Louis Marsolleau (Brest, Base Léonore - Asnières, ), est un poète, chansonnier, compositeur, journaliste et auteur dramatique français.

Biographie Poète monté à Paris, il fréquente vers 1883, très jeune, le cercle des zutistes de Charles Cros, aux côtés de Jean Ajalbert, Alphonse Allais, Jean Moréas, etcÉmile Goudeau, Dix ans de bohème, Champ Vallon, 2000, Le Journal, 14 avril 1935. Il publie un recueil de poèmes en 1886, des romans, contes et nouvelles dans divers journaux, et des pièces de théâtre. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes de la fin du et du début du : théâtre des Bouffes-Parisiens, Comédie-Française, Théâtre Antoine, Théâtre de l'Odéon, etc. Auteur de chansons pour le cabaret du Chat noir, sa pièce Mais quelqu'un troubla la fête (1900), jugée anarchisante car elle s'en prend aux classes dirigeantes, fut interdite par la censurePhilippe Baron, La censure théâtrale sous le gouvernement de Waldeck-Rousseau (1899-1902), dans Collectif, Zensur und Selbstzensur in der Literatur, Königshausen & Neumann, 1996, La Croix, 6 juin 1900. Lire la pièce sur Gallica. Sa pièce est montée chaque année à l'occasion du premier mai par des coopératives ouvrières au début des années 1900, lorsqu'il est encore de gaucheL'Action socialiste nationale et internationale, 9 mai 1917, L'Ouvrier syndiqué, 15 juin 1903. Il est l'auteur de poèmes et de chansons antiboulangistes en 1889L'Electeur socialiste, 3 septembre 1889, Chansons de Bataille, 1889, de poèmes anticléricaux au début des années 1900Le Bonnet phrygien, 22 septembre 1901, Revanche du peuple, janvier 1901, La Calotte, 12 août 1900.

Il mène parallèlement une carrière de journaliste. Il collabore à divers quotidiens à partir de 1885. D'abord à des journaux de gauche : La Nation, Le Voltaire, La Bataille (1889), Le Rappel, comme chef des échos, La Petite République, La Marseillaise, Le Mot d'ordre. Puis à des quotidiens de droite : L'Écho de Paris, Paris-journal, Le Figaro - dès 1909 -, La France, L’Éclair, comme chef des services littérairesCf. son dossier de la Légion d'honneur. Il termine sa carrière à l'hebdomadaire Le Charivari - il y donne une chronique politique en versL'Action française, 19 avril 1935 - et au quotidien L'Ordre d'Émile Buré; il y publie chaque jour un article sur l'actualité intitulé ainsi que des poèmes amusants"Louis%20Marsolleau".zoom L'Homme libre, 12 avril 1935, Ibid., 25 août 1931. Comme Buré, il est passé de la gauche à la droite patriote et anticommuniste, écrivant en 1923 : L'Humanité, 14 janvier 1923. Il vitupère ainsi l'URSSLa Croix, 8 septembre 1927 et les Maurice Vaïsse, Sécurité d'abord: la politique française en matière de désarmement, 9 décembre 1930-17 avril 1934, Éditions Pedone, 1981, .

Chevalier de la Légion d'honneur en 1920, il est promu officier en 1932.

Œuvres Théâtre Son petit cœur, comédie en 1 acte, 1893 Le Bandeau de Psyché, comédie en un acte, en vers, créée le à la Comédie-Française (Lire en ligne) Le Dernier Madrigal, comédie en 1 acte, en vers, 1898 Hors les lois, comédie en 1 acte, en vers, avec Byl, 1898 La Folie de Pierrot, mimodrame, avec Arthur Byl, musique de Paul Vidal, 1900 Mais quelqu'un troubla la fête, un acte en vers, 1900 (Lire en ligne) Le Roi galant, comédie en 4 actes, en vers, avec Maurice Soulié, 1904 Le Talisman, drame en quatre actes et en vers, 1905 (Lire en ligne) Y a du bon !, scène militaire, 1905 Babouche, un acte en vers, avec Jacques Loria, 1906 Le Mendiant d'amour, opérette en 3 actes et 4 tableaux, avec Ernest Grenet-Dancourt, musique de Henri José, 1908 Émilienne aux Quat'z'Arts, pantomime ballet, avec Georges Courteline, 1913

Poésies et chansons Les Baisers perdus, A. Lemerre, 1886 (Lire en ligne) Chansons de la bataille, La Bataille, 1889 Mon moulin !, musique de Paul Vidal, 1889 Mon tarif !, musique de Félicien Vargues, 1896 Le Chien, musique de Charles Cuvillier, 1896 Les Loups blancs, musique de Cuvillier, 1896 Le Voyage !, mélodie pour mezzo-soprano, musique d'Aymé Kunc, 1899 Madrigal, pour baryton ou mezzo-soprano, poésie de Louis Marsolleau, musique de Henry Bour, 1903 Ophélie !, musique de Cuvillier, 1903 Moto-girl, air anglais pour chant et piano, musique de Rodolphe Berger, interprétée par Yvette Guilbert, 1904 Air de menuet, musique de Joseph Bablon, 1907 Le Joli Seau, chansonnette, paroles et musique, G. Ondet, 1910 Pépins et Trognons, P. Ollendorff, 1910 (Lire en ligne) Le Save, chœur à quatre voix d'hommes, avec épisodes, paroles de Louis Marsolleau et Henri Darsay, musique de Aymé Kunc, 1911 Th. Terestchenko. Gris dans le Ciel !, Rouart Lerolle, 1917 Poèmes de guerre, pour chant et piano, musique d'Adolphe Borchard, 1922

Bibliographie Anthologie des poètes français du siècle, Alphonse Lemerre éditeur, 1888, (Lire en ligne avec quelques poèmes sur Wikisource Robert Sabatier, Histoire de la poésie française du , vol. 2, 1977, Romain Rolland, Chantal Meyer-Plantureux, Le théâtre du peuple, 2003,

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