Philippe-Auguste Cattelain, né le à Paris et mort le dans la même ville, est un portraitiste, caricaturiste, graveur et membre de la Commune de Paris durant laquelle il est nommé chef de la Sûreté.
Biographie Cattelain naît le au à Paris dans une famille modeste originaire de Walincourt et dont les racines sont protestantesPhilippe-Auguste Cattelain sur le site Hugenots.picards.free.fr.. À dix ans, il perd ses parents et est recueilli par une famille qui a déjà sept enfants.
Doué pour le dessin, il doit gagner sa vie et, dès , travaille dans différents secteurs, dont l'imprimerie. Il devance l'appel et s'engage ensuite pour sept ans dans l'armée de 1859 à 1866, il en sort avec le grade de sergent.
De retour à Paris, il met à profit son don pour le dessin et ses premières caricatures paraissent en couverture du journal satirique Le Hanneton de à . Il fréquente Jules Vallès et Jules Jouy et il se lie d'amitié avec le célèbre caricaturiste André Gill qui, en 1883, écrira un livre de souvenir, Vingt années de Paris, dans lequel il évoque son ami Agricol, surnom que Jules Vallès avait donné à CattelainAndré Gill, Vingt années de Paris, préface d'Alphonse Daudet, édition C. Marpon et E. Flammarion, Paris, 1883 (lire en ligne)..
La Commune de Paris vignette|Caricature de Jacques Offenbach pour Le Hanneton, 1867.
Il est engagé comme franc-tireur volontaire dans la guerre franco-prussienne de 1870 où il contracte la variole, et dira Toutes les citations de Cattelain sont tirées de ses Mémoires de chef de la Sûreté de la Commune (lire en ligne) qui paraîtront d’abord en feuilleton avec des illustrations d’André Gill dans un journal montmartrois, Le Chat noir, du 31 mai au 4 octobre 1884, puis en volume en 1900, chez Félix Juven, après la mort de Cattelain.. Il rentre à Paris alors qu'éclate l'insurrection de la Commune. Son ami Raoul Rigault lui propose un poste parmi les communards : il devient chef de la Sûreté et prend sa fonction très au sérieux :
Il veut mettre en place de nombreuses idées innovantes, comme la diffusion de photos des personnes recherchées, l'organisation de comités de quartiers pour assurer la sécurité ou l'ouverture d'un asile de vieillards qui s'occuperaient des orphelins. Mais le temps lui manque et le , il fait publier dans tous les journaux une lettre pour organiser les secours aux victimes de cette guerre : Selon Michèle Fontana, il fut Durant cette période d'intense activité il met de côté ses activités de caricaturiste.
Après la Commune À la chute de la Commune, il se cache quelque temps, mais le , il décide de se rendre afin d'éviter que des représailles ne soient exercées sur sa femme. Il est jugé et condamné à trois ans de prison pour « usurpation de fonctions publiques ». Il reprend ensuite son activité artistique pour gagner quelque argent. Le il est libéré et chaleureusement accueilli par sa femme et ses amis. Il se rend alors en Angleterre où il fréquente les communards exilés et ne rentre en France qu’en 1882. Il exerce à nouveau son métier de graveur et en 1888, participe au Salon où il expose deux séries d’eaux-fortes et pointes sèches classiques d’une bonne qualité, une suite de quinze pièces sous le n°5082 du livret et une suite de cinq pièces sous le n° 5083. Mais sa santé décline et il meurt dans la misère au n°166 de la rue Marcadet à Paris le à l’âge de 55 ans.
Ouvrages illustrés Costanzo Beschi, Aventures du gourou Paramarta, conte drôlatique indien, traduction de l'abbé Dubois (1826), préfacé par Francisque Sarcey, orné de 21 eaux-fortes de Bernay et Cattelain, Paris, A. Barraud, 1877.
Notes et références
Liens externes
Philippe-Auguste Cattelain, sur Huguenots-Picards.
Catégorie:Naissance en février 1838 Catégorie:Naissance dans l'ancien 2e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en septembre 1893 Catégorie:Décès dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 55 ans Catégorie:Caricaturiste français du XIXe siècle Catégorie:Graveur français du XIXe siècle Catégorie:Aquafortiste français du XIXe siècle Catégorie:Personnalité de la Commune de Paris