La Bretagne (indicatif visuel D655) est une frégate multi-missions de la Marine nationale, cinquième unité de sa classe, elle est spécialisée dans la lutte anti-sous-marine. Elle a été livré à son port-base de Brest en et entre en service en .

Construction

La construction de la Bretagne a débuté en aux chantiers DCNS de Lorient. La frégate a été mise à l'eau le Christine Le Moing, « Et la cinquième a pour nom...La Bretagne ! », Le Télégramme, 14 septembre 2016.. Ses essais débutent en Vincent Groizeleau, « La FREMM Bretagne débute ses essais », Mer et Marine, 27 octobre 2017..

Le , à Brest, le Conseil régional de Bretagne a officialisé son parrainage de la Bretagne, à travers la signature d’une charte entre le président de région, Loïg Chesnais-Girard, et le capitaine de vaisseau Yonec Fihey, commandant du navire-filleul. C'est la première fois qu'une région parraine un navire de la Marine nationale..

Caractéristiques Générales Comme toutes les FREMM produites par Naval Group, la Bretagne fait de longueur, de largeur pour un tirant d'eau de . Avec une coque et une superstructure entièrement réalisées en acier elle déplace à pleine charge un peu plus de . Elle peut embarquer incluant les 14 du détachement aérien pendant de mer.

Propulsion Sa vitesse maximale est de lorsque la turbine à gaz LM2500 de GE Aerospace de entraine les . Avec son système CODLOG elle dispose cependant d'un second mode de propulsion pour des vitesses en dessous de où quatre moteurs diesel MTU série 4000 de chacun alimentent deux moteurs électrique Jeumont de lui permettant alors de se déplacer silencieusement pendant la lutte anti sous-marine. Son autonomie maximale est de à la vitesse de . En cas d'avarie, un propulseur azimutal rétractable Brunvoll de permet d'atteindre la vitesse de .

Armement La Bretagne est équipée comme toutes les FREMM française de quatre systèmes de lancement verticaux (Sylver) octuples lui permettant d'embarquer sur la plage avant jusqu'à . Mais contrairement aux quatre premières unités livrées à la Marine nationale, elle possède en plus de ses deux Sylver A70 non pas deux Sylver A43 mais la version Sylver A50 lui permettant d'embarquer des Aster 30 en lieu et place des Aster 15. Seul la Normandie possède les mêmes systèmes d'armes.

Artillerie principale : 1 canon OTO Melara 76/62 Super Rapid avec chargés et en soute Défense anti-aérienne et anti-missile : 16 missiles surface-air Aster 15 ou Aster 30 2 lance-leurres NGDS de Safran avec mélange de roquettes et mortiers électromagnétiques et infrarouges d'Etienne Lacroix Action vers la terre : 16 missiles de croisière MdCn Artillerie secondaire : 2 canons Nexter Narwhal 20 mm 2 mitrailleuses Browning M2 de Affuts pour mitrailleuses M134 ou FN MAG de Lutte antinavire : 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block 3c Lutte anti sous-marine : 2 x 2 tubes lance-torpilles de avec MU90 Impact en soute 2 lanceurs SLAT avec anti torpille Canto de Naval Group

Electronique Le système de gestion de combat d'une FREMM est le SETIS de Naval Group qui permet d'opérer tous les systèmes d'armement de la frégate ainsi que ses appareils électroniques qui incluent le radar Thales Herakles, qui agit aussi bien pour la surveillance naval et aérienne que pour la conduite des missiles. Les deux sonars qui l'équipe sont également produits par Thales avec le sonar de coque UMS 4110 CLLes frégates FREMM de la Marine française - toutes les deux équipées de BlueMaster et de CAPTAS-4., et le sonar remorqué à immersion variable CAPTAS-4 UMS 4249Lutte anti-sous-marine : L’US Navy a choisi le sonar CAPTAS-4 de Thales. pouvant plonger jusqu'à . Elle dispose également d'une antenne passive linéaire remorquée ainsi que de deux radars de navigation à l'avant et à l'arrière et deux imposants brouilleurs anti-missiles Sigen R-ECM sur chaque bord. La conduite de tir de l'artillerie principale qui était un système électro-optique Najir de Safran est remplacée en par la Stir 1.2 EO Mk2 de Thales. Ce système combinant radar et électro-optique est plus performant et mieux adapté au tir anti-aérien et à lutte contre les drones. Son grand mât d'une hauteur de depuis la surface de l'eau dispose de systèmes d'interceptions des communications (COMINT/C-ESM), de systèmes d'analyse des signaux radars (R-ESM), du système de surveillance panoramique Artémis doté de trois caméras infrarouge, ou encore des liaisons de données tactiques L11, L16 et L22.

