Marly (anciennement Marli) est un lieu-dit de Neder-Over-Heembeek (Bruxelles), sur la rive gauche du canal de Willebroeck, au sud de Ransbeek et à l'est du château de MeudonMarly, dans : Dictionnaire d'Histoire de Bruxelles, Collection Dictionnaires, Éditions Prosopon Bruxelles, 2013, http://www.heembeek-mutsaard-ingezoomd.be/magazine/201111201155_Scannen0006.pdf?bcsi_scan_992089a424b9f4bc=0&bcsi_scan_filename=201111201155_Scannen0006.pdf, mais connut différentes affectation au cours de son histoire.
Origine du nom et localisation Dans la seconde moitié du , différentes propriétés du quartier adoptent le nom de châteaux royaux des environs de Paris, synonyme d'un certain prestige : Meudon, Versailles, Marly.
Néanmoins, la propriété qui porta ce nom pour la première fois ne jouxtait pas le château de Meudon, mais se trouvait quelques centaines de mètres plus au nord, vers Heembeek. Les entreprises bâties sur le site de l'ancienne cokerie n'ont donc repris ce nom qu'improprementWim Van der Elst, De Budabrug, Uil&Spiegel, 2005, n° 6, p. 1-6, en particulier p. 4..
Sur le plan actuel de Bruxelles, on situe l'avenue du Marly et la petite rue du Marly: toutes les deux sont perpendiculaires à la chaussée de Vilvorde qui longe le canal de Willebroeck.
Histoire De la Schallien huys au Versailles ( - )
Du Moriaen au Marly L'auberge puis maison de plaisance De Moriaen (Le Maure, en néerlandais) prend le nom de Marly à la fin du Meganck , p. 40. et se trouve à l'origine des différents noms de lieu, de propriétés et d'entreprises qui portent ce nom.
Messire Adolphe Van Woonsel et sa femme vendirent l'auberge et sa brasserie attenante à Jean-Baptiste Meeûs-Touron le .
Résidence des Meeûs (1690-1832) Le Marly fut reconstruit au par les Meeûs, et embelli de jardins, de réservoirs, de jets d'eau et de bosquetsAlphonse Wauters, Histoire des environs de Bruxelles ou description historique des localités qui formaient autrefois l'ammannie de cette ville, vol. 2, Vanderauwera, 1855, p. 407..
Il reste dans la famille durant 142 ans puisqu'il ne sera vendu qu'en 1832Acte de vente publique n° 778 du notaire Annez, résidant à Bruxelles ; résultat non encore définitif de cette vente dans L'Indépendant du 18 septembre 1832. Dans une lettre de J. Vandermaelen, on peut lire que Louis Robyns de Schneidauer, deux lettres de J. Vandermaelen perdues dans l'Inventaire des Procès héraldiques de Louis Galesloot aux Archives générales du Royaume, Folklore brabançon, Tome XX, de 1940-1948.
Le prince Charles Joseph de Ligne y organisa deux grandes fêtes en l'honneur de la duchesse de Bouillon : la première, nautique, sur le canal, la seconde, le même soir, dix mille personnes se retrouvaient dans les jardins du Marly, en présence du duc Charles-Alexandre de LorraineLucien Perey, Charles de Lorraine et la cour de Bruxelles sous la régence de Marie-Thérèse, Calmann-Lévy, 1903. Elle utilise une phrase du manuscrit du prince qui sera publié à Paris par Félicien Leuridant en 1928 Fragments de l'Histoire de ma vie, Librairie Plon, 2 tomes.
Pierre-Joseph Meeûs était bourgmestre de Neder-Over-Heembeek en 1830 et participa activement aux événements liés à la Révolution belge. Il participa au combat du Marly, sous Vilvorde, le Achille Charpiny, Les combattants volontaires de 1830 devant l'Histoire, Imprimerie J. Ph Van Assche, Bruxelles, 1880, page 24.
Barrière 't Schipke (fin - 1932)
Huileries Cette entreprise a été radiée d'office de la Banque-Carrefour des entreprises le N° d'entreprise : 0403.059.051. Décision publiée au Moniteur belge le 25 octobre 2013 (lire en ligne.
Brasseries (v. 1921-1935) Officiellement établies chaussée de Vilvorde, n° 148. La brasserie s'installe sur le site du Marly en 1930. L'étang qui agrémentait les jardins fut asséché en 1960 et le dernier bâtiment appartenant à l'ancienne auberge fut détruit en 1971.
Cokerie (1930-1993) La cokerie du Marly est construite à partir de 1930 conjointement par la Société Belge de l'azote et des produits chimiques du Marly, la société Gazelec en la Société métallurgique Hainaut-Sambre. Elle est opérationnelle en 1932. Très polluante, elle est fermée en 1993. L'usine a été démantelée à partir de 2003 et le site, propriété du Port de Bruxelles, est depuis en voie d'assainissement.
Notes et références
Notes
Références Marc Meganck, Toponyme des environs de Bruxelles, Bruxelles Patrimoines, 2014, Lire en ligne. Alphonse Wauters, Histoire des environs de Bruxelles, éd., tome II, 1855, . Henri Liebrecht, Histoire du Théâtre français, Bruxelles 1923 Aimé Bernaerts et Roger Kervyn de Marcke ten Driessche, Les noms des rues à Bruxelles, Ed. De Visscher à Bruxelles, (1951), page 257. Meganck Marc, Guillaume Alain, Atlas du sous-sol archéologique de la Région bruxelloise. Vol. 23, Bruxelles, Neder-Over-Heembeek, 2011, (voir en ligne.
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