Le pensionnat des Frères des écoles chrétiennes à Passy est un pensionnat pour garçons des Frères des écoles chrétiennes actif entre 1839 et 1905, situé dans l'ancienne commune de Passy et l'actuel arrondissement de Paris.
Histoire
thumb|Excursion des Amicales de Passy et de Beauvais ; arrivée en gare de Froyennes du train de Paris, au début des années 1900. thumb|right|Sépulture des Frères au cimetière de Passy. En , les Frères des écoles chrétiennes ouvrirent un pensionnat au numéro 165 de la rue du Faubourg Saint-Martin, qu'ils déménagèrent le à Passy (à l'époque une commune aux abords de Paris), dans des locaux qu'ils avaient construits sur leur lot de terrains de l'ancien hôtel de Valentinois et peut-être des locaux de vestiges de l'hôtel qu'ils avaient préservésAnnuaire, page 91 ; Doniol, page 42., et qui se fit connaître sous le nom de « pensionnat des Frères des écoles chrétiennes à Passy ». Au cours des décennies qui suivirent, les Frères reconstruisirent certains des locaux et en agrandirent d'autres, à mesure du nombre croissant d'élèves, malgré une baisse de celui-ci pendant la révolution de 1848Annuaire, page 92. ; le pensionnat vint à longer, si ce n'est depuis le jour de son ouverture à Passy, tout le segment de l'actuelle rue Raynouard reliant l'actuelle rue Singer à l'actuelle rue des Vignes.
Le , le pensionnat (qui avait alors plus de 700 élèves) fut visité par le ministre de l'Éducation, Victor Duruy, qui adressa aux Frères « ses compliments les plus flatteurs sur la tenue et la direction du pensionnat »Enquête sur l'enseignement secondaire.. Une autre visite ministérielle fut organisée le de la même année,
Une loi du ayant interdit aux congrégations religieuses d'enseigner plus longtemps, les Frères déplacèrent leur pensionnat à Froyennes, en Belgique, en 1905Journal officiel; Houssain, page 163.. Ils vendirent approximativement les trois quarts de leurs bâtiments de PassyHoussain, page 164... L'avenue du Colonel-Bonnet fut ouverte sur ces terrains.
Une association de pères de famille investirent ceux qui ne furent pas vendus mais inutilisés afin de recréer une école, le « pensionnat de Passy », à laquelle l'archevêque Léon Adolphe Amette accorda une tutelle diocésaine en 1911 et qui devint par la suite Saint-Jean-de-Passy.
Personnalités liées Directeurs André Claparède
Professeurs Adrien LimagneLimagne, première de couverture.
Élèves Stéphane Mallarmé (entre le 6Colloque Mallarmé, page 41. ou le et Documents Stéphane Mallarmé, page 12.)
Notes
Références
Sources Annuaire administratif, industriel, statistique et commercial de Passy (1858). Enquête sur l'enseignement secondaire. Bouchot, Henri (1889). « Franklin à Passy ». Les lettres et les arts. Boussod, Valadon et cie. Colloque Mallarmé (1975). Nizet. Documents Stéphane Mallarmé (1968). Volume V. Nizet. Doniol, Auguste (1902). Histoire du arrondissement de Paris. Hachette et cie. Gibon, Fénelon (). « Encore la volatilisation d'un milliard ». Le Correspondant. Hillairet, Jacques (1963). Connaissance du vieux Paris : les villages. Gonthier. Houssain, Jacques (1992). « Marcel Jouhandeau et son pensionnat ». Analyses littéraires, témoignages, anecdotes. PULIM. Journal officiel de la République française (5 juillet 1911). Limagne, Adrien. Solfège-Manuel composé spécialement pour les cours de solfège. Volume I. Prévot, André (1964). L'enseignement technique chez les Frères des écoles chrétiennes au . Ligel. Schaeper, Thomas J. (1995). France and America in the Revolutionary Era: the Life of Jacques-Donatien Leray de Chaumont (1725-1803). Fonds d'archives du pensionnat de Passy, Archives lasalliennes, 2006. Collectif, Saint-Jean de Passy, depuis 1839, Perles d'Histoire, 2019, 175 p. Jacques Houssain, Saint-Jean de Passy, cent cinquante ans de traditions'', Evreux, 1986, 374 p.
Catégorie:16e arrondissement de Paris Catégorie:Établissement des Frères des écoles chrétiennes en France Catégorie:Pensionnat Catégorie:Internat français