La Bretagne est aussi équipée de moyens de communication HF, VHF, de deux antennes satellites Syracuse III situées sur la passerelle avant sous le radar Herakles et derrière la cheminée, ainsi que de deux centrales de navigation inertielles gyrolaser (Ring Laser Gyro) SIGMA 40 produites par Sagem..

Toutes les informations recueillies par les capteurs sont traités par le Central Opération qui dispose de multifonctions et reconfigurables.

Embarcations Les FREMM françaises sont conçues pour embarquer dans leur hangar de par un hélicoptère de classe comme le NH90 Caïman, véritable outil de lutte anti sous-marine grâce à son sonar trempé FLASH et ses torpilles MU90. Le hangar permet nativement d'accueillir un drone aérien d'un gabarit comme le VSR700, mais la Bretagne comme toutes les FREMM de la Marine nationale à partir de va se voir équiper d'un système de drone à voilure tournante avec deux Camcopter S-100 de Schiebel plus petit. La plateforme de de longueur pour de large offre une surface d'environ . La FREMM dispose sur chaque bord d'une niche abritant deux bossoirs pour embarcations de comme l'ECUME NG des commando marine.

Améliorations Au grès du retour d'expérience des différents conflits dans lesquelles la Marine nationale a opéré entre la mer Rouge et le golfe Arabo-Persique, plusieurs équipements sont ajoutés dès comme les deux modules de guerre électronique, un sous la passerelle à bâbord sur le massif et l'autre sur le toit du hangar hélicoptère, entre le radar de navigation et le canon de 20 mm tribord ainsi qu'un système de surveillance et de télémétrie Paseo XLR de Safran en . Le remplacement de la conduite de tir Najir par la Stir en fait également partie de ces retex. L'actualisation de la Loi de programmation militaire 2024-2030 en cours prévoit de plus l'installation sur chaque FREMM de deux lanceurs SIMBAD-RC, de systèmes de lutte anti-drone et de nouveaux brouilleurs électromagnétiques.

Carrière opérationnelle vignette|En 2024 lors de l'exercice RIMPAC. vignette|Lors de Noble Raven24 avec les marine japonaise , italienne et , allemande , australienne.

La DGA réceptionne la frégate à Brest le Hélène Pédech, « À Lorient, Naval Group livre une frégate multi-missions à la Marine nationale », France 3 Bretagne, 25 juillet 2018. et prépare son déploiement de longue durée. Après son voyage inaugural lors d'un déploiement de longue durée dans l'Atlantique nord – au cours duquel elle participe à l' des forces de l'OTAN – et les Caraïbes entre le et le Vincent Groizeleau, « La FREMM Bretagne achève son déploiement de longue durée », Mer et Marine, 10 décembre 2018., la Bretagne est admise au service actif le et commence sa carrière opérationnelle depuis son port d'attache de l'arsenal de Brest, comme l' et la . Sa principale mission lorsqu'elle est dans les eaux françaises est la protection des approches maritimes et celle des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la classe Le Triomphant opérant depuis l'île LongueVincent Groizeleau, « La FREMM Bretagne admise au service actif », Mer et Marine, 25 février 2019..

Son premier tir d'un missile surface-air Aster 15 a lieu le lors d’une campagne de tirs interalliée contre une cible supersonique..

Le , la Bretagne a assuré la surveillance maritime au large de Omaha Beach lors des cérémonies commémoratives du du D-Day et a participé ensuite à l'Armada de Rouen.

Le , la Bretagne est la troisième FREMM à passer au double équipage (A et B de 109 marins chacun ; un certain nombre d'entre eux provenant du retrait du du service actif) se relayant tous les quatre mois afin d'assurer un plus long maintien en opération du navireVincent Groizeleau, « Une troisième FREMM et un second PSP passent au double équipage », Mer et Marine, septembre 2020..

Du au , la Bretagne est déployée près de huit mois dans la région Indo-Pacifique dans le cadre de la mission TANSKORN, afin de pouvoir y mener des exercices de coopération avec les marines alliées, de réaffirmer la présence française dans la région, et de garantir la liberté de navigation dans ces eaux.

En , la frégate rejoint l’opération Endurance arctiqueGroenland : la frégate de la Marine nationale « Bretagne » patrouille avec des forces danoises dans l’Atlantique Nord Ouest-France et mène des entraînements conjointement avec le navire d’inspection danois La frégate Bretagne participe à l’exercice danois Arctic Endurance au large du Groënland.

Galerie

Notes et références

Annexes

Articles connexes Liste des navires de la Marine nationale Liste des frégates françaises Classe F-110 Type 26 (frégate) Lutte anti-sous-marine

Catégorie:Frégate de la Marine française Catégorie:Bateau lancé en 2016 Catégorie:Navire construit à Lorient Catégorie:Classe Aquitaine