Raymond d'Apremont de Roquecorne, dit aussi Apremont de Roquecorn ou Raimond d'Arfont, mort le , est un ecclésiastique français, évêque de Sarlat puis de Saint-Pons-de-Thomières.

Biographie Il est issu de la maison noble de Roquecor en Agénois. Raymond d'Apremont de Roquecorne est religieux à l'abbaye de la Chaise-Dieu, puis abbéC. de Vic, J. Vaissette, Histoire générale du Languedoc, p.597 de l'abbaye Saint-Michel de Gaillac en 1300Jean Tarde, op.cit., p.91., lorsqu'il est nommé évêqueRaymond de Roquecorn, par bulle "Datum Avinioni VI non. julii pontif.. Anno II°" ce qui correspond au 2 juillet 1318 au nouveau diocèse de Sarlat, créé le 9 ou par le pape Jean XXIIle vicomte Gaston de Gérard, notes 1 de la page 91 : « Le document pontifical dont Tarde parle est la copie du document imprimé dans Gallia Christiana, t.II, p.497, n'est pas le seul relatif à l'érection du nouveau siège épiscopal et à la nomination du premier évêque. Dès le , Jean XXII par sa bulle "Avenioni, id, Aug.pontif. Anno II", avait érigé en principe, l'abbatiale de Sarlat en cathédrale, partageant en deux l'ancien diocèse de Périgueux, (Arch. du Vatican. Rég.de Jean XXII, an II, t.I f°I 108, pièce n°479) - (BnF, Ms. Fonds Périgord, vol.XXXVI). Cette bulle est restée inconnue à Jean Tarde et à Armand de Gérard-Latour, chanoine et vicaire général de Sarlat, voici ce qu'en dit ce dernier : "On a pas la bulle de ladite érection. Elle ne se trouve ny dans les archives de l"évêché, ny dans celles chapitre, ny même dans les registres de Jean XXII, où l'on voit un blanc à l'endroit où devoit être ladicte bulle" (Cat. des évêques de Sarlat). La bulle Dundùm considerantes, dont Jean Tarde nous donne la copie, en commettant une erreur de date, vient compléter la première en déterminant le partage du territoire de l'ancien diocèse de Périgueux entre les deux sièges épiscopaux - La Vézère et la Dordogne seront la limite des deux diocèses - Le document pontifical est daté d'après Tarde : "Datum Aveoni vid. januarii pontif. Anno II°", d'après G. Ch: "...idus januarii pontif Anno II°". Or Jean XXII ayant été élu pape le 7 août 1316 et couronné au mois de septembre, cette date correspond au 9 ou 13 janvier 1318, mais non 1317, comme le dit ce chroniqueur. Le nouvel évêque fut nommé par une bulle ". La bulle de nomination fut envoyée le même jour aux chapitre et ville de Sarlat, mais la mention en a été gardée par Lespine (Fonds Périgord, t.XXXVI. Ex. Arch. Vat. Table des Reg de Jean XXII, t.VIII, fol° 241) la 3e bulle du même jour adressée au roi pour lui notifier la nomination de Raymond à l'évêché de Sarlat, existe aux Archives nationales (Trésor des chartes, Bulles - original parchemein scellé d'une bulle de plomb ». En 1324, il est transféré sur le siège épiscopal du diocèse de Saint-Pons-de-Thomières, créé un an avant celui de Sarlat. Il prend la succession de Pierre Roger qui vient de mourir, et comme lui doit faire face aux contestations des religieux concernant le partage arbitraire par Pierre Roger entre mense épiscopale, et les revenus du chapitre : mense capitulaire qu'il avait fixé lors de la création de l'évêché en 1317 à la somme de .

Le pape Jean XXII devra intervenir à plusieurs reprises à ce sujet et, par une bulle datée de l'an 11 de son pontificat (1327), celui-ci annule la sentence arbitraire de l'évêque Pierre I Roger. Les revenus du chapitre de Saint-Pons augmentent de et sont répartis sur certains biens dont les seigneuries de l'évêque et du chapitre. Cet état de choses perdura jusqu'à La Révolution.

Il commence son épiscopat en divisant son diocèse en sept archipretrés, deux en deçà de la Dordogne qui sont Saint-André et Allas-l'Évêque (communes du canton de Sarlat) et Audrix (commune du canton de Saint-Cyprien de l'arrondissement de Sarlat) et cinq au-delà : Daglan (du canton de Dome, arrondissement de Sarlat); Palayrac (commune du canton de Cadouin, arrondissement de Bergerac); Capdrot (commune du canton de Montpazier); Bouniagues (commune du canton d'Issigeac) et Flaugeac (commune du canton de Sigoulès).

