La cité Jeanne-d'Arc, aujourd'hui disparue, était un groupe d'immeubles collectifs situé dans le quartier de la Gare dans le de Paris.

Situation Ce grand ensemble constitué d'immeubles collectifs et de ruelles avec entrée sous arcade était perpendiculaire à la rue Jeanne-d'Arc, On lit également du ., et constitué de trois bâtiments collectifs de six étages. L'arrière de cet ensemble donnait sur les de la rue Nationale.

Historique Ce grand ensemble, propriété de l'Assistance publique, est construit entre 1869 et 1872 par monsieur Thuilleux, propriétaire des terrains« La cité Jeanne-d'Arc et ses “vrais prolétaires” », www.persee.fr, (consulté le 5 février 2019).Monsieur Thuilleux donnera son nom au passage Thuilleux., dans un quartier où l'industrialisation est rapide en raison de la proximité de la gare d'Austerlitz, d'entrepôts divers, de la raffinerie Say, des usines automobiles Panhard-Levassor et Delahaye, des chocolats Lombart, etc.« L'habitat social dans le entre 1880 et 1930 », paris-butteauxcailles.eklablog.com (consulté le 5 février 2019)..

Composé de 860 logements, sans confort, qui abritent plus de , dont une grande part de miséreux, chômeurs, ouvriers peu qualifiés, femmes seules et délinquants, cet ensemble devient rapidement un ghetto insalubre « Histoire et histoires du », 13envues.canalblog.com (consulté le 5 février 2019)..

En 1877, une épidémie de variole est signalée dans la cité. Le docteur Octave Fleury du Mesnil mandé par la Commission des logements insalubres de la ville de Paris conclut que la propagation de cette épidémie est due à l’accumulation d'une forte population sur un espace restreint et préconise des travaux afin d'y remédier.

Envisagé en 1911, un projet de démolition est finalement abandonné puis prévu en 1914, mais il est reporté en raison du début de la Première Guerre mondiale.

En 1924, l'Assistance publique cède à une société privée la cité qui se trouve comprise dans l'îlot insalubre .

Un peu avant 1931, la démolition est décidée et les locataires sont invités à partir, en contrepartie d'une indemnité. Cependant, au départ des locataires en titre, les logements continuent à être habités par des individus qui prennent possession des logements et s'y installentRepris de justice et clochards en particulier.« Sous la protection de la police, des ouvriers ont entrepris la démolition de la trop fameuse cité Jeanne-d'Arc », www.paris-treizieme.fr (consulté le 5 février 2019)..

Devenue un foyer de révolte, d'insalubrité et de délinquance, la cité Jeanne-d'Arc est en proie à la répression de la police, les et, surtout, où les habitants dressent deux barricades (avec le soutien du député André Marty), l’une rue Nationale, l’autre rue Jeanne d'Arc qu'ils dépavent, afin de protester contre les expulsions, le délabrement des appartements et leurs conditions sanitaires épouvantablesDimitri Manessis, « Alfortville 1934 : un exemple d'autodéfense ouvrière », anrpaprika.hypotheses.org (consulté le 5 février 2019).« Dans l'ombre de la cité Jeanne-d'Arc », www.paris-treizieme.fr (consulté le 5 février 2019)..

La cité est condamnée à la démolition en 1938 et les travaux sont déjà commencés en 1939« Paris : de Wroblewski à la Nueve », www.alain-rustenholz.net (consulté le 5 février 2019).. La rue du Docteur-Victor-Hutinel a été ouverte sur son emplacement.

Description de la cité en 1911 vignette|Panneau Histoire de Paris rappelant l'histoire de la cité.

Notes et références

Annexes Articles connexes Cité Napoléon Cité Doré Cité des Kroumirs Cité ouvrière Habitation à bon marché Historique du logement social en France

Catégorie:13e arrondissement de Paris Catégorie:Architecture et urbanisme à Paris Catégorie:Paris au XIXe siècle Catégorie:Paris au XXe siècle Catégorie:Urbanisme à Paris Catégorie:Nommé d'après Jeanne d'Arc