L'église Sant'Urbano alla Caffarella est située au sein du parc de la Caffarella, au sud-est de Rome. C'était à l'origine un temple romain. Au , la structure a été modifiée et consacrée comme église. Elle a été largement modifiée au .

Histoire L'origine de la construction sur le site d'un temple païen, ou peut-être un tombeau, remonte à l'an 160. On pense que le temple était dédié à Cérès et à Faustine, femme d'Antonin le Pieux, bien que l'un des premiers historiens, Pompilio Totti, ait estimé qu'il était dédié à Bacchus Kirstin Noreen. Sant’Urbano alla Caffarella, Rome: Reconstruction of an ancient memorial. Memoirs of the American Academy in Rome, Vol. 47, 2002. Le site se trouve sur un terrain faisant autrefois partie de la Triopio, un domaine possédé par Hérode Atticus, sénateur romain d'origine grecque, et sa femme Aspasia Annia Regilla. Il est admis que le temple lui a été consacré par son mari après sa mort Comune di Roma.

L'église a été aménagée sur le temple au et dédiée à saint Urbain, pape de 222 à 230. Des fresques ont été ajoutées à l'intérieur au . Souvent abandonnée, l'église a finalement été restaurée par le pape Urbain VIII et son neveu le cardinal Francesco Barberini, à partir de 1634. Le cardinal Francesco Maria del Monte a été enterré à cet endroit. Les colonnes de la façade sont en marbre acheté de Grèce par Hérode Atticus Parco Regionale Appia Antica: Guide ai servizi delle aree naturali protette del Lazio. Elles faisaient à l'origine partie d'un portique, mais des murs entre les colonnes ont été ajoutés pendant les travaux de rénovation afin d'assurer la stabilité du bâtiment.

Même après la rénovation, l’éloignement de l'église faisait qu'elle était l'objet d'actes de vandalisme et a finalement été abandonnée. En 1962, elle a même été annexée par le propriétaire de la propriété voisine. Le bâtiment a été acquis par la ville de Rome en 2002 et donné au diocèse de Rome, il sert aujourd'hui de presbytère au sein de la paroisse de Saint-Sébastien-hors-les-Murs et a fait l'objet d'une restauration en 2010-2011. Ouvert au public uniquement le dimanche matin avant la restauration, il était encore fermé au public à la fin de 2015, à l'exception d'occasionnelles visites guidées.

Architecture

L'édifice romain, composé d'un pronaos et d'une cella accessible par un escalier extérieur, est encore entièrement visible, à l'exception de cet escalier, désormais enfoui. Le pronaos, comme mentionné précédemment, fut entouré de murs en 1634 ; ceux-ci intègrent quatre colonnes et l'architrave en marbre pentélique, provenant de Grèce. Les murs restants et la partie supérieure de la façade sont en briques du .

On accède à l'église par une petite porte d'entrée. La première pièce que l'on découvre est l'ancien portique, transformé ces dernières décennies en logement du gardien. De là, on pénètre dans la nef intérieure du temple, aujourd'hui salle liturgique rectangulaire. Les murs sont divisés en trois bandes horizontales, séparées de la voûte par une frise en stuc représentant des armes, des armures et des boucliers.

thumb|upright=1.2|Fresque intérieure, montrant la crucifixion de saint Urbain.

La partie centrale conserve un cycle de fresques du , mais remaniées lors de la restauration menée par le cardinal Francesco Barberini en 1634. Elles représentent une série de illustrant des scènes de la vie de Jésus, de saint Urbain, de sainte Cécile et d'autres saints. Au pied de la représentation de la Crucifixion figurent la date et la signature de l'auteur du cycle, un certain frère Bonizzo, en 1011.

Le toit du bâtiment est voûté en berceau. De tous les stucs qui ornaient autrefois ses surfaces, seul le panneau central subsiste aujourd'hui, représentant l'apothéose d'Anna Regilla.

Un petit escalier donne accès à la crypte, construite au Moyen Âge pour conserver les reliques des saints. Dans une niche se trouvent les vestiges d'une fresque représentant une Vierge à l'Enfant entre saint Jean et saint Urbain, datant d'avant l'an 1000.

Notes et références

Catégorie:Rome Q. XX Ardeatino Urbano Rome