer en Afrique et dans le monde arabe.
Le thon rouge, poisson courant dans les eaux marocaines, méditerranéennes et atlantiques, est menacé d’extinction en raison de la surpêche industrielle.
Transports thumb|Autoroute A3 Rabat-Casablanca en 2008 D’après le décret du , le réseau routier marocain géré par le Ministère de l’Equipement, du Transport et de la Logistique est classé en quatre catégories: autoroutes, routes nationales (R.N), routes régionales (R.R) et routes provinciales (R.P). Ce réseau routier totalise un linéaire de réparti comme suit :
centré|vignette|579x579px|Répartition par catégorie des routes
Énergie et pression sur les ressources non renouvelables thumb|La Centrale solaire Noor I à Ouarzazate en décembre 2015, peu avant son inauguration (NASA). thumb|Éoliennes au-dessus de Tanger, 2015. Pression sur les ressources non renouvelables
Le pays a été dépendant à 98 % des énergies fossiles, et a importé de l'électricité de l'Espagne.
En 2014, le secteur de l'énergie au Maroc reste dominé par les énergies fossiles, presque entièrement importées, qui couvrent 88,5 % de la consommation d'énergie primaire du pays (pétrole 61,9 %, charbon 21,3 %, gaz 5,3 %) ; les énergies renouvelables contribuent pour 8,8 % et les importations d'électricité pour 2,7 %. Uranium