Considérant que le revenu de l'abbaye n'était pas suffisant pour porter les charges épiscopales, il demande au pape d'augmenter le revenu de son église, comme il en avait augmenté les charges. Le pape entérinant la requête, unit à son église le prieuré d'Issigeac qui était une église collégiale et régulière de l'ordre de Saint Benoît sous le titre de doyenné avec toutes ses dépendances, à la dignité et mense épiscopale de Sarlat pour lui et ses successeurs par bulle du Gaston de Gérard, Bulle d'union d'Issigeac et observations, , Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome VII, 1880 ( en ligne).. Mais cette église avait été donnée à Bertrand du Pouget pour jouissance sa vie durant et Raymond de Roquecorne ne put en bénéficier de suite et dut attendre la mort du prélat survenue un an et demi après.

Entre-temps la noblesse des environs le pressait de recevoir des religieux et devant le peu de moyens qu'il avait de les entretenir décide que le monastère de Sarlat ne recevrait plus que cinquante moines au lieu des cent qu'ils étaient en son temps en 1319 — Ms Tarde A., note marginale..

En 1321, voyant que son église cathédrale est en mauvais état, il ordonne de l'avis du chapitre que le revenu de tous les bénéfices qui vaquaient en son diocèse par l'espace de cinq ans seraient employés à la réparation de celle-ci, et distrait une pension pour un vicaire qui ferait le service pendant le dit temps.

Cette même année il unit l'office de celarier qui était à présent l'archidiacre de Marcays, les prieurés de Saint-Laurent de ValojoulxLa base Mérimée du ministère de la Culture indique que l'église porte le nom de Saint-Pantaléon. L'abbé Carles, dans son Dictionnaire des paroisses du Périgord (Bayac,Éditions du Roc de Bourzac, 2004 ; réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat, p. 122 ) indique que le titulaire et patron est saint Laurent, martyr, fêté le 10 août. Ce site du diocèse de Périgueux nomme l'église Saint-Laurent. Le vitrail situé au-dessus du portail d'entrée représente saint Laurent., de Marcays et de Carsac. Ne disposant pas d'une salle assez grande pour tenir le synode et autre assemblées de son clergé, il fait édifier la salle épiscopale telle qu'elle existe encore aujourd'hui.

Au cours de sa visite pastorale de 1335, il se rend le à l' et célèbre une messe solennelle. Il décide l'année suivante d'établir un recteur perpétuel à l'église Saint-Martin-du-Jaur, paroisse de Saint-Pons, en remplacement de celui nommé annuellement par le chapitre de l'église métropolitaine de Narbonne, puis par les moines du chapitre cathédral de Saint-Pons, affermissant ainsi son pouvoir sur les religieux.

Dans un procès opposant le moine Pierre Armengaud de Castres, infirmier de l'église de Saint-Pons et la sœur bénédictine, Bérengère Bernarde, prieure du prieuré Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Pons-de-Thomières, situé hors-les-murs, et composé de huit religieuses, la sentence est rendue le par Soubiran de Poilhes, commissaire député par l'évêque à ce sujet : Jean-Baptiste Trottet-le-Gentil, , p.32..

Tout au long de son épiscopat, il aura à arbitrer et trancher les conflits concernant les abbayes, prieurés et autres églises placés sous son ministère entre 1339 et sa mort, survenue le à l'abbaye Saint-Pons-de-ThomièreLes nouveaux éditeurs du Gallia Christianna, t.VI, 1739, p.237..

Armoiries Ses armes sont composés d'un écu :

Armes représentées dans Les chroniques de Jean Tarde, , pp.97-98..

Armoiries reproduites dans Raymond de Roquecorne, Histoire et patrimoine de l'ouest du département de l'Hérault (pays-saint-ponais.fr), et dans La France pontificale (Gallia Christiana), histoire chronologique et biographique de tous les archevêques et évêques de France, Paris, 1864-1873, p. 546..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Jean-Baptiste Trottet-le-Gentil, Chronologie des abbez du monastère et des evesques de Saint-Pons de Thomières, Béziers, chez Étienne Barbut, 1703 ; réédition Saint-Pons, 1873 ; réédition Lacour éditeur, 1994. Jean Tarde, Les Chroniques de Jean Tarde, annotées par le vicomte Gaston de Gérard, avec une introduction de Gabriel Tarde, Paris, 1887, pp.89-99.

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