thumb|x200px|Le Sea-Watch 2 à Hambourg en 2016.
Sea-Watch est une ONG allemande qui participe au sauvetage des migrants en détresse en Méditerranée, en particulier en affrétant des navires à cet effet. En , le Sea-Watch 3 est le seul navire humanitaire au large de la Libye.
Les navires Le Sea-Watch est un ancien navire de pêche, acquis en 2015, utilisé comme bateau de sauvetage en Méditerranée jusqu'à son transfert à l'association.
Le Sea-Watch 2 est un ancien navire de recherche sur la pêche, utilisé pour des opérations de sauvetage de 14 jours entre la côte libyenne et l'île de Malte dans le sillage du Sea-Watch entre 2016 et 2017, puis vendu à l'association Lifeline.
Le Sea-Watch 3 était auparavant exploité par l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières.
2017 Le , les marins du navire arrivent à secourir cinquante-huit personnes au cours d'une opération partiellement empêchée par la marine libyenne, pendant laquelle vingt migrants se noient. Des images vidéo démontrant la responsabilité des gardes-côtes libyens sont utilisées pour une action en justice contre l’Italie auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.
Le navire reprend la mer en , après avoir été bloqué à Malte entre juillet et octobre.
2019 Début , le Sea-Watch 3 transporte une trentaine de rescapés mais ne peut accoster ni à Malte ni en Italie, ni en Espagne. Le , la France, l'Allemagne et les Pays Bas proposent d'accueillir une partie des 49 migrants bloqués au large de Malte . Selon Mina Andreeva, porte-parole adjointe de la Commission européenne, il faut « plus de solidarité » et des « solutions prévisibles et durables pour le débarquement et la relocalisation en Méditerranée », citant le commissaire chargé des Migrations, Dimitris Avramopoulos.
Deux semaines après le sauvetage, 49 migrants sont toujours bloqués au large de Malte sur le Sea-Watch 3 et le Sea-Eye, malgré l'appel du pape François. Le mercredi , ils peuvent enfin débarquer à Malte, après qu'un accord a été trouvé pour les répartir dans huit autres pays européens. Fin janvier, alors que le bateau transporte 47 migrants dont l'Italie refuse le débarquement, le gouvernement italien se retourne contre le gouvernement hollandais et Sea-Watch saisit la Cour européenne des droits de l’homme. Le , l’Italie, l’Allemagne, la France, Malte, le Portugal et la Roumanie et le Luxembourg s'accordent sur la répartition des 47 migrants secourus le par le Sea-Watch 3. Matteo Salvini demande sa mise sous séquestre, mais le navire amarré à Catane pour débarquer les réfugiés est bloqué par l'armée italienne en raison d'une ; l'ONG dénonce une pression politique. Le , 62 migrants secourus le par le navire Alan-Kurdi (qui prend le nom du Syrien de trois ans retrouvé noyé sur une plage turque) sont débarqués à Malte, et répartis entre l'Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg. Le dimanche , la saisie du navire SeaWatch 3 par la police italienne entraîne le débarquement à Lampedusa de 47 migrants recueillis le , provoquant la colère de Matteo Salvini qui s'opposait au débarquement.
En , le navire est à nouveau bloqué avec 53 migrants à bord, secourus le au large de la Libye. L'Italie n'accepte le débarquement que de 11 personnes particulièrement vulnérables; la situation se tend le 25 lorsque la capitaine du navire menace d'accoster à Lampedusa malgré l'interdiction, puis entre dans les eaux territoriales italiennes, selon l'ONG . Dans son éditorial, Le Monde estime que la capitaine Carola Rackete ne fait que . Dans une tribune, 700 personnalités prennent la défense des réfugiés, s'opposant à Matteo Salvini. Selon un sondage publié dans le quotidien italien conservateur Il Giornale, 61 % des Italiens sont contre le fait que le Sea Watch accoste au port de Lampedusa Sea Watch a Lampedusa: ma il 61% degli italiani non vuole che attracchi, ilgiornale.it, 27 juin 2019. Le navire est placé sous séquestre après avoir accosté dans la nuit du 28 au , et Carola Rackete est arrêtée pour aide à l’immigration clandestine puis libérée par la justice italienne . La France propose d'accueillir 10 des réfugiés, et Martine Aubry annonce que Lille est volontaire, comme déjà en pour 42 personnes sauvées par l'Aquarius de SOS Méditerranée. Bloqué pendant plus de cinq mois, le navire est relâché le , la justice italienne n'ayant trouvé aucun fondement juridique pouvant justifier sa mise sous séquestre.
Le Sea-Watch 3 est à nouveau immobilisé en , dans un port sicilien d’Augusta où il avait fait débarquer 363 migrants le .
2020 Le , Médecins sans frontières et Sea-Watch s'allient pour reprendre les sauvetages en Méditerranée, à bord d’un nouveau navire, le Sea-Watch 4, acheté grâce au soutien de United 4 Rescue, une organisation citoyenne protestante allemande. Le navire est bloqué par l'Italie en alors qu'il s’apprêtait à aller porter secours en mer; la raison invoquée est que le nombre de gilets de sauvetage contenus sur le bateau est insuffisant, ce que l'association interprète comme .
2021 Les navires Sea-Watch 3 et Sea-Watch 4 sont bloqués en mars par les garde-côtes au port sicilien d’Augusta sous prétexte de problèmes de sécurité, et à Palerme pendant six mois jusqu’en mars, , respectivement.
2026 Le parquet italien ouvre une enquête pour complicité d’immigration clandestine aggravée contre le capitaine du Sea-Watch 5, à la suite d’une série de sauvetages en mai en mer Méditerranée. Selon Le Figaro, des vidéos aérienne entre les mains de la justice italienne pourraient confirmer les accusations de « collusion » entre l'ONG allemande et des réseaux de passeursEdouard de Mareschal et Xavier Pennec, Sauvetage ou collusion avec les passeurs ? Les images inédites d’un bateau de l’ONG Sea-Watch filmé au contact d’un canot de migrants en Méditerranée, lefigaro.fr, 16 juillet 2026.
Distinctions thumb|Autocollants de la Sea-Watch et de sa campagne Defend solidarity. La maire de Paris Anne Hidalgo propose de remettre la médaille Grand Vermeil, la plus haute distinction de la Ville de Paris, aux deux capitaines du Sea-Watch 3, Carola Rackete et Pia Klemp, pour réaffirmer son . Carola Rackete et Pia Klemp refusent toutes deux cette décoration, dénonçant l'hypocrisie de la situation.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Naufrages en Méditerranée : 3 octobre 2013, 12 avril 2015 et 19 avril 2015 Opération Mare Nostrum SOS Méditerranée Carola Rackete
Liens externes
Position actuelle du Sea-Watch3, sur vesselfinder.com. Position actuelle de lAlan Kurdi
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