Jacques Gabriel Victor Allain, né le à Saumur, mort le à Passy (Seine), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire.

États de service

Il entre en service le , comme garde du roi dans le régiment des carabiniers de Monsieur, et il obtient son congé par grâce le . Le suivant, il entre dans la garde constitutionnelle du Roi, et il passe le , dans le bataillon de volontaires de Maine-et-Loire avec le grade de capitaine.

Il fait les campagnes de 1792 et 1793, à l’armée du Nord, et il est destitué en 1793, comme ex-garde du roi. Il sert en l’an II et en l’an III à l’armée de l’Ouest pour se soustraire à la persécution dont il est l’objet. Adjudant de la place d’Angers le , il passe comme capitaine le , dans la demi-brigade d’infanterie. Envoyé à l’armée de Sambre-et-Meuse, il y reçoit une armes d'honneur le , pour avoir conduit un convoi de munitions de guerre à la tête de 60 chasseurs à cheval à travers 4 bataillons insurgés qui s’opposent à son passage.

Le , il passe adjoint aux adjudants-généraux, et le suivant, il est attaché dans son grade au régiment de dragons. Le , il est appelé à remplir les fonctions d’aide de camp du général Lemoine, et il est nommé chef d’escadron le , au régiment de hussards.

Pendant les campagnes des ans VI et VII, il est employé à l’état-major général de l’armée d’Italie, puis de l’armée de Rome et de armée de Naples. Il se distingue à l’ le , où il fait prisonnier un colonel, ainsi qu’à la prise de Popoli, où à la tête d’une compagnie de grenadiers, il s’empare d’un poste retranché et enfin devant une des portes de L'Aquila, qu’il force nuitamment à la tête d’un détachement de dragons, et dont il se rend maitre.

Proposé en , pour le grade d’adjudant-commandant, les consuls ajournent la proposition à la première bataille. Appelé à l’armée de réserve, pour la campagne qui s’ouvre, il gagne son grade sur le champ de bataille de Marengo le , en passant entre le feu des deux armées pour rendre plus rapidement compte d’un mouvement que l’ennemi a fait sur la gauche. Le premier consul le nomme le suivant.

Mis en non activité à la réorganisation des états-majors, il est remis en fonction sur un rapport spécial du ministre, ordonné par Bonaparte le , attribuant la première place vacante d’adjudant-commandant au colonel Allain. Il passe en cette qualité le , à la division militaire, et il est mis en non activité le . Replacé dans l'armée active le , dans cette même division militaire, il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et officier de l’ordre le .

En l’an XIII, il quitte le département du Gard, où il commande en chef la force armée, pour se rendre à l’armée des côtes de l’Océan. Il fait la campagne de 1805 à la Grande Armée, et celle de 1806 à la division de grosse cavalerie, puis au corps d’armée. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le . Attaché à l’état-major du corps le , il fait la campagne de 1807 en Pologne avant de passer le de ma même année au corps d’observation de la Gironde.

En 1808, il est placé à l’état-major général de l’armée d’Espagne, et en 1809, à celui de l’armée d’Allemagne. En 1810, il est employé à l’armée de l'Intérieur, et il obtient sa retraite le . Il est fait chevalier de Saint-Louis le , et il est promu au grade honoraire de maréchal de camp le .

Il meurt le à Passy.

Dotation

Dotation de de rente annuelle sur le Monte Napoleone le .

Sources

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Catégorie:Général français de la Restauration Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire Catégorie:Naissance en janvier 1773 Catégorie:Naissance à Saumur Catégorie:Naissance en Anjou Catégorie:Décès en juillet 1852 Catégorie:Décès à Passy (Seine) Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1805 Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Décès à 79 ans Catégorie:Décès dans le département de la Seine